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Gravitikea !

« I’m spinning ! »
« Stop spinning ! »

Comme un parfum de printemps…

Bonjour, nous sommes vendredi…!

Brefle, on se sent un peu moins seul dans les frémissements du grand tournant…
N’y aurait-il pas comme un petit parfum de printemps…?

Merci Paul et à très bientôt…

Initiative Minder, miracle de la démocratie directe

initiative minder

Ce dimanche 3 mars, le peuple suisse a très largement approuvé l’initiative Minder visant à limiter les rémunérations abusives pratiquées par les entreprises du SMI. Miracle de la démocratie directe et obstination héroïque d’un homme, Thomas Minder, qui permet à la Suisse d’enfin jouer les pionniers.

Si l’acceptation de ce texte ne va pas moraliser subitement les pratiques éhontées de nos top managers, ce oui puissant prouve toutefois le fossé abyssal qui s’est creusé entre les milieux économiques et le bon peuple qui travaille. Ce oui représente une victoire populaire historique et résonne comme un sérieux avertissement à l’establishment aussi bien financier que politique. Merci encore à UBS, Daniel Vasella et Economie Suisse pour leur aide précieuse à l’acceptation de cette initiative.

Après Beppe Grillo en Italie, c’est maintenant la Suisse qui nous démontre qu’il est impossible de résister longtemps aux forces de l’indignation collective.

Sera-t-il dit un jour que c’est véritablement en Suisse que s’est amorcé le Grand Tournant ? Paul Jorion

 

Non au traité budgétaire européen !

Tribune publié dans le Monde par un collectif de plus de 120 économistes*, le 2 octobre

Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l’aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.

La crise s’explique également par l’absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l’emploi, des services publics et des activités productives. Elle est entretenue par la Banque centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques privées, et exige à présent une « stricte conditionnalité » d’austérité des Etats lorsqu’il s’agit de jouer le rôle de « prêteur en dernier ressort ». En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal Reserve américaine. Enfin, la crise est renforcée par l’extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB.

Lire la suite de la tribune «Non au traité budgétaire européen» sur le site du Monde

* Cette tribune est cosignée par plus de 120 économistes, dont Dominique Taddéi, Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Paul Jorion, André Orléan, Jean Gadrey, Jean-Marie Harribey, Bernard Friot, Dominique Plihon, Guillaume Etievant et Jacques Rigaudiat.

C’est plus grave que ce qu’on vous dit…

« C’est plus grave que ce qu’on vous dit… mais on peut s’en sortir » est un petit livre de Pierre Larrouturou dont le but est de provoquer un sursaut en disant la gravité de la crise et en proposant des mesures pour sortir de la confusion. Crise sociale, crise financière, crise écologique, crise démocratique… dans tous ces domaines nos sociétés approchent d’un point de rupture, d’un point de non retour. Après trente ans de laisser-faire, après cinq ans de crise financière, nous arrivons à un moment crucial !

Pierre Larrouturou est l’un des rares économistes à avoir annoncé la crise financière et prévu la rechute de 2012 quand beaucoup affirmaient que le plus dur était passé. Il nous explique que :

«Plutôt que de s’attaquer aux racines de la crise, plutôt que de changer radicalement un système économique que tous disaient vouloir transformer de fond en comble, nos dirigeants ont continué la fuite en avant, en remplaçant la «transfusion» de dette privée par un transfusion de dette publique. Mais jusqu’à quand cette fuite en avant est-elle possible? »

Laroutourou nous montre qu’une autre politique est possible en mettant en débat 15 mesures d’urgence que le prochain président français devrait mettre en oeuvre dès les premières semaines de son mandat s’il ne veut pas se faire papandreouiser. Lire la suite →