La valse des monnaies

| Billet invité | Sans rire. Le rituel se répète inlassablement à en devenir risible. A présent, c’est au tour de la Belgique de demander l’aumône. Eux non plus n’y arrivent pas. La Commission Européenne devra dire si oui ou non elle leur laisse un délai supplémentaire pour ramener les finances publiques à l’équilibre. Au lieu de 2015, 2016 serait plus approprié semble-t-il. Mais qu’en savent-ils? Rien. Strictement rien du tout. Personne n’arrive à prédire ce qui se passera la semaine prochaine. Ça c’est la réalité! Toute l’Europe continue d’avancer dans un « no man’s land » dont même les lecteurs de boule de cristal y perdent leur latin.

La semaine qui s’annonce devrait nous éclairer quelque peu sur l’état des sables mouvants. Les banques centrales européennes et américaines nous diront si les pédaleurs-fous installés sur leur machine à produire des billets sont prêts à continuer d’emmener des braquets immenses. Le monde de la petite reine est pourri. Cela on le sait depuis longtemps. La finance n’en mène pas large non plus dans ce domaine. A se demander en fait ce qui n’est pas manipulé. Que dire des changes en effet? Que dire des cours des monnaies qui ne savent plus flotter librement et dont les cours sont manipulés par les banques centrales à leur convenance. De plus en plus, et la BNS n’y échappera pas, la situation économique spécifique de chaque partenaire commercial devra être prise en compte. Fixer artificiellement des taux de change afin d’éviter à un pays comme la Suisse de plonger pourrait bien devenir un joyeux passe-temps pour nos économistes. Comment régater face à une FED, BCE et autre banque du Japon qui ne cessent d’imprimer des billets et qui font ce qui les arrange? Les exportateurs suisses peuvent d’ores et déjà s’agender nombre de réunions avec M. Jordan. Ils auront beaucoup de choses à se dire.

Le mois de mai pointe à présent le bout de son nez. Terminées les publications des sociétés qui somme toute n’étaient pas si mauvaises que cela. Terminés les sujets de discussion concrets liés à l’économie et aux perspectives. A présent, et c’est bien là le danger, place aux politiques! Le fiscal cliff reviendra sur le devant de la scène d’ici à quelques jours, dès que l’on en aura terminé de parler des banques centrales. C’est à dire dès vendredi si tout va bien. On reparlera aussi chômage, croissance qui n’existe pas, endettements étatiques qui ne font que croître…

En bref, la route du mois de mai pourrait bien s’annoncer particulièrement « bumpy ». Un peu d’animation nous fera du bien. Ames sensibles s’abstenir et à celles et ceux dont les nerfs sont fragiles, peut-être que partir en vacances et n’ouvrir aucun journal reste le meilleur des investissements…

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