Warren Buffet, la vie et Federer: mode d’emploi pour réussir

L’immense Monsieur Federer joue au tennis, et plutôt bien. Mais aujourd’hui pas question de vous parler de tennis, c’est anecdotique, même si le Maître a encore repoussé les limites du possible hier. Ce billet se veut volontairement quelque peu décalé pour une fois, mais vous verrez, le parallèle est saisissant. Pas question en revanche de vous embêter en donnant des leçons, car j’en suis bien incapable et surtout beaucoup trop respectueux de la voie que chacun choisit pour réussir sa vie. Ou pas.

Il y a plusieurs années, et là se trouve la leçon Federer, ce grand monsieur du tennis l’a pilé. D’autres joueurs, beaucoup plus puncheurs que lui, lui ont « volé » des titres. Lorsqu’il croisait la route de Djokovic ou Nadal, c’en était bien souvent terminé. Ces deux joueurs n’étaient pas plus doués que lui techniquement, mais ils jouaient avec une telle intensité et une telle agressivité que Federer ne pouvait rien y faire. Pendant des années le même scénario s’est dessiné. Federer jouait bien, mais à la fin, c’étaient les autres qui gagnaient. Et qu’a fait Federer durant toutes ces années? Il a continué à jouer au tennis. Il s’est fixé comme simple but de trouver du plaisir dans son jeu, de s’amuser et finalement, d’accepter qu’il ne rivalisait pas avec ses concurrents-là.

Warren Buffet ne joue pas au tennis. Lui, il vit toujours dans sa petite maison en bois et tient son meeting annuel dans l’Oklahoma une fois par an en mangeant un burger-frites et en buvant un Coca. Le reste de l’année, le milliardaire étudie l’économie, décèle les entreprises dont le potentiel est endormi et investit ensuite des sommes colossales dès qu’il sent que le poisson va frire. Buffet et Federer jouent exactement le même match. Contre vents et marrées, ils continuent inlassablement de faire ce qu’ils aiment faire. Peu importe le succès. Peu importe qui se trouve de l’autre côté du filet. Peu importe si la période boursière est propice ou non. Eux deux continuent inlassablement d’être concentrés sur leurs qualités, à s’écouter, à prendre du plaisir dans leur activité. Ils planifient soigneusement ce qu’ils vont entreprendre, en prenant en compte les paramètres du moment.

La vie se déroule exactement sous cet aspect-là également. La seule chose à faire, même si la période est difficile, c’est de savoir prendre du plaisir dans ce qu’on aime faire et surtout d’exploiter ses qualités. Federer aurait certainement bien souhaité pouvoir rivaliser d’ardeur contre Djokovic et Nadal. Il a essayé, sans aucun résultat, même s’il se disait dans sa tête qu’il devait pouvoir lui aussi accéder à cette fougue. La fougue ne fait pas partie de son talent. Son talent, c’est le jeu léché. Le beau jeu. L’expression de la créativité et de la finesse. C’est simplement sa marque de fabrique. Et au final que s’est-il passé? Federer est resté lui-même. Il a continué à jouer au tennis alors que tout le monde disait qu’il était fini. Il a continué à jouer pour le plaisir, alors que ces deux autres joueurs ont tiré sur la corde pendant des années, en se montrant terriblement exigeants tant sur le plan physique que sur le plan mental.

La petite leçon de tout cela, c’est de se rappeler que le succès n’est pas celui que l’on tente de nous faire gober. Le succès, ce n’est pas de gagner de l’argent, ou de gagner des titres. Le succès, c’est de faire ce que l’on aime, de continuer à être centré sur soi-même, de continuer à écouter ses envies, de continuer à exploiter ses talents, de continuer à croire en soi. Il n’existe aucune autre recette. Et la pire des choses à faire et de loin, c’est de tenter de se changer soi-même en se disant que c’est ce que les autres demandent. Cela peut paraître bizarre venant d’un zèzè comme moi, mais l’amour de la chose bien faite reste une des clés. Le respect des autres et faire preuve de grandeur sont aussi des éléments dont on oublie souvent le bienfait. Si vous aimez ce que vous faites, si vous êtes alignés avec vos valeurs, si vous vous amusez en vous levant, votre vie est déjà réussie.

Certains se moquaient également du fondateur d’Ikea, jugé avare pour à peu près tout le monde. Qu’a fait le Suédois? Il a continué à vivre selon ses propres valeurs, appliquant cette règle tant au job qu’à la maison. Il a continué à voyager en classe économique, chassant les bonnes actions en faisant ses courses. Telles étaient ses valeurs: humilité, économies, simplicité. Kamprad était ainsi. Il a vécu en s’écoutant, en appliquant au quotidien ses valeurs. Le succès? Pour lui c’était cela. Pour Federer, jouer au tennis. Pour Bufffet, déceler des entreprises à potentiel et y investir de l’argent.


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