Et soudainement la résurrection… déjà.

C’est absolument splendide. Vendredi j’écrivais encore que ce sont toujours les États-Unis qui donnent les premiers les signaux et j’aurais bien aimé me tromper. Mais non ça marche à tous les coups. Hier soir, explosion à la hausse à Wall Street et les marchés pédalent comme des fous aujourd’hui pour rattraper le retard.

La panique liée au virus est DÉJÀ en train de devenir banale. Bientôt, il y aura tant de cas sur toute la planète que tenter de les suivre deviendra aussi simple que de tenter de comprendre la politique sportive du FC Sion. Le temps des emplettes est déjà revenu, même si les banques centrales n’ont encore rien dit et qu’il n’y a aucune confirmation tangible, mesurable, d’un retour à la normale. Lorsque ces éléments nous seront connus, ce sera déjà trop tard. Les marchés anticipent toujours ce genre de choses car nous sommes des parieurs. Nous achetons l’incertitude et vendons la certitude. En revanche le temps des emplettes dans les magasins ça prendra encore un peu de temps. Certains magasins on-line manquent de tout et leur « offre » fait peine à voir. Preuve s’il en est de la panique complète qui a régné ces derniers 10 jours.

La baisse brutale, complètement irrationnelle, sera suivie d’une hausse tout aussi brutale. Il y a plein de gars qui doivent se refaire, ceux qui ont vendu comme des sacs alors que tout dégringolait. Et il y a les autres qui n’ont absolument rien fait et qui ont laissé faire, avec la certitude que tout redeviendrait tôt ou tard comme avant. Lire la suite →

On jette tout, même ce qui est bon

Les marchés continuent de dévisser. C’est simple, avec les mesures prises par les gouvernements il ne peut en être autrement. Tout devient compliqué quand on interdit aux entreprises de fonctionner normalement. Le coup d’arrêt s’annonce brutal, avec des chiffres au T1 qui seront forcément abominables. Et pas dit qu’on se relève si vite cette fois-ci car la correction est brutale. Deux trimestres à croissance négative et l’on parlera déjà de récession, avec les banques centrales qui n’ont plus aucun pouvoir cette fois-ci. Racheter toutes dettes émises était simple, comme de baisser les taux. Mais face à l’angoisse de l’éradication de la race humaine, là je ne vois pas en quoi Mme Lagarde pourrait bien rassurer.

Il s’agit du 6 ou 7ème jour de baisse. Et à coup de 3-4% chaque jour ça descend vite. Le krach tant annoncé depuis tant d’années est peut-être en train de se produire, même si je continue à penser que tout est exagéré et que pour dire vrai je n’en crois rien. Mais au rythme où cela se déroule, on risque bien de nous offrir une pelle et pioche, aux vivants je dis, pour nous remettre à cultiver nos jardins puisqu’on nous interdira bientôt d’aller faire nos courses au supermarché. Toute la marmaille y passe actuellement. Il n’y a aucun titre qui résiste à cette déferlante. Les pires titres et les meilleurs sont unis dans la glissade vers les abîmes. Lire la suite →

Le rebond sera J-O-U-I-S-S-I-F !

Rassurez-vous je ne vais pas m’y mettre aussi. 3’700 vous savez ce que c’est ? C’est le nombre de personnes qui meurent chaque jour de l’alcoolisme. Mais on n’en parle pas. L’alcool on sait tous que c’est la seule drogue parfaitement légale et qui profite aux États. Contrairement à la maladie de l’alcoolisme, qui n’en a jamais été une d’ailleurs, le Coronatruc se transmet. Et personne ne sait vraiment comment puisque des personnes qui soi-disant n’ont jamais été en contact avec le virus l’attrapent quand même. Bref et pour parler un peu des marchés, c’est la panique totale. Comme dans les supermarchés d’ailleurs puisque nous sommes tous en train de faire des provisions, comme entre les deux grandes guerres. Quitte à tous mourir, autant que ce soit chez soi. Je me réjouis d’ailleurs énormément que la pandémie actuelle se répande vraiment. J’espère ainsi pouvoir rester chez moi pendant plusieurs mois en quarantaine. Au vu de la chiasse ambiante rien n’est impossible et ça tomberait bien. J’ai un tas de trucs que j’aimerais réaliser chez moi que je repousse toujours pour quand je serai en retraite.

Reste que les marchés décrochent complètement, à l’aveugle, n’importe comment. Les entreprises sont à l’arrêt complet. Il manque des composants. Les horlogers ne voyagent plus. Les composants de Smartphone n’arrivent plus. C’est le bordel complet. Encore quelques jours comme ça et ce sera la capitulation… et une immense occasion de racheter le marché à très bon prix. Car les fondamentaux sont toujours au vert. Les fondamentaux ? Alors non ce ne sont plus les perspectives économiques ou le taux de croissance qui font foi. Mais les taux et la planche à billets. Et les taux sont à zéro. Donc crédits à gogo pour soutenir n’importe quoi. Certaines banques centrales vont d’ailleurs prendre des mesures inédites. Si vous êtes en Chine et que vous vendez un titre en bourse, on vous dézingue. D’ailleurs, je pense même qu’ils vont bientôt nous sortir une loi qui dit qu’on peut acheter des titres, voire même qu’on doit, mais qu’il est interdit de les revendre. Là ça serait assez cool de vivre ça. Lire la suite →

La vache, le mouton et la chauve-souris

J’aime bien les histoires qui commencent par « il était une fois…. ». Ca me rend nostalgique de l’insouciance de mon enfance. Ce qu’il y a d’intéressant aujourd’hui, c’est qu’un jour, dans très longtemps, je crois que si Disney existe toujours il y aura des gens qui pourront sortir une histoire avec ce qu’il se passe actuellement.

Tout d’abord, il y a cette histoire de soupe à la chauve-souris. Alors moi j’en ai déjà vu des milliers en Australie, et de tout près. Sauf qu’elles étaient vivantes et que même en camping, même affamé, je n’ai jamais tenté d’en attraper une pour en faire une soupe. Le monde actuel s’enflamme car semble-t-il, c’est la cause des centaines de milliers de cadavres qui jonchent nos rues. Sans rire. On débloque ou quoi ? Ce dont le Monde a peur, ce n’est pas de l’épidémie (enfin si). Mais c’est surtout parce que l’on se rend compte que de très grands pays en sont encore à la préhistoire en matière de soins, sans parler forcément d’hygiène. J’ai toujours dit que la société qui peut générer une croissance exponentielle s’appelle Geberit… Il suffit de se rendre au pays de la vache sacrée pour s’en rendre compte.

Cette semaine aura été dictée par des volte-face impressionnants. Les bourses font le yoyo, alternant les hausses et les baisses, sans discernement. Une journée démarre en rouge ? Tels des moutons, nous suivons tous. Nous décidons tous de mourir et vendre absolument tout ce qu’il nous reste. Même la belle-mère. Et le jour suivant, on se rend compte qu’on n’a pas réussi à mourir complètement et on rachète le tout en rameutant les troupeaux du monde entier. Pour faire simple, un jour c’est bien, un jour c’est moche. Lire la suite →

Et l’orchestre continue de jouer… et bien !

La perspective de plonger dans l’abîme approche, mais on ne sait pas quand. Pour le moment, les marchés montent, continuent de monter, et fort. Peut-être la confirmation du feu d’artifice tant attendu qui finalise à chaque fois un cycle boursier. En tout cas ça y ressemble furieusement. Les périodes d’euphorie débutent toujours ainsi. Ça monte, monte et monte, avec très peu d’accrocs. Ceux qui me disent que 2019 était déjà e-x-c-e-p-t-i-o-n-n-e-l et qu’on est déjà très haut, trop haut, que ça fait déjà des mois que ça monte, ben disons que je respecte leur avis. C’est juste. Par contre ne pas oublier que 2018 était une année horribilis dans le cycle haussier. Ça met tout de suite en rapport 2019, qui n’a fait somme toute que corriger le couac de 2018. Pourquoi ça a foiré en 2018 ? La faute à Trump qui a flingué les Chinois en leur assénant menace sur menace pour les amener à bien vouloir venir manger un Big Mac avec lui. Tout le monde a soudainement eu la trouille de voir la croissance mondiale s’aligner à celle du Japon. Et pourtant l’Histoire retiendra que Trump avait raison sur bien des points, notamment en ce qui concerne le volet du partage obligatoire du volet de la propriété intellectuelle. Si la manière « cowboyesque » a pu déplaire, et je suis gentil en disant cela, sur le fond il avait complètement raison de presser sur le champignon.

Et maintenant on fait quoi ? On serre les fesses, et pour ceux qui sont encore investis, ne rien faire. Je constate des daubes de titres qui jusqu’ici sont restés complètement décrochées du cycle haussier pédaler pour rattraper leur retard. Cela veut dire qu’il y a des gens, sûrement des inconscients comme moi, qui misent sur des titres plus ou moins pourris en se disant qu’il n’y a plus que ceux-là qui vont surperformer. Alors c’est juste et faux en même temps. Car les marchés dans leur ensemble sont tirés vers le haut (on peut acheter à peu près n’importe quoi sans gros risque de se planter), mais les titres ignorés jusqu’ici pédalent comme des fous. En parallèle, il y a aussi des titres qui ont pété une durite. Prenez Straumann pour parler de mon coin de pays. Le titre valait 100 il y a 8 ans. Il vaut 1’000. Pour expliquer cette hausse vertigineuse, il y deux possibilités. La première, c’est qu’un nombre impressionnant d’entre nous a décidé d’avoir le même sourire que Jürgen Klopp, avec des dents plus blanches que la neige. La deuxième hypothèse, c’est qu’on est complet aux fraises et que l’hystérie s’est emparée du titre en voyant son cours partir comme la fusée Bolt. Sur une piste cendrée je disais. Pas lorsqu’il s’est essayé au foot. Lire la suite →

 
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