Et ça fait BAM ! Version iCOVID 2.0

Le COVID est un ami fidèle. Un ami qui ne vous lâche pas si facilement et qui a tendance à se montrer tenace, surtout lorsqu’on décide de faire l’imbécile. Djocovid vient à l’instant de ruiner sa réputation de tennisman. Et comme son père est aussi intelligent que lui, il en a profité pour également s’autodétruire à force de critiquer les autres tellement son fils il est génial. Et dire qu’il n’avait déjà aucune personnalité hormis la poigne de son tennis. Ce mec est détruit et dans 30 ans, on se souviendra non pas des tournois qu’il a déjà gagnés ou s’il aura finalement dépassé Federer, mais bien de son mépris total contre la pandémie. Pardon je m’égare mais parfois ça fait du bien de dire les choses.

Le COVID n’est pas seulement l’ennemi de l’homme. Il peut être aussi la peste des marchés, surtout si les usines s’arrêtent. Jusqu’à présent, le virus a perdu son combat contre les banques centrales et les gouvernements qui se sont démultipliés pour empêcher que le système ne s’effondre. Ce combat semblait être gagné puisque les marchés se sont littéralement envolés depuis leur plus bas de mars. Aujourd’hui tout est différent. On a à peine rouvert les frontières en Europe qu’on commence déjà à réfléchir à les refermer et à détruire en vol tout avion provenant des États-Unis. La seule chose qu’on peut espérer, c’est que tout ne soit pas rebouclé AVANT les vacances d’été. Mais après les vacances d’été, ce sera à nouveau chaos généralisé, sauf qu’on va l’appeler autrement pour ne pas faire trop peur. On préférera dire que les shutdown ne seront que locaux, ce qui rassurera. Mais dans les faits, 312 zones en shutdown rien qu’au Tessin ça voudra juste dire qu’on est un peu comme avant. Pour en revenir aux avions, ceux qui ne volent déjà presque pas se réentasseront à Dübendorf. Au moins cet aéroport aura une fois servi à quelque chose d’intelligent.

Trump est mort, justement à cause du virus qu’il n’aura pas suffisamment – pour être gentil – combattu. Le seul problème, c’est que son adversaire n’a besoin d’aucun virus pour démontrer au monde que c’est un parfait abruti. Alors moi tout seul j’irais rechercher aux States, qui je le rappelle est un tout petit pays très peu peuplé, au hasard…. M. Greenspan ? ça ferait une place de libérée dans un home pour accueillir… Biden. Trump ? Je doute qu’il serait accepté. Les fous, on les enferme de préférence. Mais le pire dans tout ça, c’est que Biden a de grandes chances d’être élu. Trump, tout tyran qu’il est, finira comme les autres. Par s’autodétruire lui-même. Et c’est exactement ce qu’il est en train de faire. Il s’enterre chaque jour un peu plus.

Les marchés, pour l’instant, hormis quelques chocs assez violents mais rapidement compensés, tiennent le coup et pointent toujours le nez haut dans le ciel. Apple & Co surfent sur le plus haut de tous les temps. Les indices en général semblent avoir encodé que même le ciel ne sera pas leur limite. Les politiques ? Ils nous disent tous, à coup de grandes interviews, que la dette n’est pas un problème et qu’on aura le temps de la rembourser sur 30 ans. La seule chose qu’ils ne disent pas, c’est quand est-ce qu’on va commencer à vouloir la rembourser. Si c’est comme en France où ils nous disent depuis des décennies que quand la croissance sera de retour on remboursera, on a tous le temps de voir venir. Rembourser la dette ? La réponse est simple: absolument jamais. Lorsqu’elle sera insoutenable et qu’il n’y aura plus d’autre choix – et c’est bien le but de la faire aller jusque là – on indiquera alors que la seule solution sera de faire défaut. La France en connaît aussi un chapitre. Et qui paiera ? Qui perdra ses investissements ? Vous et moi. Trop cool de diriger un État moi j’auras dû faire ça comme métier. Créateur de dette et vendeur de mensonges. Et visiblement pour obtenir une certification, eh ben c’est pas possible car il n’existe aucune école qui délivre 3 ans de formation appliquée. Il paraît que c’est un talent ! La seule chose qui me dérange, c’est que pour exercer ce talent il faut des peuples imbéciles, aveugles et qui soient en plus dociles. Et les imbéciles c’est nous. Peut-être pour cette raison qu’il n’existe aucun CFC délivré… Au final, on a les politiques que l’on mérite.

Lors des crises précédentes, il y a souvent eu des contre-chocs. Après le crash, une brusque remontée est opérée alors que rien n’est réglé, interprétée comme un grand ouf de soulagement. Ensuite on réalise que justement rien n’est réglé et les marchés replongent, pour ensuite reprendre leur marche en avant. Un grand classique. J’ai un peu l’impression qu’on se trouve justement là-devant. Juste avant le re-plongeon. Sauf que cette fois c’est pas pareil car il y a la FED qui, s’il le faut, rachètera l’entier de la dette terrestre et deviendra actionnaire unique de toutes les sociétés cotées. Jamais la main de Dieu n’a été aussi présente de toute l’Histoire.

Je me dis encore que ce serait vraiment très bête de devoir passer ses vacances d’été cloîtré chez soi. Espérons que les gouvernements ne refermeront pas leurs frontières d’ici début août. Car cette fois-ci, au vu de la dureté des confinements déjà vécus, je ne pense pas qu’un État prendra le risque d’avoir à nouveau des milliers de nouveaux cas chaque jour pour serrer la vis. Un politicien déteste le lynchage généralisé. Quelque chose me dit que cette fois-ci il ne se fera pas avoir. Les entreprises doivent pouvoir continuer de fonctionner et… de faire grimper les cours boursiers. Greed is good !

La FED über alles et plus forte que tout

Pour ceux qui n’auraient pas tout bien suivi, ce qui est bien compréhensible au vu des infos catastrophiques et euphoriques qui se succèdent, jeudi dernier on a failli tous finir noyés. Les marchés ont dévissé, plus de 6% pour le DJ. La raison ? Le retour de la soupe à la chauve-souris et la crainte d’une deuxième vague, enfin ça dépend où vu que dans certains pays la première n’en finit pas d’inonder les plages. Vendredi ? On s’est dit qu’on avait tous surréagi et les marchés ont quelque peu rebondi. Lundi a été partiellement poussif car Péking, charmante bourgade très bio et très propre de 21 millions d’habitants, est en train de se reconfiner, chaque jour un peu plus. Ensuite Powell a pris le micro. Et qu’a dit le mage ? La FED achète à peu près tout ce qui s’émet sur le marché. Elle se fiche de la qualité de ce qu’elle achète. Elle achète à gogo tout en maintenant les taux à zéro. Donc la FED est plus forte que le COVID, parce que la FED n’est pas un être humain et qu’elle n’a pas besoin d’attendre un vaccin pour continuer d’imprimer du pognon. Et aujourd’hui les marchés explosent à la hausse sur cette bonne nouvelle.

On se fiche qu’il y ait encore des morts. On se fiche qui consommera demain et quoi. On se fiche de savoir quand les économies reprendront véritablement des couleurs et à quel rythme. On se fiche de la dette comme le disent je ne sais combien d’experts. Il paraît que ce n’est pas grave que la dette augmente, vu qu’elle ne coûte rien. Et c’est certain, tout sera remboursé d’ici 30 ans. Comme j’aimerais croire ces gens, tous ces illusionnistes de pacotille. La bourse ne se concentre absolument pas sur le long terme. Les politiciens non plus car c’est maintenant qu’ils ont besoin d’être réélus, même si dans leurs beaux discours ils nous disent que l’avenir de nos enfants est ce qui compte vraiment… Lire la suite →

On fait le grand écart tout en espérant pouvoir resserrer un jour les jambes

Je devrais m’enthousiasmer en regardant les marchés. COVID ? C’était presque une petite plaisanterie quand on regarde la tronche des indices. Le Nasdaq est au plus haut de tous les temps. Le S&P 500 a retrouvé son niveau d’avant pandémie. Le SMI voit la vie en rose. Que se passe-t-il ? Alors que l’on nous annonce des wagons de chômeurs, des faillites en nombre pour cet automne déjà, une activité industrielle catastrophique, les indices n’ont rien voulu savoir. Une belle plongée des indices qui s’est suivie par une remontée presque aussi brutale. Alors quelle est la différence par rapport à AVANT ? Avant, l’économie tournait à plein régime, les taux étaient presque à zéro et l’emploi se portait plutôt bien. Maintenant ? L’économie réelle péclote grave, avec un horizon d’un retour à la normale pas avant deux ans, le chômage explose, les gens n’achètent plus que le nécessaire, mais les actions cartonnent !

Les marchés ont toujours raison. Ils anticipent simplement le retour à la normale bien plus vite que prévu, soutenus qu’ils sont par les nombreuses dépenses publiques engagées et la planche à billets. Et pour mettre la touche finale sur le dessert, on rajoute… des taux à zéro dans les pays « qui comptent ». Tout ceci me fait dire que nous sommes entrés dans tout ce qui ressemble à une toute belle bulle. Une immense bulle boursière. L’argent déversé par les banques centrales enfle le cours des actions, à défaut d’autres placements qui restent déprimants. Mais ce qui dérange, c’est que le cours des actions ne reflète plus du tout l’activité économique actuelle. En fait, nous avons ici le parfait manuel d’une bulle boursière, d’un immense pari pris sur l’avenir qu’on ne maîtrise en aucune façon. On nous fait croire que l’argent poussera dans le jardin, à gogo, et qu’on ne devra même pas le ramasser nous-mêmes. On nous fait croire qu’il ne coûtera jamais rien non plus d’emprunter et que ça durera pour toujours. Et pour finir, on nous fait croire que l’économie va forcément rebondir fortement et conserver un haut volume d’activité pour toujours encore. Et tout le monde croit à cela ! En fait, on peut presque parler d’un « coup sûr ». Argent à gogo + crédit gratuit + pas d’inflation + croissance économique garantie + pétrole pas cher = bulle boursière. Lire la suite →

Alors on nage… mais pas dans les piscines

Je crains fort que nous n’ayons encore rien vu. Alors que les dirigeants du foot ne savent plus comment faire pour payer leurs joueurs, que les joueurs ne savent pas comment ils pourront célébrer leurs buts, s’il y aura encore des ramasseurs de balle, il reste Wall Street qui sait exactement ce qu’il faut faire pour gagner du pognon. Depuis au moins trois ans je disais qu’on était suspendu au rocher, incapables de monter ou descendre. Juste crochés comme des abrutis à la paroi à regarder passer les infos qui défilaient. Les marchés ne savaient plus quoi faire. Les investisseurs non plus. Au vu des maigres performances boursières, le plus sage était simplement de conserver les acquis et d’encaisser les dividendes. Il y a trois ans ? Rien, aucune perspective. On allait nulle part.

Aujourd’hui c’est différent, et pas seulement parce que les enfants ont repris le chemin de l’école. Aujourd’hui on semble savoir. Les marchés ont corrigé et se sont bien repris. Et depuis les plus bas les marchés remontent gentiment. C’est simple: pire ça ne pouvait pas être. Alors que les Etats-Unis et l’Europe en partie souffrent encore, que des foyers à chauve-souris galeuses refleurissent où on ne les attendait plus, les marchés anticipent simplement la reprise graduelle des activités. Et ils ont raison ! Ici en Europe on ne voit (encore) rien mais c’est déjà là. L’Himalaya n’est déjà plus visible – comme Greta doit être contente – , les villes chinoises suffoquent à nouveau et les bouchons tout autour de Zürich se sont reformés dès l’aube ce matin. Les ventes de voitures en Chine se sont effondrées en février et ont été catastrophiques en mars. Mais avril fut bon. Pas excellent, mais bon. En clair, tout repart et les effets commenceront à se faire sentir en Europe cet été déjà. Lire la suite →

Planche à billets+dette+très peur = pas d’équilibre sur le skateboard

Le virus devient has been car il ne fait plus vraiment peur. Tant que les morts sont ailleurs on s’en fiche à présent. On s’apprête à reprendre une vie plus ou moins normale, sauf au bistrot. Ce sera sympa de manger dans une salle à manger qui nous paraîtra aussi grande qu’une salle de bal tellement il n’y aura que quelques tables. Une vie normale ? Sauf au foot et le sport en général. Moi qui était toujours en retard dans mes tacles tellement j’étais leste, là ça serait mission impossible si comme règle de base je devais systématiquement laisser 2 mètres d’avance à mon attaquant. L’autre sujet qui fait rigoler ? Le pétrole. Il fait le yoyo, comme un fou dans un asile psychiatrique qui passe du rire à l’hystérie en 4 secondes s’il n’a pas reçu son tranquillisant. Le pétrole monte. J’imagine qu’il y a foule derrière les stations essence et que les avions encombrent à nouveau le ciel sinon je n’y comprendrais plus rien. D’ailleurs il n’y a rien à comprendre. Roubini s’est à nouveau exprimé et nous devrions vivre dans un monde complètement down ces 78 prochaines années. Roubini a été juste pour la prédiction des subprime. C’est la seule fois dans sa vie où il a été capable de prédire quelque chose de juste. Depuis 2008 il est toujours faux et pourvu que ça dure. Sinon ce sera pâtes et conserves pour tout le monde durant très longtemps.

Quant aux marchés financiers ils se cherchent un nouveau support, avec une volatilité toujours assez élevée et des soubresauts importants d’un jour à l’autre. Comme si les marchés étaient tantôt euphoriques, tantôt déprimés. Tiens, peut-être une bonne idée que d’offrir un soutien psychologique aux traders ces temps. Ils peinent à soutenir une vision à quelques heures. Maintenant que tout semble se calmer un peu, qu’on tente de reprendre nos esprits en évitant de scruter la performance de nos portefeuilles (ne regardez pas sinon c’est encore l’asile qui vous guette), c’est la dette qui resurgit. La dette ? C’est le fameux fléau qui a déjà fait tant couler d’encre et de sang dans toute l’Europe entre les deux guerres. Un fléau dont on aime pas tellement se rappeler mais qu’il ne faut pas oublier. Mr Johnson a franchi très discrètement un pas qui est à peu près passé inaperçu. Un fait de taille. L’Angleterre n’émet plus aucun emprunt. C’est la BOE qui fournit directement les liquidités à l’Etat pour honorer ses engagements. Pour faire simple, il y a eu fusion entre l’Etat et la banque centrale. La BOE imprime simplement le pèse dont l’Etat a besoin. Au niveau comptable j’ignore comment cela se passe – défaut professionnel pardon – mais c’est un peu comme au Monopoly quand un joueur triche. S’il n’a plus d’argent, alors que les autres joueurs sont en train de s’empiffrer de biscuits à la cuisine après 5 heures de jeu, il puise simplement quelques billets de 10’000 à la banque. Aussi simple que cela. Et il continue de faire ses emplettes. Le hic ? Le tricheur sera forcément très enclin à racheter à l’autre un terrain qu’il ne possède pas… et forcément beaucoup plus cher. Ça s’appelle l’inflation. Trop de pèse couplé à des biens qui deviennent rares. Lire la suite →

 
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