Qui sait lire les Signes?

La correction boursière semble s’être achevée, sans vraiment pouvoir comprendre pourquoi. Le magicien Draghi a de nouveau su rassurer son monde, comme à son habitude depuis sa prise de fonction. Cela nous change de Trichet, même si ce dernier appliquait à la lettre et avec beaucoup de sérieux sa mission. Jusqu’à quand croirons-nous les magiciens? Ou les fous devrais-je dire. Les fous? Non pas ceux qui garnissent nos asiles. Mais bien ceux qui dirigent notre monde. Ceux qui font croire au monde que l’on s’en sortira simplement en utilisant une baguette magique nommée planche à billets. L’illusion a toujours fasciné la foule. Pourquoi devraient-ils se priver de cet atout majeur?

Reste que les bourses plafonnent, même si elles se redressent. Les plus habiles d’entre nous sauront quels titres acheter, quels titres surperformeront la reprise de la montée au ciel. Car de correction véritable il n’y pas eu. Elle n’a pas été suffisamment prononcée pour que l’on puisse véritablement parler de saine correction. Restent les affamés, les spéculateurs, ceux qui rêvent encore au miracle de la fuite en avant perpétuelle. Je ne me lasserai jamais de rappeler que mon favori reste l’or. Pas l’or « compte métal ». Mais bien l’or physique. L’or que tout le monde s’arrachera lorsque le cataclysme sera déclenché. Car lorsque tout partira en sucette, que les peuples se rendront compte qu’ils ne possèdent en fait plus rien, que les gouvernements n’auront plus d’autre choix que de ponctionner l’avoir des gens directement sur leurs comptes épargne, eh bien cela fera mal!

Attention à l’écran de fumée. On essaie de nous endormir une dernière fois, de nous dire que ça ira, de nous dire que les banques ne vont pas si mal que ça, de nous dire que l’endettement des Etats reste sous contrôle, de nous dire que l’on va vers du mieux. C’est juste! Mais avant il faudra accepter de prendre les casseroles et quelques pains dans la figure. C’est le prix à payer pour la renaissance. Une renaissance? Oh que oui. Optimiste invétéré je reste. Mais un optimiste conscient qui se base sur ce qu’il voit et comprend, et non pas sur ce qu’on tente de me faire avaler.

Ce que je vois? Des Signes qui ne trompent pas. Des licenciements à gogo ces dernières semaines, des entreprises qui déménagent, qui réorientent leur business, qui se préparent au pire. Je vois aussi des entreprises qui ne savent plus quoi faire de leur cash et qui, « pression » (je me tors de rire) des actionnaires oblige, vont racheter à tout va leurs propres actions ou pire, « investir » l’argent volé aux consommateurs dans des rachats d’entreprise fumeux. A coup sûr, après quelques entrées en bourse retentissantes style Facebook ou Twitter, l’heure est venue de faire n’importe quoi.

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