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En mode cabane à sucre à rebours

Je déteste les chiffres en général, en tout cas ceux publiés par les Gouvernements. Car premièrement ils sont souvent faux, et ensuite je sais qu’ils sont bidouillés. En revanche je lis avec attention les chiffres de la consommation de notre belle petite Europe qui sont simplement tout pourris: – 0.2% pour février. Ça veut dire quoi? Que Draghi est au bout du bout avec sa joyeuse clique de la BCE et que rien ne va plus. Je reste plus ou moins convaincu que l’augmentation du prix de l’énergie, donc pétrole aussi, favorisera l’Europe à ne pas retomber en récession. Les effets devraient se faire sentir d’ici à quelques mois.

Je surveille également le cours EUR/USD depuis le discours du Maestro (donc pas la carte maestro qui vous permet de vous abreuver au tire-billets). Pas bon du tout. L’Euro monte face au dollar donc rien de bien reluisant pour les exportateurs européens qui souffrent encore plus alors qu’en temps normal, lorsqu’on ne regarde pas le monde à rebours depuis une cabane à sucre canadienne, le cours de l’Euro devrait baisser suite aux derniers ajustements opérés par la BCE. Alors une question à deux balles: c’est quoi la suite? On descend les taux à – 5% d’un coup à la BCE? C’est Weidman qui sera content, et Schäuble aussi. Il est toujours bon de rappeler comment sont éduqués les peuples du nord de continent, y compris la Suisse. On nous a appris à épargner. Donc pour les épargnants, c’est simplement une catastrophe de constater que leur argent, économisé durement, fond comme neige au soleil et ne rapporte plus ce qui était prévu. Lire la suite →

Le grand huit!

Le ridicule ne tue pas et c’est tant mieux. Car dans la planète finance en ce moment, c’est juste les montagnes russes. La Chine se prend à jouer avec ces dernières. La bourse continue de faire des siennes et personne ne sait vraiment si la situation est vraiment grave. Info ou intox? Les Chinois en sont les maîtres absolus. Surtout en fait dans la non-info. Bref passons. Depuis quand s’intéresse-t-on à la Chine et à leur bourse? Finalement, tant que ça reste chez eux, on s’en fiche royalement.

Ensuite reste encore et toujours notre bonne vieille Europe. Une Europe qui ne sait toujours pas où elle en est. En France, où tout se passe différemment d’ailleurs, nous venons de vivre la vivifiante épopée des tracteurs qui ont tout bloqué. Et bien entendu, le gouvernement a cédé, promis, mis la main à la poche. C’est toujours comme ça en France. Il n’y a pas de sous mais on en trouve toujours. L’important dans ces cas-là, et peu importe le prix à payer lorsque les images télé tournent en boucle sur les chaînes du monde, c’est de ne pas perdre la face n’est-ce pas M. Vals?

Quant aux Allemands merci ils se portent très bien. Ils continuent leur hard line envers et contre tous, nous rejouant ce qui a déjà coûté leur perte au début du siècle passé. A force de vouloir maintenir cette Europe debout, de cette manière-là, avec les modalités en place, on court au clash. Personne ne souhaite se faire imposer de telles souffrances. Pas même les Grecs. Alors à tort ou à raison je ne dis pas. Mais il est un fait que je relève. Lorsqu’on impose quelque chose à quelqu’un, même s’il semble l’accepter à première vue, il arrive toujours le jour où ce dernier se rebellera. Et quand ça se passe en général, lorsque le rebelle décide de se redresser, c’est rarement dans un climat serein de bienveillance que cela se déroule. Donc chaud devant. C’est écrit. Lire la suite →

Quand y en a plus y en a encore

Mais quelle journée mes amis! Hier c’était jour de fête avec des bourses qui s’en sont allées tutoyer les étoiles au moyen d’une grosse fusée estampillée « Greece will be saved ». Mais quelles émotions dites-moi!! Jamais je n’aurais pensé que le sort de la Grèce puisse faire tant de bien à la planète. Car oui la planète tout entière fête déjà le sauvetage hautement probable de l’enfant terrible européen.

Tout sera réglé d’ici à vendredi si l’on en croit les bourses. Par contre, reste à voir ce qui sera effectivement réglé. Ou si le plan d’aide proposé s’apparentera comme jusqu’à présent à une cabane montée à la hâte dans un sapin qui penche… Alors moi je dis ça je dis rien. Mais je ne vois toujours pas comment on va résoudre les problèmes d’un pays qui ne fonctionne pas, qui est mal géré, qui ne possède toujours pas de registre foncier, avec une croissance qui n’existe pas, avec une population au chômage, et qui est criblé de dettes. Bon d’accord reste la solution miracle de la Nouvelle économie. On installe un con à une machine à imprimer des billets et on paye les factures avec le cash tout frais. Comme ça c’est facile j’en conviens volontiers. Dommage que je ne puisse en faire autant d’ailleurs. Je n’hésiterais plus à me payer une île aux Seychelles avec un hôtel cinq étoiles rien que pour moi. Lire la suite →

L’inutile focalisation sur la Grèce

Chacun a ses problèmes à régler. Dans un couple, en famille, au boulot, dans les loisirs, chacun doit veiller à trouver son propre chemin. Il peut se faire aider, se faire conseiller. Mais au final, dans une épreuve, on se retrouve à chaque fois tout seul. A devoir évaluer, sous-peser, digérer, décider. Ce qu’il y a de surprenant dans tout ce qui se passe actuellement sur notre planète, c’est que TOUT le monde n’a en bouche que le mot GRECE qui résonne. Nous nous occupons TOUS de savoir ce qui se passera dans ce petit pays. Que serait notre existence si tout le monde devait se mêler des affaires des autres? Nous ne ferions que cela!

Que ce soit au niveau du FMI, de la Banque mondiale, de la BCE, des grands sages européens, des visionnaires américains, il n’y a donc plus que cela qui compte: le sort de la Grèce. Alors je ne dis pas qu’il est faux de vouloir s’occuper de quelqu’un d’autre, ou d’un pays, ou d’une épreuve particulière à surmonter. Mais de là à monopoliser l’attention de la planète entière, c’est une erreur. Lire la suite →

Les grenouilles sont à la fête… mais pas la Grèce

Alors non les Genevois ne sont pas les seuls à zieuter leurs ponts. Le niveau de l’eau continue d’inquiéter et on se rappelle alors qu’il n’existe aucun moyen digne de ce nom afin d’éviter les catastrophes naturelles. Tout au plus peut-on s’en protéger le mieux possible… et croiser ensuite les doigts.

En Grèce c’est en fait tout pareil. Sauf que là il ne pleut pas des gouttes, mais qu’il tombe des salves de menaces européennes. Et ça n’en finit pas. Le feuilleton grec (mais quel engouement pour ce petit pays, quelle tension insoutenable) continue encore et encore d’alimenter les discussions. En fait, il n’existe plus vraiment de nouvelles discussions. Car de la Grèce, de réunions en réunions, on en parlera bientôt deux fois par jour. Tsipras et Varoufakis peuvent d’ailleurs immédiatement se doter d’une tente Quechua 2 places. Ils passeront la belle saison à parloter aux quatre coins d’Europe. Alors autant bénéficier d’une tente qui se monte en un jet de bras. Ça les aidera à mieux courir.

Les marchés frissonnent sans arrêt. Au moindre commentaire de Schäuble, les bourses entament alors un tourné sur route digne de Bond. James Bond. Et c’est ce qui se passe en ce moment même. Les bourses étaient toutes guillerettes et tout à coup, patatras. L’Allemagne parle, menace (comme d’habitude), et tout par en sucette dans la rivière… (pas à Genève svpl ils ont suffisamment d’eau depuis quelques jours).

Mais quel feuilleton mes amis. Quel délire. Quelle intensité. Allez je me remets au boulot. Tout ça est bien trop excitant sinon j’arrive plus à me concentrer du tout…

 
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