Dead In The USA

| Billet invité |  Bruce Sprinsteen est un grand chanteur. Son titre phare « Born In The USA » résonne encore en moi depuis l’adolescence. Il me rappelle l’heure de ma révolte intérieure, puissante, sans limite et autodestructrice. Le parallèle avec maintenant? Ok je vais vous la faire simple. Et si le grand délire que j’alimente avec vous depuis quelques mois se précisait, je pourrais bien devenir un de ceux (on n’est pas beaucoup en fait…) qui aura prévu et commenté depuis fort longtemps la prochaine faillite des Etats-Unis. Dead In The USA?

Le grand délire que j’étaye ce matin diffère pourtant quelque peu de mes écrits précédents. Ce que je prédis à longueur d’année n’est, jusqu’à présent, en rien dû au hasard, comme le tapering qui n’a pas eu lieu. Je poursuis ma réflexion simplement en me basant sur ma propre compréhension des événements qui se déroulent sous nos yeux. Sauf que là, eh bien je le reconnais, il n’y a plus rien de rationnel. C’est pile ou face. Soit les Etat-Unis adoptent dans 16 jours un relèvement du plafond de la dette et le pays s’épargne pour un temps donné une faillite retentissante, soit la faillite est immédiate. Et là, personne ne sait. C’est juste un coup de poker.

Il n’empêche. Cette faillite, je me dis qu’elle pourrait bien avoir lieu dans 16 jours si je me base sur toutes les infos que je vous rapporte patiemment depuis de longs mois. Je poursuis mon hypothèse, même si j’émets un grand bémol au risque de me tromper? Mon hypothèse de travail, au risque de paraître ridicule, se base sur la cacophonie qui se déroule sous nos yeux. Je le répète: je crois sincèrement qu’ils sont tous d’accord entre eux, de la FED au Tresor, en passant par le Congrès. Tous nous jouent la pleureuse, se rejetant la faute mutuellement, abreuvant la presse de commentaires style: un jour c’est bleu, un jour c’est noir. Ça va dans tous les sens! Je vois dans cette manœuvre une simple opération de propagande. Un moyen de communiquer. Un moyen de préparer le monde à devoir payer… pour les Etats-Unis. Car rappelez-vous. La dette US, qui la détient? A qui le problème?

Le shutdown orchestré hier soir ne pourrait se traduire que par la suite logique d’un processus entamé il y a fort longtemps. La croissance du pays est atone. Le chômage ne redescend pas. D’inflation il n’y a pas non plus. Et cette dette qui affole les compteurs seconde après seconde… Rendons-nous compte un instant en nous posant la question suivante: mais que reste-t-il pour s’en sortir? Vous avez la réponse? Moi pas. Si ce n’est une restructuration de dette. Restent encore nos amis Républicains qui campent sur leurs postions. Ils ne veulent pas entendre parler de l’Obamacare et refusent tout compromis sur une augmentation des impôts. Les Démocrates veulent à présent mettre en œuvre l’Obamacare, maintenant, et souhaitent relever les impôts. Heeeeuuuuhhhh… en clair, un parti dit: « à droite toute », et l’autre dit « à gauche toute ». En simple, un surplace monumental. Ils ne communiquent simplement pas sur la même fréquence.

Hypothèse un peu folle? Effondrement des bourses programmé pour dans 16 jours et pagaille annoncée au niveau planétaire avec des conséquences collatérales insoupçonnées? Peut-être bien. En tous les cas, moi l’or, je l’aime bien ces temps…

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