En mode Tête de Moine

C’est toujours ainsi lorsqu’on prend les quatre heures chez moi. Quelqu’un se dévoue pour tourner la girolle afin de gaver les convives de goûteux bouquets de Tête de Moine. Et puis, quand il en a marre, quelqu’un d’autre prend le relais pour faire tourner la girolle. La bonne nouvelle? C’est qu’il n’y a pas à réfléchir quand on tourne. Dans un sens ça fait des bouquets, et dans l’autre sens ça ne fait rien.

La différence avec les marchés actuellement? C’est que tout le monde semble avoir compris cela. Les marchés s’en prennent plein les gencives et le fromage semble coller aux dents. C’est simplement sauve qui peut avec la Chine qui s’est encore rétamée la nuit passée. Même là-bas il semble qu’ils soient tous décidés à tester la fameuse girolle chère à Bellelay. Un comble au pays où le riz reste la denrée principale. Alors je ne sais pas ce que tout cela veut dire car nos marchés sont complètement dingo. Un rien peut les faire plonger et  un rien encore peut les faire remonter aussi vite qu’un plongeur qui ne respecte pas les paliers.

Reste que la croissance chinoise ne va pas bien du tout, que l’inflation tant attendue aux Etats-Unis n’existe pas et que personne ne sait quoique ce soit. Les marchés? Ils vont soit en haut soit en bas. Ces temps ils sont plutôt down… Il y a aussi l’économiste Stiglitz qui fait la promotion de son nouveau bouquin et qui donne des interviews dans les salons de thé du monde entier. C’est très bien. J’aime beaucoup ce que dit ce monsieur. Il estime à juste titre que les Etats européens devraient cesser immédiatement leurs politiques d’austérité et parallèlement qu’ils devraient s’endetter un max pour lancer de grands projets. Idem pour son pays. Les USA n’avancent pas et les infrastructures devraient être poussées à fond les manettes. Tout cela est juste. Les taux sont au plancher et la dette ne coûte rien.

Je me réjouis beaucoup d’entendre à nouveau M. Stiglitz ou M. Krugman, si nos économies devaient un jour repartir avec des taux de croissance hyper cool et un chômage à -2%, encourager les gouvernements à réduire leur dette! Mais c’est bizarre. Je suis les marchés depuis 25 ans et je ne lis jamais un économiste qui sort de sa boîte pour réclamer de telles mesures quand tout va bien. Alors peut-être que c’est moi qui suis aux fraises. Peut-être que notre monde est en fait en crise depuis 25 ans et que rien n’est jamais allé comme il faut…

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