Hollywood ça existe toujours?

La tentation reste le pire ennemi de tout citoyen qui atteint un certain niveau de notoriété. A un moment donné, dès qu’on se retrouve comme un poulet grillé par la lumière des plateaux-télé, on ne peut plus faire autrement. A force de se faire inviter sans arrêt, on finit par accepter. D’abord on accepte quelque chose de parfaitement banal, comme voir un match de foot très emmerdant de Super-League avec son banquier qui doit absolument remplir la loge payée trop cher pour nous montrer combien il aime notre argent. Et puis ensuite tombe une invitation pour aller passer un week-end complet à St-Moritz dans un palace, ou au Golf à Montana. On refuse une fois, deux fois, et puis à la fin on se dit: « Et pis merde, pourquoi les autres et pas moi? ».

Le politique genevois qui a jusqu’à présent tout fait juste dans sa carrière vient de péter en plein vol, comme un poulet bourré l’hélium. Même s’il est blanchi, même si l’on parvient à prouver qu’il n’a rien fait de mal, le mal est simplement fait. Il a perdu la confiance et en politique, lorsqu’on a une casserole au cul, on est simplement fini. S’il est reconnu que l’absinthe fait perdre la boule, il serait peut-être utile de rajouter le mot « pouvoir » dans une liste d’alcools qui font déraisonner ceux qui y touchent. Rares sont les politiques qui à un moment ou à un autre savent garder la route, ne pas se disperser, ne pas passer leur temps à répondre à des invitations qui ne sont là que pour une seule chose: les corrompre. Lire la suite →

Le mot « attendre » va sortir du dictionnaire

Les marchés sont merveilleux. Ils montent, même si hier soir c’était tout rouge. En cause une seule chose: les taux. On s’effraie tel le gnou devant le crocodile car le 10 ans américain a dépassé 3%. J’en suis bouleversé. Les taux montent et ça va continuer il ne peut en être autrement. Le trend s’est inversé il y a bien longtemps et je peine à comprendre « l’inquiétude », ou la surprise de voir les marchés s’étonner de cela. Le fait que les rendements se tendent n’est pas encore inquiétant. Cela le sera lorsque des Etats prendront gentiment conscience qu’un jour le point d’inflexion surviendra. Et ce jour. THE BIG DAY, cela sera lorsqu’ils prendront conscience que la dette, à un certain niveau de taux, ça coûte horriblement cher. Et que ça aura un impact énorme dans l’équilibre budgétaire qui n’existe d’ailleurs pas, sauf en Suisse. Oui parce que vous savez en Suisse on ne fait rien comme tout le monde. Nous, on réduit notre dette depuis belle lurette car c’est dans la Loi.

Dans les nouvelles qui nous pourrissent la vie il y a les risques géopolitiques avec Mr Trump qui est, reste, et restera ingérable. Jusqu’à sa destitution. Trump agit comme un gosse de 3 ans qui vous fait une immense crise au milieu de la Migros parce que vous avez le malheur de lui refuser l’achat d’un tire-gueule. Il est ainsi et on ne le changera pas, comme tant d’autres rebelles qui restent toute leur vie à leur état d’immaturité totale. Autrement nous percevons l’avenir en rose, avec des résultats d’entreprises qui sont, restent, et resteront excellents tout au long de l’année. Et pour ceux qui sont sur le pétrole, restez-y! Des couilles en or que se feront les majors cette année. Ensuite vous avez des titres comme Swatch qui continuent leur folle marche en avant, avec un cours qui atteindra bientôt les 500. Cela fait plus de 20% YTY. Vous avez encore le pharmacien en ligne Zur Rose qui vous livre tout pour vous guérir dans votre boîte aux lettres. Le titre a déjà pris 30% depuis que j’avais évoqué le sujet. Au niveau des grandes banques c’est Credit Suisse qui a pris l’avantage sur sa grande sœur. Cours à 17 contre 16.30 ça fait frémir de joie d’ailleurs tant la volatilité reste énorme sur ces deux titres. Daube totale. Ce match-là est aussi passionnant que sera le parcours de l’équipe de Suisse dans le pays où est née la démocratie. Boycott total pour ma part de cette mascarade totale. Et au vu du jeu chatoyant des Suisses, mieux vaut me mettre au macramé appliqué. Au moins j’apprendrai quelque chose. En attendant, je me concentre sur les championnats du monde de hockey. Proposition à l’instance dirigeante: vous ne pourriez pas agender pour l’an prochain que chaque équipe puisse disputer deux matchs le même jour? Un juste après les corn-flakes du matin et un juste après les 4 heures ce serait top! On serait quitte d’attendre le lendemain pour s’emmerder à nouveau. Lire la suite →

A la leçon de gym

La souplesse n’a jamais été mon fort. J’ai toujours détesté les leçons de gymnastique à l’école. Je me rappelle les profs qui nous faisaient régulièrement faire des jeux débiles ou tenter de nous transformer en champions des barres parallèles. Et pourtant 35 ans plus tard, alors que ma souplesse légendaire s’est bien entendu follement améliorée, le monde merveilleux de la finance me fait revivre ces putains de leçon de gym!

Deux théories sont valables aujourd’hui. Et pour bien les comprendre, il y a lieu de constater que les marchés se sont mis en mode gymnastique, ou plutôt s’essaient au grand écart. D’un côté, vous avez les marchés US qui sont tout rouges, et d’un autre côté vous avez les marchés européens qui n’en ont rien à battre. Comment comprendre cela? La première théorie, c’est que les Européens auraient enfin décidé de se concentrer sur leurs propres marchés, et non plus simplement décider de faire comme les Ricains. J’en doute un peu. La deuxième théorie, c’est de se dire que les Européens ont toujours du mal à réagir. Car de toute l’Histoire, ce sont toujours les States qui donnent le « la ». Et l’Europe réagit souvent bien plus tard. A voir si la tendance se poursuit.

On prend les paris? Trop tôt pour le dire. Prédire si la distorsion constatée actuellement durera s’apparente à tenter le grand écart à froid. Prédire quoi que ce soit en reviendrait encore à rejoindre les stratèges qui prédisent que le baril ira à 300 dollars (un coup sûr comme d’habitude). On est rassuré de lire pareilles âneries, surtout que le baril devait aller à 10. Lire la suite →

On se la refait dans l’autre sens?

On commence par un petit rappel? Notre Président à tous déclarait une guerre commerciale au monde entier il y a quelques semaines. Il y a peu, la Syrie était bombardée. Les bourses? A la cave forcément, surtout qu’on craignait encore l’envolée des taux d’intérêts. Le pétrole prenait le chemin inverse et l’or redevenait une valeur refuge. Et là depuis une semaine tout redevient « normal ». Le Dow affiche à nouveau le niveau de nouvel an. Le SMI affiche en revanche encore une performance négative. Forcément, nous les Suisses, on a toujours l’envie d’être bien certains que tout est redevenu normal avant de prendre des risques. Mais pour faire bref, les bourses alignent séances de hausse sur séances de hausse et les dividendes pleuvent.

Les résultats du T1 qui arrosent les écrans ces jours sont excellents. Simplement excellents. Il s’agit de goûter ce plaisir. Même Netflix cartonne malgré un endettement faramineux et ça m’en dit beaucoup sur l’état d’emmerdement d’un grand nombre d’entre nous. La guerre commerciale qui s’annonce? C’est comme le Brexit. Ça prend un temps fou. Et si la bourse en attente de cette fameuse guerre affiche le même entrain que la pound, on n’a pas fini de s’en mettre plein les poches. Celui qui a passé sa fin d’hiver tranquillement installé dans son fauteuil sans rien foutre, sans paniquer non plus, en ressort non seulement gagnant, mais en plus avec un système nerveux reposé. Celui qui en revanche a paniqué, et qui a bien entendu vendu au plus bas, va gentiment recommencer à acheter le marché au plus haut. Je rappelle que cette technique ne fonctionne pas, sauf si vous avez envie de devenir pauvre. Lire la suite →

On pisse contre le vent… et ensuite on se dit « Oh merde… »

Les temps qui sont nôtres sont complètement fous. Je me poile grave car la communauté internationale, la presse, le monde politique, tout le monde pense que Trump est fou. Qu’il est un cas unique en termes de débilité mentale. Quant à moi je ne le pense pas du tout. Des Trump, il y en a tout partout, tout autour de vous et de moi j’en connais pleins. Trump est juste un rebelle qui agit d’abord, quitte à tout foutre par terre, quitte à détruire, pour ensuite se rendre compte que l’idée n’était pas super intelligente. L’ennui avec ce genre de personne, c’est qu’il ne sert juste à rien de vouloir les dissuader d’entreprendre quelque chose d’inadéquat. Ils ne savent pas écouter. Ce n’est pas qu’ils ne le veulent pas, mais c’est qu’ils n’en ont pas la capacité intellectuelle. Ce sont simplement des idiots, des diminués, des gens « simples » au raisonnement binaire centrés sur leur seule petite personne. Des gens comme Trump doivent toujours aller au bout de leur délire. Ce n’est qu’ensuite, une fois que le mal est fait, que certains réalisent mais pas toujours, que la voie choisie n’était pas idéale. Mais tant qu’ils ne sentent pas la pastille coincée dans leur cou, ils continuent de tout détruire sur leur passage. Ça sent le vécu pas vrai? Juste! Et celles et ceux qui me connaissent savent très bien à quoi je fais allusion.

Contre toute attente, le Traité transpacifique revient sur la table. Ce que Trump n’avait pas prévu quand il a tout envoyé balader, c’est que les autres pays concernés l’ont ratifié ce traité, dont l’Australie (pays qui regorge de matières premières), le Canada et… le Japon. Les dirigeants de ces pays sont intelligents car ils ont pris Trump à son propre jeu. « Tu ne veux pas venir avec nous? C’est embêtant mais on se débrouillera sans toi ». Ces pays ont compris comment fonctionne un rebelle pur. Tant qu’on a besoin de lui, il nous emmerde. Mais dès qu’on fait les choses sans lui, et pire qu’on l’ignore, là tout à coup il ne supporte plus. Trump aimerait soudainement revenir dans le traité. Le Japon a déjà salué l’initiative mais indique en même temps qu’il sera très difficile de lui rouvrir la porte. En clair le message c’est: « Précise ce que tu veux en formulant des demandes claires histoire qu’on ne perde pas davantage de temps avec toi au cas où ». Ceci est un cas d’école et pourrait figurer dans le manuel « Comment dialoguer avec un rebelle ». Lire la suite →

 
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