Ça y est tout de suite les gros titres

J’ai lu ces derniers temps plusieurs articles écrits certainement par des super personnes bien intentionnées qui nous disaient: « SMI -8% depuis le début de l’année! ». Ça c’est un titre choc et j’ai failli m’étrangler en buvant mon Ovomaltine. Debleu la correction. Alors forcément, ce que ces gugus ne disent pas, c’est que le SMI était justement au top du top au 1er janvier. Mais si l’on regarde la performance de 12 mois – je sais c’est vachement long – on peut constater que le SMI n’a perdu que 226 points. Soit 2.5%… Terrible, vraiment terrible comme performance, surtout si vous étiez investis dans des titres défensifs qui vous ont presque tous offert des dividendes de 4% et plus.

Tiens les défensives. Je les adore ces titres. Avec eux aucune surprise au presque, un peu comme la Suisse au foot. D’ailleurs, afin de pouvoir rendre leur jeu encore plus prévisible et infecte, je proposerais qu’ils puissent dorénavant jouer avec leur téléphone portable. Ainsi pourraient-ils envoyer un SMS à leur coéquipier AVANT de leur faire une passe. Ce serait génial et rendrait leur jeu encore plus livide. Comme le disait un humoriste suisse-allemand ce matin à la radio, les Suisses devraient tous apprendre au jouer au tennis. Car avec eux, aucune chance que le filet se mette à trembler…

La bourse merci pour elle elle se porte B I E N! La guerre commerciale est bien lancée et on verra ce qu’on verra. L’être humain dispose d’une capacité d’adaptation qu’on sous-estime bien souvent. Et comme les entreprises sont encore dirigées par des humains à ce que je sache, il va y avoir deux-trois-quatre petites mutations qui ne seront pas tirées des vers ces prochains mois. Ceux qui tirent sur l’ambulance en prédisant comme d’habitude la catastrophe feraient peut-être bien de revoir leur jugement. Qui sait? Les marchés nous ont déjà bien surpris pas vrai? Qui aurait cru à un bull market de 10 ans après les subprime? On nous aurait traité de fous, surtout quand des stars comme Roubini et Faber nous prédisaient l’apocalypse depuis 2009 déjà. On a vu.

Du côté des monnaies on se rendort. L’or itou. Ça ne sert à rien d’enfoncer des portes ouvertes. Credit Suisse paye une amende de 76 millions aux USA et reprend l’avantage sur UBS. Mais le pire c’est qu’on s’en fout complètement, comme de savoir si Xhaka est vraiment un grand joueur de rond central ou non. Plusieurs articles sur les technos me font dire que les mastodontes ne maîtrisent plus rien de leurs données. Il y a des bugs. En fait il y en a toujours eus. Mais depuis le scandale Facebook on s’y intéresse un peu plus. Google et consorts sont trop gros, gèrent des données au kilomètre et ils ne savent simplement plus comment leurs propres systèmes fonctionnent. C’est vrai que de ressortir tout à coup des photos d’il y a 8 ans de votre chat avec des chaussettes et de les envoyer à tout un tas d’amis que vous ne connaissez même pas ça fait tache.

Les gros titres du jour sont la fameuse guerre commerciale. On ne parle plus que de cela. Bah ça fait vendre au moins et c’est tout ce qu’il y a à dire. Les effets de ce bordel feront bien entendu des perdants et des gagnants. Résultat d’ici à quelques années, lorsque les effets se feront sentir dans les pp des entreprises. Mais d’ici là, on aura eu le temps de réajuster nos portefeuilles en conséquence. Et comme je suis un optimiste dans l’âme, je préfère y voir de très belles opportunités. C’est là qu’on reconnaîtra les capitaines qui auront su manœuvrer leur tanker en évitant la tempête et en trouvant d’autres ports d’attache.

On n’y voit rien et on patine

Cela fait des mois que je ne sais plus trop quoi écrire tant c’est la pagaille. L’ennui sublimissime, c’est que c’est toujours la même chose qui revient. Trump se fait un malin plaisir de tout mettre par terre en partant en croisade commerciale contre la Terre entière. Je dirais même que c’est ce qui l’amuse, son dada. Sinon il s’embête. L’ennui avec ce genre de mec, c’est qu’il ne s’arrête jamais tant qu’on ne lui fixe pas des limites claires. Et plus on lui fixe des limites, et plus il tentera de les repousser en mettant en place tout un tas de conneries. Dans un autre registre Hitler a fait pareil que lui. Et avec ce genre de mec, la seule issue, c’est de se montrer patient, de ne pas se laisser faire, et d’attendre le moment opportun pour le prendre au piège.

Les marchés baissent un peu régulièrement, remontent ensuite brutalement l’espace d’une séance, et rebaissent ensuite. Il suffit d’une nouvelle annonce pénalisante de Mr Trump de 60 caractères et ça fait paf! S’il se tait, les marchés vont « bien ». Et dès qu’il l’ouvre, tout devient très vite compliqué. Pour le reste il n’y a rien à dire. On se fout de la croissance, du chômage, du taux d’endettement, des taux, des bateaux plein de migrants, de la coupe du monde, de Wimbledon. La seule chose qui compte vraiment, c’est l’humeur du fêlé qui dirige la planète. L’autre chose qui compte un peu, c’est le prix du pétrole qui, après être redescendu quelque peu, semble vouloir repartir à la conquête des sommets. Faites le plein! Lire la suite →

L’art de tout mettre par terre

Plusieurs sujets font la une des pages. Je vous propose de commenter ce que l’on ne lit pas. J’adore râler et vous le savez. Je déteste le politiquement correct et la langue de bois. Mais ce que je déteste le plus, c’est lorsqu’on tente de nous embobiner en nous racontant n’importe quoi pour influencer notre manière de penser. D’ailleurs, pense-t-on encore aujourd’hui?

Tout d’abord, prenez les constructeurs automobiles. C’est du foutage de gueule autorisé. VW a endossé le rôle du méchant garnement qui a triché. C’est juste et ils mériteraient de ne plus exister. Le boss d’Audi vient d’être incarcéré et la grande lessive continue. Mais… Si l’on parle beaucoup de VW, mais trop peu des autres, il y a lieu de souligner le management catastrophique de Mercedes. Ces idiots ont attendu 3 ans ET de se faire prendre la main dans le sac pour avouer qu’eux aussi ont triché, après avoir braillé comme des bœufs qu’eux ils avaient tout fait juste et que leurs bagnoles trop chères polluaient bon. Dégât d’image total, un peu comme l’ancienne banque cantonale du lac de Genève. Suite à la crise immobilière du début des années 90, cette banque avait cru bon de ne pas poser les plaques tout de suite et de faire un péché d’orgueil pendant 10 ans en se martelant tous les matins: « on va y arriver! ». 10 ans qu’ils ont tenu. C’est le temps qu’ils ont perdu sur leurs concurrents qui s’étaient eux délesté de leurs casseroles. La banque genevoise paye encore le prix de cette errance aujourd’hui et n’a jamais pu combler son retard. Lire la suite →

Les chiffres qui plombent

Peu de texte pour une fois mais des chiffres. Hier j’écrivais un billet qui traitait de la problématique des pays émergents. L’Indonésie, le Brésil, la Turquie sont asphyxiés par l’inflation et des devises qui dévissent, et je ne parle pas du Venezuela. La livre turque a perdu 16% par rapport au franc suisse depuis le début de l’année. Le real 18. Les taux directeurs en Turquie frisent les 18% aussi. Et cette nuit le couperet est tombé quant à l’Argentine…

Le peso a perdu 25% contre dollar et l’inflation s’élève exactement à ce même pourcentage. Le Fonds monétaire international vient de lâcher une enveloppe de 50 milliards de dollars pour éviter un collapse. L’Argentine est donc sauvée et a déjà pris rendez-vous pour dans 10 ans, si tout va bien. Un grand classique pour ce pays malheureusement, sauf que dans 10 ans, Messi sera à la retraite. En revanche et la question reste ouverte, comment l’Argentine fera-t-elle pour rembourser? Lire la suite →

Les taux montent… l’inflation aussi…

La BCE va bouger. La FED va déclencher la poursuite de la hausse des taux. La BNS suivra. Et les bourses? Elles vont monter, encore pour un moment, jusqu’à ce que ça commence à pécloter. Les banques devraient recommencer à encaisser du pognon grâce aux taux, sauf pour celles qui se font tanner pour des amendes. Credit Suisse vient de se reprendre la 759ème prune depuis 2008. D’ailleurs c’est devenu tellement banal que la banque ne se donne même plus la peine de donner les raisons car tout le monde s’en fout complètement. On sait juste qu’ils se sont fait peigner et c’est tout. Donc on devrait acheter les banques. Ceux qui achèteront les banques seront les spéculateurs, les parieurs invétérés, ceux qui n’auront pas peur de se reprendre une casquette un jour. Investir dans une banque, c’est en fait parier sur le hasard, un peu comme tenter de prédire si la Suisse battra le Brésil 6 ou 7-0. On peut rêver. Ou pas. Mais dans les banques, il y a encore les fantômes du passé qui se cachent on ne sait où. Demandez à Deutsche Bank. Ils ne savent même plus ce qu’ils doivent et à qui et combien de procédures leurs pendent au nez. Même les réviseurs ne sont pas à même de chiffrer les provisions. C’est impossible car plus personne n’y comprend rien.

La dernière fois que les banques centrales avaient tenté de vouloir normaliser la situation ça c’était très mal passé. On est junkies depuis 10 ans donc tout à coup ça va faire très drôle de se dire qu’on nous prive soudainement de cocaïne. Va falloir faire sans = soubresauts des marchés et chiasse pourraient s’inviter dès cet automne. Car depuis le temps qu’on s’y prépare, chacun devrait avoir fait ses provisions de Stimorol et d’avoir dit tout l’amour qu’on porte à sa famille, juste au cas où tout partirait en vrille. Le Nasdaq vole de record en record et l’évolution des cours des technos me laisse pantois. Aucune idée si nous sommes à la veille d’une nouvelle flambée des cours ou si ce n’est qu’un feu de paille. Car avec la hausse des taux, on s’en va clairement dans une direction non plus influencée par les personnes qui cherchent juste à placer leur argent, mais par les spéculateurs. Car à présent, avec des taux qui vont monter, on pourra parier tant sur les actions (et tirer des puts à tout va) que sur les obligations, avec de brusques mouvements de balancier de l’un vers l’autre suivant l’état de la chaussée. Lire la suite →

 
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