1 + 1 =…ça fait toujours zéro???

Cela fera pile 30 ans en octobre que je suis les marchés comme un loup affamé. 29 ans et demi que j’essaie de comprendre ce qu’il y a à comprendre, sans avoir aucune chance de me dire un jour: « ça y est! Je comprends enfin un peu ces foutus marchés… ». Je m’en rends compte aujourd’hui. Je suis juste maso. A l’école je détestais les maths car je n’y comprenais rien. Jamais je ne me serais imaginé devenir un « gestionnaire financier » puisque j’éprouve beaucoup de mal à calculer, surtout lorsque je dois additionner des chiffres « politiques », c’est-à-dire des chiffres faux. La bourse, c’est comme les maths. On lui fait dire ce qu’on veut qu’elle dise. Et comme les hurluberlus qui s’amusent à passer des ordres d’achat et de vente n’y comprennent pas plus que moi, ça donne une joyeuse pâtée comme résultat.

Regardez-moi ce binz sur le pétrole. 1 + 1 ça doit faire 2 ou bien??? L’OPEP a dit: « Il y a trop de pétrole, on ferme le robinet, donc le peuple paiera plus, donc les cours vont aller up in the sky ». Et vous savez pourquoi les cours se frittent à nouveau sous les 47 dollars? Parce que 652 puits tournent à plein régime aux States, record depuis 18 mois. Ils fracassent tout et on s’en fiche complètement. L’OPEP n’avait pas anticipé cela et ils perdent des parts de marché. Les Etats-Unis sont à l’image de Trump. Ça passe ou ça casse. On vient de le voir avec la Trumpcare qui était censée remplacer l’autre « care-machin ». Bref. Trump s’en est pris une dans les dents et la bourse n’apprécie pas trop. Mais pourquoi? Le peur ressentie indique que le mec aux cheveux oranges risque d’éprouver quelque peine à faire passer les nombreuses réformes promises. C’est la deuxième casquette qu’il se prend depuis qu’il est assis aux commandes et au final, mis à part des Tweet rageurs dont personne ne parle plus, Trump n’a encore rien fait de bien concret. On peut donc se réjouir avec ce mec. Et pour ceux qui croient que 1 + 1 ça fait bien… ça fait combien en fait??? Trump, à n’en pas douter, c’est un coup sûr. Sauf que ce monsieur a oublié la base de toute politique d’un état de droit. Il est obligé de faire avec les autres… Et s’il ne comprend pas cela, c’est promis, ce sera casquette sur casquette. Lire la suite →

Encore en hausse pendant 8 ans?

Cette fois c’est dit et peu importe ceux qui n’arrêtent pas de dire que le marché ne peut que se prendre les pieds dans le tapis: les marchés montent. Le SMI, pourtant plombé par les défensives qui ne fichent plus rien mis à part payer de bons dividendes, il a pris 800 points depuis octobre, en montant quasiment de manière ininterrompue. Donc ça fait 5 mois que ça dure, et le bull market dure depuis 8 ans, même s’il s’est endormi en cours de route pendant 3 ans en choisissant de méditer en étant croché aux nuages.

J’aime bien ressortir mes archives quand je m’embête le soir chez moi, c’est-à-dire à peu près pendant 3 minutes 30 tous les 78 jours. J’ai ressorti une ancienne chronique de Myret Zaki (je préfère mille fois la lire que l’écouter…), qui n’était pas encore cheffe de Bilan mais qui posait déjà sa chronique en 2013. Et selon cet article, il fallait faire très attention aux marchés qui, selon elle, étaient déjà beaucoup trop hauts et que tout était faussé par l’endettement excessif et l’action des banques centrales. Alors dans les faits c’est juste. On sait que tout ce bordel ressemble à un château posé sur la tête. Mais elle a « juste oublié » (et c’est très con) une chose importante: même si les fondamentaux sont faussés, même si l’on sait que tout peut basculer d’un jour à l’autre, il ne faut jamais oublier d’aller avec les banques centrales! Et pour le moment, elles sont toujours présentes. Et ce n’est pas parce que les marchés montent depuis 8 ans que ça ne va pas perdurer. Lire la suite →

En mode toupie

On est mi-mars et c’est bizarre, les forains n’ont pas encore envahi la place qui leur est dévolue dans la ville la plus haute d’Europe. Ils attendent quelque part, sans doute, s’interrogeant certainement sur l’évolution de la météo. Car en général cela se passe ainsi. Avant leur arrivée, l’hiver n’existe plus et les températures sont douces. Dès leur arrivée, c’est la neige et le froid assurés. Donc les forains attendent. La seule chose qu’ils n’arrivent pas à prévoir, c’est l’évolution de la météo au-delà de 5 jours. Un peu comme en bourse en fait. Là on attend. On monte un peu, on péclote ensuite, on remonte un peu. La seule chose qui baisse vraiment ces jours, c’est le pétrole. Sans doute l’essor vigoureux des ventes de Tesla qui commencent à se faire sentir par rapport aux autres constructeurs…. Je rigole. Tesla vend 80’000 voitures par an. Volkswagen 10 millions.

L’autre nouvelle à prendre en considération, c’est la poursuite de la remontée des taux. La FED annoncera la chose cette semaine, confirmant ainsi l’inversement de tendance qui s’est effectué en 2016. La BCE suivra, même si politiquement elle ne le dit pas encore. La BCE suivra sa grande sœur. Elle ne sait faire que cela. Dans la rubrique « Magazine people pour les gens qui s’embêtent vraiment », il y a la poursuite des « débats » (si l’on peut appeler ça ainsi) en France. Pour le moment, la grande blonde qui refuse de se faire interroger tellement elle est sûre d’être au-dessus des lois semble être au coude à coude avec le débile mental qui est aussi évolué qu’un primate qu’on aurait abandonné à la naissance. Et si ces deux choix ne vous suffisent pas, vous pouvez toujours vous raccrocher à ce mec hyper intelligent qui n’a toujours pas compris que même si sa femme et ses enfants ont bien eu un emploi, qu’ils ont effectivement travaillé, les revenus tirés de leurs activités sont indécents. C’est juste immoral. On dit toujours que le ridicule ne tue pas. Alors si, dans son cas, ça va le tuer. L’ami Francesco n’a juste rien compris. Je pensais la France tombée bien bas, peut-être prête au rebond. Force est de constater que sa chute doit se poursuivre encore un peu. C’est dommage. On reperd 5 ans. Lire la suite →

Exubérance totale par l’exemple

Hier était un grand jour pour la société Snap (Snapchat). L’IPO était attendue et personne n’a été déçu. Le titre a fait un carton à son entrée en bourse. Cet exemple me ramène quelques années en arrière lors de la folie du Nasdaq.

Pour s’amuser juste avant le week-end on fait une petite comparaison entre Snap et le Credit Suisse? Pas grand-chose en commun à première vue. Snap emploie 1’900 personnes. Credit Suisse 47’000.00. Snap ne gagne pas un franc et « vend » des messages qui s’effacent tout seul avec des oreilles de kangourou. Credit Suisse gagne de l’argent, même si elle paye pas mal d’amendes depuis quelques années. Le point commun? Ces deux sociétés possèdent exactement la même capitalisation boursière. Exubérance totale et on déconne à nouveau complètement.

 

« Don’t fight Donald »

Une fois n’est pas coutume j’élargis un tout petit peu la portée de ce billet. Cela fait quelques jours que je regarde quelques titres que je ne suis pas habitué à suivre, ceux qui se cachent un peu, ceux dont on ne parle pas. C’est donc enhardi par la volonté de creuser que je me suis attelé à évaluer la performance des Midcaps. Sans vouloir faire long, sans vouloir vous bassiner avec une sélection nominative exponentielle de titres passés sous la loupe sur plusieurs continents, ce que je puis écrire se résume à un seul mot: exubérance totale! Certains titres de sociétés qui ne font pas forcément la une des journaux et dont personne ne parle ont simplement doublé depuis l’été passé, avec une envolée des cours marquée ces 3 derniers mois. Tiens tiens… depuis l’avènement de Mr. Trump.

Et puisque l’on reparle de Donald, qui s’est prononcé pour la première fois lors de son discours de l’Union, il n’y a qu’une seule chose à constater. Je l’écris depuis des mois: j’attends le feu d’artifice, cette période complètement folle où les marchés s’emballent, ou tout le monde saute sur tout et n’importe quoi, à n’importe quel prix. Alors on y est! Cette fameuse période, qui symbolise le début de la fin d’un cycle haussier, nous la vivons en ce moment même. Tous les espoirs sont permis. Pourquoi je dis cela? Rappelez-vous de Draghi, dans un tout autre registre il y a quelques années quand il disait que la BCE ferait « whatever it takes » pour assurer la stabilité du système en Europe. Concrètement, mis à part imprimer des tonnes de pèze pour acheter n’importe quelle obligation sur les marchés et baisser les taux, il n’avait rien dit de précis. L’intention y était. Et ça a suffi pour que l’on cesse de parier sur un défaut de la zone Euro. Avec Trump c’est exactement pareil. Il n’a rien dit de son fameux programme de réduction d’impôts, ni sur le lancement précis et concret des Grands Travaux qu’il compte mettre en place. Il a juste répété qu’il allait le faire. Et ce sont ses paroles qui sont traduites en bourse par: « ça ne peut plus que monter le mec il va faire péter la tirelire! » Lire la suite →