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La FED über alles et plus forte que tout

Pour ceux qui n’auraient pas tout bien suivi, ce qui est bien compréhensible au vu des infos catastrophiques et euphoriques qui se succèdent, jeudi dernier on a failli tous finir noyés. Les marchés ont dévissé, plus de 6% pour le DJ. La raison ? Le retour de la soupe à la chauve-souris et la crainte d’une deuxième vague, enfin ça dépend où vu que dans certains pays la première n’en finit pas d’inonder les plages. Vendredi ? On s’est dit qu’on avait tous surréagi et les marchés ont quelque peu rebondi. Lundi a été partiellement poussif car Péking, charmante bourgade très bio et très propre de 21 millions d’habitants, est en train de se reconfiner, chaque jour un peu plus. Ensuite Powell a pris le micro. Et qu’a dit le mage ? La FED achète à peu près tout ce qui s’émet sur le marché. Elle se fiche de la qualité de ce qu’elle achète. Elle achète à gogo tout en maintenant les taux à zéro. Donc la FED est plus forte que le COVID, parce que la FED n’est pas un être humain et qu’elle n’a pas besoin d’attendre un vaccin pour continuer d’imprimer du pognon. Et aujourd’hui les marchés explosent à la hausse sur cette bonne nouvelle.

On se fiche qu’il y ait encore des morts. On se fiche qui consommera demain et quoi. On se fiche de savoir quand les économies reprendront véritablement des couleurs et à quel rythme. On se fiche de la dette comme le disent je ne sais combien d’experts. Il paraît que ce n’est pas grave que la dette augmente, vu qu’elle ne coûte rien. Et c’est certain, tout sera remboursé d’ici 30 ans. Comme j’aimerais croire ces gens, tous ces illusionnistes de pacotille. La bourse ne se concentre absolument pas sur le long terme. Les politiciens non plus car c’est maintenant qu’ils ont besoin d’être réélus, même si dans leurs beaux discours ils nous disent que l’avenir de nos enfants est ce qui compte vraiment… Lire la suite →

On fait le grand écart tout en espérant pouvoir resserrer un jour les jambes

Je devrais m’enthousiasmer en regardant les marchés. COVID ? C’était presque une petite plaisanterie quand on regarde la tronche des indices. Le Nasdaq est au plus haut de tous les temps. Le S&P 500 a retrouvé son niveau d’avant pandémie. Le SMI voit la vie en rose. Que se passe-t-il ? Alors que l’on nous annonce des wagons de chômeurs, des faillites en nombre pour cet automne déjà, une activité industrielle catastrophique, les indices n’ont rien voulu savoir. Une belle plongée des indices qui s’est suivie par une remontée presque aussi brutale. Alors quelle est la différence par rapport à AVANT ? Avant, l’économie tournait à plein régime, les taux étaient presque à zéro et l’emploi se portait plutôt bien. Maintenant ? L’économie réelle péclote grave, avec un horizon d’un retour à la normale pas avant deux ans, le chômage explose, les gens n’achètent plus que le nécessaire, mais les actions cartonnent !

Les marchés ont toujours raison. Ils anticipent simplement le retour à la normale bien plus vite que prévu, soutenus qu’ils sont par les nombreuses dépenses publiques engagées et la planche à billets. Et pour mettre la touche finale sur le dessert, on rajoute… des taux à zéro dans les pays « qui comptent ». Tout ceci me fait dire que nous sommes entrés dans tout ce qui ressemble à une toute belle bulle. Une immense bulle boursière. L’argent déversé par les banques centrales enfle le cours des actions, à défaut d’autres placements qui restent déprimants. Mais ce qui dérange, c’est que le cours des actions ne reflète plus du tout l’activité économique actuelle. En fait, nous avons ici le parfait manuel d’une bulle boursière, d’un immense pari pris sur l’avenir qu’on ne maîtrise en aucune façon. On nous fait croire que l’argent poussera dans le jardin, à gogo, et qu’on ne devra même pas le ramasser nous-mêmes. On nous fait croire qu’il ne coûtera jamais rien non plus d’emprunter et que ça durera pour toujours. Et pour finir, on nous fait croire que l’économie va forcément rebondir fortement et conserver un haut volume d’activité pour toujours encore. Et tout le monde croit à cela ! En fait, on peut presque parler d’un « coup sûr ». Argent à gogo + crédit gratuit + pas d’inflation + croissance économique garantie + pétrole pas cher = bulle boursière. Lire la suite →

Alors on nage… mais pas dans les piscines

Je crains fort que nous n’ayons encore rien vu. Alors que les dirigeants du foot ne savent plus comment faire pour payer leurs joueurs, que les joueurs ne savent pas comment ils pourront célébrer leurs buts, s’il y aura encore des ramasseurs de balle, il reste Wall Street qui sait exactement ce qu’il faut faire pour gagner du pognon. Depuis au moins trois ans je disais qu’on était suspendu au rocher, incapables de monter ou descendre. Juste crochés comme des abrutis à la paroi à regarder passer les infos qui défilaient. Les marchés ne savaient plus quoi faire. Les investisseurs non plus. Au vu des maigres performances boursières, le plus sage était simplement de conserver les acquis et d’encaisser les dividendes. Il y a trois ans ? Rien, aucune perspective. On allait nulle part.

Aujourd’hui c’est différent, et pas seulement parce que les enfants ont repris le chemin de l’école. Aujourd’hui on semble savoir. Les marchés ont corrigé et se sont bien repris. Et depuis les plus bas les marchés remontent gentiment. C’est simple: pire ça ne pouvait pas être. Alors que les Etats-Unis et l’Europe en partie souffrent encore, que des foyers à chauve-souris galeuses refleurissent où on ne les attendait plus, les marchés anticipent simplement la reprise graduelle des activités. Et ils ont raison ! Ici en Europe on ne voit (encore) rien mais c’est déjà là. L’Himalaya n’est déjà plus visible – comme Greta doit être contente – , les villes chinoises suffoquent à nouveau et les bouchons tout autour de Zürich se sont reformés dès l’aube ce matin. Les ventes de voitures en Chine se sont effondrées en février et ont été catastrophiques en mars. Mais avril fut bon. Pas excellent, mais bon. En clair, tout repart et les effets commenceront à se faire sentir en Europe cet été déjà. Lire la suite →

Planche à billets+dette+très peur = pas d’équilibre sur le skateboard

Le virus devient has been car il ne fait plus vraiment peur. Tant que les morts sont ailleurs on s’en fiche à présent. On s’apprête à reprendre une vie plus ou moins normale, sauf au bistrot. Ce sera sympa de manger dans une salle à manger qui nous paraîtra aussi grande qu’une salle de bal tellement il n’y aura que quelques tables. Une vie normale ? Sauf au foot et le sport en général. Moi qui était toujours en retard dans mes tacles tellement j’étais leste, là ça serait mission impossible si comme règle de base je devais systématiquement laisser 2 mètres d’avance à mon attaquant. L’autre sujet qui fait rigoler ? Le pétrole. Il fait le yoyo, comme un fou dans un asile psychiatrique qui passe du rire à l’hystérie en 4 secondes s’il n’a pas reçu son tranquillisant. Le pétrole monte. J’imagine qu’il y a foule derrière les stations essence et que les avions encombrent à nouveau le ciel sinon je n’y comprendrais plus rien. D’ailleurs il n’y a rien à comprendre. Roubini s’est à nouveau exprimé et nous devrions vivre dans un monde complètement down ces 78 prochaines années. Roubini a été juste pour la prédiction des subprime. C’est la seule fois dans sa vie où il a été capable de prédire quelque chose de juste. Depuis 2008 il est toujours faux et pourvu que ça dure. Sinon ce sera pâtes et conserves pour tout le monde durant très longtemps.

Quant aux marchés financiers ils se cherchent un nouveau support, avec une volatilité toujours assez élevée et des soubresauts importants d’un jour à l’autre. Comme si les marchés étaient tantôt euphoriques, tantôt déprimés. Tiens, peut-être une bonne idée que d’offrir un soutien psychologique aux traders ces temps. Ils peinent à soutenir une vision à quelques heures. Maintenant que tout semble se calmer un peu, qu’on tente de reprendre nos esprits en évitant de scruter la performance de nos portefeuilles (ne regardez pas sinon c’est encore l’asile qui vous guette), c’est la dette qui resurgit. La dette ? C’est le fameux fléau qui a déjà fait tant couler d’encre et de sang dans toute l’Europe entre les deux guerres. Un fléau dont on aime pas tellement se rappeler mais qu’il ne faut pas oublier. Mr Johnson a franchi très discrètement un pas qui est à peu près passé inaperçu. Un fait de taille. L’Angleterre n’émet plus aucun emprunt. C’est la BOE qui fournit directement les liquidités à l’Etat pour honorer ses engagements. Pour faire simple, il y a eu fusion entre l’Etat et la banque centrale. La BOE imprime simplement le pèse dont l’Etat a besoin. Au niveau comptable j’ignore comment cela se passe – défaut professionnel pardon – mais c’est un peu comme au Monopoly quand un joueur triche. S’il n’a plus d’argent, alors que les autres joueurs sont en train de s’empiffrer de biscuits à la cuisine après 5 heures de jeu, il puise simplement quelques billets de 10’000 à la banque. Aussi simple que cela. Et il continue de faire ses emplettes. Le hic ? Le tricheur sera forcément très enclin à racheter à l’autre un terrain qu’il ne possède pas… et forcément beaucoup plus cher. Ça s’appelle l’inflation. Trop de pèse couplé à des biens qui deviennent rares. Lire la suite →

Des plumes et du goudron

Alors je ne sais pas mais la situation que nous vivons est vraiment spéciale. C’est le moins que je puisse écrire. D’un côté, vous avez tous ceux qui croient à un retour à la normale, qui le veulent même, comme ces idiots de PLR et UDC qui croient que demain sera pareil à ce qui a été. De l’autre côté vous avez ceux qui freinent des deux pieds, ceux qui disent qu’hier ne sera plus jamais. Vous avez encore ceux qui croient que le pétrole en-dessous de zéro c’est trop cool et que l’on n’en consommera plus jamais, que les stations-service doivent désormais se repenser en exploitation agricole bio. Et vous avez encore ceux qui remplissent tanker et piscines d’or noir car persuadés que c’est juste une parenthèse un peu fofolle que nous venons de vivre. Pour en revenir aux deux partis suisses précités ils seront gâtés. Les Verts ne les remercieront jamais assez de leur dérouler le tapis rouge pour les prochaines élections. J’ai toujours dit que les imbéciles finissent toujours par s’autodétruire tout seul, sans aide aucune. Et bientôt c’est Lucky Luke qui les couvrira de plumes et de goudron…

Côté bourse ça oscille toujours un peu trop fort dans tous les sens. Nous avons vécu deux semaines historiques de hausse. Lundi et mardi par contre c’était moche, because of the pétrole. Et aussi en raison de notre copain virus qui continue de semer terreur sur toute la planète. Sans vaccin, il ne sera simplement pas possible de reprendre une vie normale, une vie comme avant je veux dire. On se réjouit de voir tous les stades de foot démontés et reconstruits simplement avec une buvette en bois. 100 spectateurs suffisent largement. Ce sont les joueurs qui devront allumer le grill pour leur saucisse à la fin du match. Et comme les voitures seront bientôt interdites il restera le vélo pour se rendre au stade. Lire la suite →

 
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