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On ne retirera pas la perf !

La tronche des indices indique beaucoup et peu de choses à la fois. Depuis quelques semaines on se tâte, même si les indices battent record sur record aux States, bien qu’homéopathiques je vous l’accorde. Powell nous bassine depuis des mois qu’il se pourrait peut-être qu’il se décide à laisser le marché voler de ses propres ailes en réduisant ses rachats d’actifs. Car pour faire simple, le déficit des Etats-Unis, l’émission de dette, c’est la FED qui le finance en faisant tourner la planche à billets. Si Powell devait décider de moins pédaler ça pourrait devenir très vite assez rigolo. Qui souhaite véritablement posséder la dette d’un pays qu’il ne remboursera jamais autrement qu’en empruntant ?

Il existe actuellement tout un tas de signes qui me font dire qu’on ne va pas vers le beau. Ports arrêtés, livraisons de marchandises retardées, hausse du prix de nombreuses matières premières et bien entendu COVID. Ce qui est dingue en ce moment c’est que l’on s’en fiche complètement. On est même content que l’économie n’aille pas si bien et je soupçonnerais presque une main invisible d’œuvrer dans ce sens. Le message caché à Powell pourrait être: « Continue d’imprimer et ne monte surtout pas tes taux sinon on est foutu ».

De l’autre côté de la planète on se demande également qu’elles seront les véritables conséquences des politiques menées par la Chine, qui toussote économiquement parlant. Pas une semaine ne se passe sans qu’on ne lise que des restrictions – très populaires – ne soient dictées toujours aussi démocratiquement. En clair, le grand chef du village a décidé que c’est lui qui décide qui fait quoi, qui gagne combien, qui ouvre et qui ferme un business. On verra ce que cela donne d’ici à quelque temps mais là tout de suite ça fait moyennement envie d’aller ouvrir une boîte là-bas sachant qu’on peut vous la fermer à tout moment ou vous faire changer l’affection choisie. Tout cela toujours sous la forme d’une simple incitation… avec un flingue sur la tempe ou la promesse d’un long séjour thérapeutique au fond d’une mine afin de mieux réfléchir.

Ma conviction profonde est que tout ce tapage autour des politiques monétaires n’est que poudre aux yeux et qu’elle sert juste à offrir du job aux journalistes qui sans cela n’auraient rien à écrire. La reprise économique dynamique constatée ces derniers mois appartient à l’Histoire car tout est en train de se calmer. Powell n’aura d’autre choix que de continuer à faire la sieste en appuyant sur « Cruise » pour activer le tempomat. Les prochains chiffres refléteront une activité qui pétouille avec des boîtes qui peineront à honorer la demande. Ponzi a encore de beaux jours devant lui.

Parti tout là-haut le pèze… Hasta pronto

Vous ne le savez peut-être pas mais je suis un as en informatique. Je suis encore un Dieu vivant pour ce qui est d’essayer toutes sortes de placements nés de l’imagination des hommes. J’ai tant de pèze à claquer que j’adore me prendre des volées, ou entendre roucouler autour de moi quand on veut me faire l’honneur de me comparer à un de ces stupides volatiles…

Alors perso tout seul, de tout ce qui est de « truccoin », ou « shitcoin », ou « blockchain », je n’y comprends absolument rien je dois être bien trop bête pour cela. M’enfin comme dirait Lagaffe, faut vivre avec son temps pas vrai ? Reste que cette nuit, une boîte spécialisée dans le transfert de cryptos qui s’appelle Poly Network (moi non plus je n’avais jamais entendu parler de cette boîte) s’est fait piquer 600 millions de dollars par des pirates. Alors 600 millions, ça fait pas mal de fric vu que ces « shitcoins » ont bien été achetés avec de l’argent réel. Lire la suite →

Un seul mot: INDESTRUCTIBLE !

Tout le monde en parle. Et lorsque tout le monde en parle le doute n’existe plus. On a beau avoir le COVID qui continue de prendre de l’ampleur, on a beau avoir une planète soit brûlée ou inondée, absolument rien n’y fait. Les marchés continuent leur marche en avant avec à peu près autant de visibilité que lorsque vous vous trouvez en montagne au milieu d’une tempête de neige. Ce marché m’épate tout simplement. Et pourtant tout est à faire peur. La Chine est en train de s’enrhumer, avec des usines qui ne fonctionnent plus, avec des goulets d’étranglement dans les ports, avec des marchandises qui n’arrivent plus, avec des constructeurs automobiles qui ne parviennent pas à honorer la demande. On s’en fiche complètement. Les marchés continuent de monter.

Autres signe qui ne trompe pas: les délais de livraison. Par le passé, à l’heure des surchauffes chez les horlogers, les délais pour obtenir des composants devenaient complètement ubuesques. C’était le signe avant-coureur qu’un retournement de tendance s’annonçait. Aujourd’hui ? Ce sont les marchands de vélos qui expérimentent à leur niveau ce phénomène. Si vous commandez un vélo aujourd’hui, le délai de livraison est prévu pour décembre 2023. Pas 2022. 2023. Autant dire que personne ne sait quoi que ce soit et qu’on insère une date tirée au hasard pour que ça fasse plus pro. Lire la suite →

Ça fait combien 28’000 milliards au juste ?

Je suis heureux parfois de retrouver un événement notoire qui date d’avant ma naissance. Ça me fait me sentir moins vieux tout en me disant en même temps que ça n’a aucun rapport. La connerie humaine ne vieillit jamais. Elle ne souffre d’aucun virus, d’aucun médicament, ni même de thérapie venue de l’au-delà. En parcourant les journaux j’apprends que depuis 1960 le plafond de la dette américaine a déjà été relevé à 78 reprises. Pourquoi cet article ? Car les Etats-Unis sont littéralement en cessation de paiement. Ils le seront si ces messieurs du Congrès ne se décident pas d’ici à quelques semaines à relever le plafond de la dette.

Concrètement, cela veut dire que depuis plus de 60 ans, les Etats-Unis fonctionnent en payant leurs factures au moyen de l’émission de dette. Cela veut dire que depuis 1960 les politiques américains décident courageusement de vivre à crédit, tout en laissant aux suivants « l’opportunité » de régler le problème. En politique budgétaire, comme je l’ai appris à l’école, on applique généralement le mécanisme de relever le plafond de la dette quand un pays vit une crise économique. L’argent emprunté est ensuite injecté dans le système, principalement en lançant de coûteux programmes d’investissements liés aux infrastructures. La crise actuelle ? Elle se prénomme Covid (et demain matières premières). Ensuite, une fois la crise passée – donc quand le virus aura décidé de cesser de muter, si cela cesse un jour – on est censé rembourser la dette avec les bénéfices encaissés lorsque l’économie tourne à nouveau à plein régime. Sauf que là, la dette, on n’aime en principe jamais la rembourser, sauf en Suisse ou en Allemagne par exemple. Mais surtout pas aux Etats-Unis où tout a été créé pour vivre avec ce que l’on n’a pas. Si si, ça se transmet de père en fils depuis des générations ce genre d’héritage. Lire la suite →

Tout est pourri mais ça continue de monter

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai peur. Lorsque j’observe ces marchés qui sont complètement fous, boostés par toutes sortes de drogues, avec des profits d’entreprises qui dépassent l’entendement, je me dis que je devrais être content, que l’avenir s’annonce beau et rose de manière permanente. J’insiste sur le mot « permanent ». Car je ne vois toujours pas ce qui pourrait faire dérailler cette machine infernale. Les cours sont dopés par l’émission de dette qui ne cesse d’augmenter car elle est gratuite. En fait comme au Monopoly. Celui qui détient la banque et qui n’a pas l’intention de respecter les règles fait comme il veut et arrose de billets tous ceux qui en veulent. Il n’y a donc plus besoin d’attendre que la partie ait duré trois heures pour qu’enfin on puisse se payer les deux cases en bleu foncé. On peut les acheter tout de suite. Faut juste tomber dessus avant les autres…

D’un autre côté il y a tout un tas de petits signes qui puent. Je dis ça je dis rien. Tout un tas de petits signes qu’on ne veut pas encore voir. Par exemple les semi-conducteurs qui peinent à sortir des usines. Je corrige. Qui peinent à être acheminés aveuglément à n’importe qui – lisez les Américains et Européens. Les autos se vendent, mais pas bien. L’industrie française est particulièrement touchée contrairement à d’autres constructeurs. Il y a aussi tout un tas de scientifiques qui osent – oh sacrilège – avertir gentiment le monde en disant: « Avec vos voitures électriques non seulement vous aurez toujours plus de problèmes à obtenir des puces (la fabrication est centralisée en Asie et vous pouvez compter sur eux pour qu’ils choisissent de privilégier leur propre marché indigène, surtout si ça affaiblit la concurrence) mais en plus dès 2023 cela deviendra très compliqué de fournir des batteries ». En cause les terres rares, qui seront bientôt renommées « terres très très rares ». Je lis que VW construit des immenses usines en Allemagne pour produire des batteries comme tant d’autres constructeurs. Ça tombe bien car il y a toujours Amazon ou Zalando qui recherchent des locaux de stockage. Lire la suite →