On a corrigé… et on recorrige dans l’autre sens

Et BAM ! On se remémore décembre 2018 (je sais ça fait déjà il y a longtemps) ? La claque. Le pire mois de décembre depuis la préhistoire (au moins). Les marchés corrigeaient, on s’en reprenait plein la figure, les taux allaient augmenter et on s’apprêtait à se résoudre à devoir plonger tout nu dans un bain d’eau glacée d’un lac en Finlande. Sauf que juste avant Noël, les marchés ont décidé que c’était assez. Les marchés se sont repris depuis lors et plus personne ne parle de « correction ». Les raisons ? Aucune idée. On vit dans un monde fantastique où tout est possible. La FED lance régulièrement de petits communiqués qui nous indiquent qu’ils « réfléchissent » à faire une pause avec la hausse des taux (meuh non Trump n’y est pour rien c’est Powell qui a visiblement compris quelque chose en analysant des tableurs). Ce fou de Trump indique que les discussions avec les Chinois sont formidables, mais sans rien dire d’autre de précis. Et pour couronner le tout, les premiers résultats 2018 qui tombent sont canon.

A commencer par les banques américaines qui présentent simplement des résultats mirobolants, à commencer par Goldman Sachs, la banque du peuple. En clair tout va bien. Le champagne coule à flots et on danse sur le canapé, mis à part les fonctionnaires américains qui ne foutent plus rien depuis un mois et qui ne sont pas payés. Le BREXIT ? Il est entré officiellement dans la rubrique « fais divers ». Que l’Angleterre quitte ou non l’Europe n’a plus aucune importance. Mme May s’accroche à faire respecter la volonté populaire la plus stupide qu’il soit. Encore merci à Sir Cameron d’avoir déclenché ce bordel. Il y a plein de fonctionnaires qui ont du travail grâce à son initiative hara kiri. Un vrai champion du monde le mec et presque aussi intelligent que Ribéry lorsqu’il s’exprime sur le prix de sa côtelette.

Dans des marchés aussi volatiles que cela, rien ne vaut de s’accrocher aux fondamentaux. Une Nestlé continue immanquablement son petit bonhomme de chemin. Une Novartis continue également de vendre des médicaments trop chers. Une Geberit continue d’installer des wc dans le monde entier et le potentiel reste énorme. Encaissez tranquillement les dividendes et pour le reste, n’ouvrez pas le journal et ne lisez pas les nouvelles économiques. Votre sommeil s’en trouvera amélioré et votre porte-monnaie continuera de gonfler.

Ensuite vous avez quelques psychodrames qui se jouent ci et là. Le plus drôle se déroule à Genève avec M. Maudet. Plus on l’attaque, plus il est affaibli, plus il s’entête à se défendre. Un grand classique, comme Trump d’ailleurs. A bout, ce genre de personnage ne lâche jamais rien et finit, lorsqu’il se sent acculé et stressé, par attaquer tout le monde en partant en croisade. Je vous proposerais d’ailleurs que l’on se cotise tous ensemble pour ces deux personnes. Un a besoin d’argent pour payer ses avocats et l’autre pour construire une barrière fleurie un mur pour jouer à saute-mouton.

Un sujet me passionne : c’est la dette. Avez-vous remarqué que plus personne n’en parle ? Nulle part on parle de la dette croissante des Etats. On ne dit plus rien sur les déficits, aveuglés que nous sommes de savoir si Apple toussote vraiment, si le mur se construira, si Brexit or not, si Chinois et Américains s’entendront. Poudre aux yeux ! Le pire du pire est devant, avec une décadence programmée de nos niveaux de vie.

Plein d’affolement pour… pour quoi ?

Vraiment trop trop drôle tout ce qu’il se passe depuis quelques mois. Un jour c’est sauve-qui-peut, un jour c’est on-fonce-dans-le-tas et on achète le marché. Les événements qui se succèdent… pardon je corrige…. Les non-événements qui se succèdent ne m’inspirent absolument pas. J’ai bien fait de profiter de mon sapin de Noël et de ses chocolats pour ensuite aller goûter la poudreuse en montagne. Vous souhaitez du croustillant ? Beurk vous allez être déçus…

On parle encore du Brexit. On s’en fout complètement. On parle du pétrole qui fait le yoyo. On s’en fout encore. On parle du mur de la honte ? On dira que ça occupe les sénateurs américains et surtout Trump. Comme il est incapable de faire deux choses en même temps, il nous fiche la paix avec le reste. Les bourses ont corrigé ? Ah oui il paraît que c’était massif, un bain de sang total, et que tout le monde a décidé de décéder. Le Dow a quand même perdu 12% et des poussières depuis ses plus hauts. C’est vrai que c’est EPOUVANTABLE. Les plus riches sont devenus à peine moins riches. Mais vrai que la nouvelle me rend très triste. Pensez donc… Le Dow pointait à 7’000 points il y a 10 ans. Il est à 23’500. Donc comment dire… les 12% de « correction » vus sur 10 ans c’est… peanuts ! Sauf pour ceux qui ont acheté l’indice juste avant la correction. Mais pour ceux qui ont acheté il y a 10 ans et qui depuis se sont passionnés pour la reproduction des papillons et qui n’ont pas ouvert un seul journal depuis, je crois qu’ils peuvent sans autre ajouter une autre passion dévorante à leur quotidien.

Autre sujet qui a passionné c’est les banques centrales. La FED revient au pas. Elle normalise quelque peu sa politique mais elle n’en fera pas trop. La BCE regarde et ne fait rien. Elle ne peut de toute façon rien faire. Et la BNS on n’en parle simplement pas. Hier on se passionnait encore pour les taux américains. C’était la fin du monde lorsque le rendement du 10 ans avait dépassé le 3%. Today on est à 2.6%. Comme c’est passionnant et comme tous ceux qui se sont affolés à ma place en se jetant dans un lac gelé ont bien fait. Moi j’avais gardé ma place au sauna et j’en ai bien profité.

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Recette du n’importe quoi pour les nuls

Coup de gueule ce matin ! Mais gros le coup de gueule. A l’heure où la joyeuse rétrospective 2018 n’a pas encore vraiment débuté, force est de constater qu’on en a plein les patates de cette année. Une année marquée par des soubresauts boursiers conséquents, pour à la fin ne rien retenir. En fait, c’est comme lors d’un entretien d’embauche. Les recruteurs, tous experts en disséquassions appliquées de cv truqués, ne retiennent au final qu’une chose. L’impression générale du DERNIER candidat auditionné, et un peu de celle laissée par le premier. Celui qui a joué au sandwich n’a en principe aucune chance d’être retenu. 2018 ? On retiendra donc que Macron a été aussi brillant que François Hollande, et qu’il a fini par céder à la pression des gilets-jaunes. Quant au début de 2018 ? Je ne me rappelle de rien. Rien du tout. Raison pour laquelle je serais un piètre gestionnaire RH puisque je ne retiens que ce qui est important, avec une mémoire aux cinq dernières minutes.

Piètre cuisinier je suis également puisque je ne parviens toujours pas à régler la cuisson de mes Milanais. Ils sont soit un peu trop cuits, soit un peu trop pas assez. Peut-être ne suis-je au final bon que pour émettre une bonne recette pour les nuls. Et nul je le suis également. Complètement siroté de la tête aux pieds puisque cette année 2018 a été marquée par… Par n’importe quoi. Et comme nous avons vécu du grand n’importe quoi, je me dis que de n’avoir à peu près rien foutu en bourse n’est pas si mal. Sauf que si j’avais bossé dans une banque je me serais fait viré. On m’aurait reproché de ne pas avoir su « saisir » les opportunités du marché. Donc en bon français ça veut juste dire faire du courtage pour en faire. Lire la suite →

On n’y voit pas bien clair mais c’est pas bizarre

Tout est black. Black Friday, Black Monday, il fait nuit sans arrêt et on a l’impression que le jour ne se lèvera pas cette semaine. Mais dans les faits, il y a aussi du rouge, même en plein brouillard. Les technos se font déglinguer à Wall Street. Google, Facebook, Apple et consorts sont en bear market, sans parler du pétrole qui finira à USD 100.00 c’est certain à Noël, si ce n’est pas à 300. Ça, c’était les prévisions du début de l’automne. Sauf que ça ne s’est pas vraiment passé ainsi. Le pétrole vient de passer de 70 à 50 (merci Mr President) et je ne serais pas surpris qu’on nous prédise à présent un retour du baril à 10, voire 1 dollar. Ce serait drôle. Mais de sûr, avant il doit aller à 100. Sans blague.

Qui dit pétrole en baisse dit aussi inflation à la cave. Ça arrangerait tout le monde. Ou pas. Peut-être que Powell va revoir sa fiche et gentiment freiner la hausse des taux. Quant à Draghi ça ne va pas l’arranger du tout. Il aimerait bien remonter ses taux. Mais avec la croissance exponentielle que vit l’Europe, c’est-à-dire à trois fois rien, et une inflation qui n’existait déjà pas avant, je ne vois pas comment il pourrait faire.

Je reviens sur les titres précités. Il faut comprendre que depuis 10 ans, il y a énormément de pognon dans le marché. En l’absence de taux dignes de ce nom, tout le pèze est allé à la même place pour chercher de la croissance. Et THE secteur c’était justement les technos. Les FAANG & Co continuent pourtant d’encaisser de l’argent et tout va bien, mais le secteur est surévalué. Pas besoin d’avoir fait 10 années de maths appliquées pour comprendre cela. Ensuite si vous prenez les fonds indiciels qui doivent répliquer l’indice, vous comprendrez qu’eux aussi ont été contraints de placer leurs billes dans ces fameux FAANG. Cqfd. Une craquée d’argent placée à la même place et qui repart en même temps de cette même place. C’est tout ce qu’il y a à retenir.

Maintenant vous avez les votations fédérales sur les vaches à cornes ou sur le village de Moutier. Oups pardon je m’égare. Ce sujet n’intéresse à peu près personne, sauf les journaux. Ça évite aux journalistes de devoir chercher des sujets qui les sortiraient de leur zone de confort. Le parlement européen a voté le Brexit. Mme May doit faire passer la pilule chez elle à présent. Pas certain que la Guinness ait le même goût lorsque les parlementaires comprendront qu’ils se dirigent vers une sacrée pagaille. Mon esprit contrariant me dit qu’ils voteront non. J’aimerais bien. Ça foutrait une sacrée pagaille. Lire la suite →

Touché coulé… tu parles !

Il m’est arrivé d’imager mes billets en faisant allusion à un gros tanker immobilisé sur un lac tout tranquille. Depuis plus de deux ans, des vents contraires se sont levés. On a tenté par tous les moyens de faire avancer, dans un sens ou dans l’autre, cet immense paquebot complètement léthargique. Malgré les tempêtes, les scandales, les votations US, le prix de pétrole qui fait le yoyo et qui vient de se prendre 20% dans les dents, rien n’y fait. A croire que l’on a tenté de faire bouger ce cargo en l’attachant avec des cordes à une horde d’ânes postés sur la berge. Rien. Il ne se passe rien.

Le tanker reste invariablement scotché sur place. On s’est épuisé à vouloir lui donner une direction. On a essayé de le bouger. On s’est acharné à faire repartir ses machines, à remplacer l’équipage, à changer de capitaine tous les 6 matchs, comme au FC Sion. Rien n’y fait. Les bourses restent scotchées là où elles se trouvent, la tête en bas, mais toujours agrippées au plafond de la salle de bain. On prend connaissance des scandales. On comprend que l’Europe ne tient plus qu’à un fil, que l’Italie a choisi d’y aller seule et qu’un divorce ne semble plus qu’une question de mois. On verra bien. Là où ça se compliquera, un peu comme en Angleterre avec le fameux Brexit, c’est quand ils commenceront à sortir la calculette pour voir ce que ça leur coûtera. C’est toujours pareil lorsqu’on doit sortir son portemonnaie que ça se complique, un peu comme quand on réserve un splendide voyage sur une île et que le voyagiste nous présente la douloureuse du rêve : « Ah quand même ben je sais pas comment je vais faire…. ». Sauf qu’en Italie ils s’en foutent car le pèze qu’ils n’ont pas, ils iront le chercher dans les poches des pauvres. C’est toujours ainsi que cela se passe. Lire la suite →

 
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