On va tous mourir ou quoi ?

Je ne sais même pourquoi je prends encore la peine d’écrire encore, de plus en plus rarement, car c’est toujours la même chose. Les marchés sont scotchés tout en haut de l’échelle et comme depuis 2-3 ans, elle vacille, mais ne tombe pas. Il y a toujours un con en bas de l’échelle qui, à un moment donné, trouve un pote pour l’aider à la redresser. Mais on ne monte presque plus. Le baril est aussi vivace qu’une chenille. L’or se prend pour la Reine. Les monnaies ne foutent rien et le Bitcoin – qui se souvient encore de ce truc que personne ne comprend ? – peine à ne pas s’effondrer davantage. On se réjouit de Libra. Je sais c’est différent car il y aura des régulateurs qui sont en plein travail. Ça promet. Pas sûr que le système tolère qu’on se passe des banques un jour.

Les deux cinglés qui font le plus parler d’eux, les frères jumeaux aux cheveux oranges, s’arrangent pour occuper les journalistes. Devenir journaliste est vraiment devenu un métier has been puisqu’on ne peut bientôt plus rien parler d’autre que de ces deux abrutis. Un dit cela, l’autre fait ceci, un se contredit, l’autre aboie puis embrasse. Comme dirait l’autre à la fin d’une longue séance au bureau qui s’éternise, après s’être longuement endormi et qu’il faut décider quelque chose, on se réveille pour le vote et on dit: « on fait comme on a dit ». Et personne ne sait ce qu’on a décidé.

Je crois qu’il n’y a déjà plus rien à dire. Ça va secouer au CS ces prochains temps et je ne m’étonnerais pas que la presse, plutôt que de savoir ce que va faire Rohner avec les abrutis qui ont fliqué leur futur ex banquier star, préfère relater la problématique des deux arbres plantés indument chez Thiam. Ça c’est de l’info. Ce qu’on ne sait pas, c’est si des oiseaux se posent dessus avec sur leur dos des caméras de surveillance et qui les a équipés.

L’actualité ces prochains temps ? Alors il y aura Trump, Johnson, la guerre ou pas avec les Chinois et Credit Suisse. Côté bourse ? On ne touche rien et on encaissera les dividendes au printemps prochain. Du côté des Etats ? On continue à s’endetter un max pour boucler le budget de fonctionnement et à recevoir de l’argent en empruntant. Mme Lagarde ? Elle va faire comme son prédécesseur. Racheter toutes obligations sur le marché et imprimer des billets. Et dire qu’on va la payer pour faire le job alors qu’il n’y a qu’à faire la même chose tous les mois. Y a pas un algo qui pourrait faire ça tout seul ?

Reste à vous souhaiter un bon automne, un bon hiver et un bon printemps. A rythme où tout va, je vais écrire ma prochaine chronique à fin mai, lorsque les océans seront montés de 4 mètres et qu’il y aura des palmiers sur le Cervin…

Les chiens aboient, mais la caravane ne passe pas

Certains chroniqueurs s’amusent à relater chaque jour l’actualité économique. Quel mérite ! Quant à moi je me dis que si j’écrivais tous les 6 mois ce serait suffisant, tant on nage dans la panade depuis 10 ans. Dernier non-événement ? Le discours de M. Draghi qui s’en va en retraite, à moins qu’il ne décide de remettre son tablier pour aller conseiller Goldman Sachs. Sait-on jamais. Hier qu’a-t-il dit ? Il baisse les taux, il achète pour x milliards d’obligations sur le marché et il fixe des taxes aux banques. Voilà c’est dit, aussi simple que cela. Son annonce a fait l’effet du 7ème café pris dans la matinée, c’est-à-dire pas grand-chose.

Autrement il y a M. Trump, notre Dieu à tous, qui s’exprime comme on le lui a appris. Tantôt il hurle, tantôt il câline. Ou alors défenestre de la White House tous ceux qui osent le contredire, ne faisant aucune différence entre les gentils et méchants. Autre chose à dire ? Nada. Le grand vide. Sauf le Brexit et encore. Mais là également la seule chose que l’on sait, c’est que l’Angleterre a choisi de devenir une puissance immobile tout en s’autodétruisant. Quitter l’Europe est impossible, comme un pull en laine que vous tentez de détricoter. On peut reprendre un bout de manche, ou le col, mais pas l’ensemble du pull. Encore faudrait-il savoir qu’un pull en laine ça se tricote, et là ce n’est pas forcément gagné. Ni Instagram ni Facebook n’en fabriquent en pressant sur une touche de l’iPad… Lire la suite →

Warren Buffett a toujours raison

Je choisis de vous parler aujourd’hui d’un grand monsieur, M. Warren Buffett, même si je vous ai déjà parlé de ce monsieur à de nombreuses reprises. Mais plus que sa personne, c’est avant tout sur les savantes maximes qu’il ne manque pas de distiller que je m’arrête. Nous avons tous entendu: « il faut acheter quand rien ne va, et vendre quand tout va bien ». Facile en apparence mais très difficile à réaliser. Car en général, nous faisons exactement tout le contraire.

M. Buffett a gagné de l’argent toute sa vie en agissant à contre-courant. Il achète systématiquement lorsque les nuages s’amoncèlent et revend lorsque tout le monde pense que ça ira encore plus haut. C’est la base de sa fortune et de son immense succès. Autre paramètre très important qui compose sa réflexion, le temps. Rien ne presse. Les cycles économiques s’en vont et reviennent, à intervalles plus ou moins réguliers, et les catastrophent ne manquent pas. M. Buffett ne s’en émeut guère. Il conserve ses titres sans jamais paniquer, parfois des années, pour faire fi des aléas qu’il ne maîtrise pas.

Si l’on revient un tant soit peu sur 2018 – je sais c’est très loin déjà pour s’en rappeler – personne n’a oublié le scandale Facebook. Le monde s’offusquait de ce qu’il savait déjà. Les données collectées par la pieuvre étaient revendues. La protection des utilisateurs pas garantie. En 6 mois, le titre a perdu plus ou moins 50% jusqu’à Noël. Qui s’est offert quelques actions Facebook pour les fêtes de fin d’année ? J’imagine peu de monde au vu du scandale qui semblait ne jamais vouloir se terminer. Un titre qui valait 218 dollars et qui plonge à 125 ne faisait envie à personne. Aujourd’hui ? Plus personne ne parle de Facebook et le titre se traite à 180 dollars. Lire la suite →

Même un psy-mondial n’y pourrait rien

Ça freine tout partout. Le terme « croissance molle à modérée » tant utilisé par la FED sera bientôt remplacé par « croissance peut-être mais en fait on n’en sait rien ». Reste qu’une craquée de banques centrales ont déjà abaissé leurs taux et le mouvement n’est que naissant. Tout bientôt, celles qui n’ont pas suivi vont le faire et celles qui se sont lancées dans l’exercice seront appelées à poursuivre leurs efforts en vue d’éviter une récession.

La croissance en Chine, en constante baisse depuis tant d’années, appartient gentiment à l’Histoire. Je ne comprends pas qu’on en parle encore. En Europe ça frise le chaos puisque les Allemands tirent la langue et que les Italiens se lancent des pizzas en pleine figure tant ils s’entendent bien. En Angleterre ? Demandez à Johnson. Des temps formidables sont attendus. Et pour finir il y a Trump qui fanfaronne car les Américains n’ont jamais eu autant d’argent à dépenser. C’est toujours facile de dépenser du pèze quand on peut descendre en-dessous de zéro sur son compte bancaire.

En attendant dans ce monde inondé de cash à taux zéro, ce sont curieusement les Etats qui s’en mettent plein les poches. Leur nouvelle vache à lait s’appelle la dette puisque les investisseurs achètent en masse n’importe quelle obligation étatique. Et comme les rendements sont négatifs, par ici la monnaie. Moi si j’étais politicien et que je voulais me faire élire, je proposerais d’augmenter encore davantage la dette et de supprimer les impôts. J’obtiendrais 100% des voix et un contrat à vie. Lire la suite →

Il est l’or Monseignor

Quelque chose qui ressemble à l’expression de la trouille ? Le kilo d’or s’élevait à CHF 40’396.- début 2019. On est à CHF 46’800.-. Visiblement beaucoup d’argent qui change de secteur pour générer une pareille performance !

 
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