Petite brise sibérienne ?

| Billet invité | L’Europe s’apprête à partir en vacances, tongs aux pieds, sombrero sur la tête. C’est bien. Les vacances sont nécessaires si l’on souhaite entendre les cigales. A en croire la bourse, nous passerons un bel été, idéal, reposant. Elle monte. Elle anticipe toujours une action des banques centrales. Elle est rassurée par le vote des Grecs le week-end dernier. La catastrophe a été évitée semble-t-il. Mais qu’en est-il vraiment ?

1. La situation de l’Europe ne s’améliore guère. Au contraire, elle empire. Les États continuent de s’endetter, d’heure en heure. Aucun État digne de ce nom ne présente un budget équilibré.
2. Les Grecs n’ont pas sombré, mais rien n’est réglé non plus. Leur dette subsiste, toujours aussi écrasante, et il n’existe aucun plan sur la table qui résoudrait comme par magie leur inefficacité, ceci en termes de perception de l’impôt. Et puis il y a toujours le chômage…
3. L’Espagne tente encore de bomber le torse et d’adopter une attitude fière malgré le plan encore bien flou sensé secourir ses banques. A quand le bailout total ? Ce n’est qu’une question de temps. L’Espagne continue de payer plus de 7% sur ses emprunts à 10 ans. Ah oui, il y a aussi le chômage…
4. L’Italie tremble sur ses bases. C’est le pays suivant qui subira les foudres des marchés. Tout n’est qu’une question de temps. Ensuite il y a aura la France…
5. Et puis il y a encore le Portugal, Chypre, l’Irlande…
6. Le miracle peut venir d’une action des banques centrales semble-t-il. Les bourses semblent croire à cela. Mieux vaut immédiatement s’asseoir au bord de sa piscine et siroter une bonne bière. Nous avons déjà vu que plus les banques centrales interviennent, plus le problème se creuse, plus on repousse l’inévitable. Les banques centrales ne peuvent régler le problème de l’endettement, ni celui du chômage, ni celui des budgets brinquebalants. En clair, actuellement, elles ne sont d’aucune utilité.

Je suis chanceux car je ne dispose pas de vacances cet été. A l’abri dans mon bureau, peut-être serai-je moins exposé à la soudaine levée d’une refroidissante brise sibérienne. Car oui, ce qui se passe actuellement sur les marchés n’est que du vent !

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