A la poursuite de l’illusion

Je lis et entends encore beaucoup d’acteurs qui rêvent complètement. Je ne sais pas s’il s’agit de bêtise ou de déni de la réalité. Ou alors tout bonnement si notre monde est vraiment peuplé de cons finis. J’entends encore beaucoup trop souvent: « Il faut être prêt, reposé, quand tout repartira et qu’il faudra rattraper le retard ! Prenez vos heures supplémentaires, prenez des vacances car ensuite, il faudra y foutre. »

Demain ne sera plus jamais comme aujourd’hui. Le monde ne repartira pas juste comme cela. Il repartira, mais gentiment. Et tant qu’aucun vaccin n’existe, tant qu’il y a des risques, vous pouvez oublier voyages et vacances hors frontières. Plus personne ne laissera passer personne. Actuellement le monde est simplement en mode pause. Enfin c’est relatif. Car tout un tas de métiers continuent de fonctionner tout normalement. Les habitudes changent déjà. 70% des salariés pouvant travailler partiellement en télétravail souhaitent poursuivre sur cette voie-là. Confort amélioré, meilleur équilibre de vie et j’en passe. Quant à moi vous voulez savoir ? Jamais été aussi efficace depuis que je me terre chez moi. Je ne suis ni dérangé, ni perturbé, travaille lorsque l’énergie est là. Et j’ose le dire ? Plus de perte de temps inutile, plus de séances marathon improductives au possible, et plus de… ouh là c’est tabou… présentéisme. Parfois. Pas tout le temps quand même. Mais je ne suis certainement pas le seul à me l’avouer. Ou peut-être suis-je le seul et que tous ceux que je connais sont super impliqués chaque jour. Combien de fois, because heures bloquées à respecter, je me force à rester au bureau alors que je n’ai plus aucune motivation. Alors qu’en ayant la liberté de rentrer chez moi il n’est pas exclu que j’entame plus tard dans la journée ce que j’aurais à faire.

Ressort de ces lignes la plus grande peur de l’humanité: la peur de perdre le contrôle. Demandez à vos chefs. Oh ils nieront, insisteront qu’ils ont besoin de savoir ce que vous faites, qu’ils ne vous payent pas pour rien. Mais de là ressort clairement le manque de confiance. Un travailleur doit pouvoir être payé en fonction d’une mission à accomplir. Et non d’heures de travail à fournir. La timbreuse devrait pouvoir trouver sa place dans une benne à la déchetterie. Lire la suite →

Death march to nowhere

La belle saison sera particulière cette année. Vous aimez nager ? En lieu et place de la mer, ce sera plutôt dans un océan de liquidités que l’on s’apprête à pouvoir exercer notre brasse. Globalement les marchés se sont repris, reprenant peu à peu leur marche en avant, avec toujours une volatilité aussi calme que les eaux d’un océan tumultueux au bas d’une falaise. Les titres qui sont se sont fait massacrer, scalper, bousiller, reprennent du poil de la bête. J’en veux pour preuve les assurances. Des SwissRe, Helvetia, SwissLife remontent comme des bouchons. Tout le monde a eu très peur que les assurances doivent passer à la caisse et pas qu’un peu. Or il n’en est rien. Comme bien souvent, les assurances prévoient tout, surtout lorsqu’il s’agit de se prémunir de risques. En général c’est écrit tout en bas des conditions générales, en caractères lisibles Arial 6. Le mot « épidémie » figure bien dans les risques couverts, mais pas les « pandémies ». Il paraît que c’est différent. Comme presque toujours, les assurances se débinent, au grand désarroi du peuple, mais au grand bonheur des actionnaires. En termes de finance et comme toujours, nous sommes tous égaux. Entre actionnaires bien entendu.

Ensuite comment ne pas parler des morts ? Le virus continue ses ravages et aucun signe pour le moment d’une quelconque accalmie, sauf en Europe où la courbe commence à s’aplanir. Aux States, qui je le rappelle devait selon Trump ne pas trop sentir la pastille, c’est la cata. On empile les morts, ou on les étale c’est selon, un peu partout. Tout partout où un endroit réfrigéré se trouve. Les écureuils de Central Park ont également dû s’adapter puisque des tentes poussent comme des champignons. Pas sûr que le ravitaillement auquel ils sont tant habitués soit au rendez-vous. A la place de biscuits et raisins, c’est plutôt un virus qu’on leur sert pour les quatre heures. Lire la suite →

Rebond massif… oui mais gare à la rechute

Je commencerai par une note très positive: gold is beautiful ! Pour ceux qui en ont, conservez-le ça ne fait que monter et ça va continuer. Avec la dilution des monnaies, qui sont devenues de vulgaires papiers de Monopoly, les matières TANGIBLES restent les seuls assets qui ont réellement de la valeur. Que vaut un billet de 100 dollars actuellement ? Surtout si l’on sait que Powell pédale jour et nuit sur son tricycle pour cracher des billets, et surtout si l’on sait encore que Powell est alimenté par des piles Varta et qu’il possède des tonnes de recharges en stock. L’or reste et restera une excellence. Surtout si l’inflation revient. Mais là on peut toujours attendre vu que la planète entière est aux abois et que la consommation est aussi dynamique qu’un vieux koala sous un soleil de plomb.

Les marchés sont comme un flipper. Du tout grand n’importe quoi. NY a rebondi énormément ces trois dernières séances, de manière complètement exagérée, comme les baisses l’ont été il y a deux semaines. Ces montagnes russes ne sont absolument pas la panacée. Cardiaques s’abstenir. Des titres qui se sont fait défoncer resurgissent à présent de manière complètement exagérée, comme Boeing, ou Dufry. Ah bon ? Vous pensez vraiment qu’un jour un être humain reprendra l’avion ? Ensuite je vais vous parler des deux « petits » problèmes qui vont survenir très bientôt. Lire la suite →

Ne cherchez pas, il n’y a rien à comprendre

Les marchés sont fous. Ou plutôt, les machines sont folles. Je ne peux pas m’imaginer que des êtres humains pilotent encore ce qu’on appelle encore un marché. Les soubresauts que l’on vit actuellement ne m’appellent rien de bon, si ce n’est de dire que le marché est débile. On ne peut pas baisser pareillement et rebondir ensuite de plus de 10% le jour d’après. Ce qu’il y a à retenir ? La FED a décidé de faire « whatever it takes ». QE illimité. Donc à fond la dette gratuite et c’est bien normal, puisque tout le système repose sur la dette.

Mis à part cela, pour ceux qui possèdent encore des titres, ne les bradez pas ! Ramasser un couteau qui tombe ce n’est jamais une bonne idée. Pour ceux qui ont du cash, c’est le temps béni des emplettes. Tout est soldé. Et même s’il est difficile de concevoir que ce marché se remettra de ce satané virus, qu’on ne voit rien, qu’on parle déjà du retour de l’inflation (voyez le cours de l’or qui s’envole), les actions représentent le seul asset qui rapportera quelque chose ces prochaines années. Sauf si l’on meurt tous. Et comme les Européens ont en plus décidé de remiser le frein à l’endettement, on plonge gaiement dans une fuite en avant. Encore davantage. La plus grande débandade de toute l’Histoire. Les États sont déjà surendettés, sans aucune possibilité de relancer la machine. Mais ils vont le faire, en empruntant encore plus à taux zéro, quitte à ce que les banques centrales se mettent à prêter en direct à tout le monde. Lire la suite →

Comme toujours on n’a rien vu venir

Les crashs annoncés, ça n’existe pas. Rien ne nous laissait supposer que ce virus mettrait à terre l’entier de la planète en quelques semaines. Comme en 2008 avec les subprime, on a tout d’abord complètement minimisé, pour ensuite s’avouer que oui, problème il y avait. Et là c’est tout pareil. Tout d’abord quelques problèmes en Chine, ensuite ailleurs. Les marchés ? En chute libre. New York a encore perdu 10% la nuit passée. Même si la crise est grave, même si les conséquences sur l’économie seront sévères, même si les pertes humaines ne sont pas à négliger, il me semble pourtant que tout est complètement exagéré. Complètement disproportionné lorsque je vois les sanctions sur les marchés. On est devenu complètement débile !Tout y passe. Les bonnes sociétés, la base, se font laminer comme toutes les autres, notamment celles qui ne servent à rien, comme Netflix. Et cela est complètement irrationnel. Un peu comme lorsqu’on constate qu’un orage va arriver et qu’on déciderait de faire appel à l’armée immédiatement pour dresser une tente de secours bourrée de solutions de désinfectants au cas où.

Ce qui me choque un peu dans ce que l’on vit, c’est l’importance que l’on donne au non-essentiel. C’est-à-dire toute l’industrie du divertissement, et particulièrement le sport (qui est devenu un divertissement), ou encore les voyages non essentiels. Lorsque nous vivons pareils événements, on se rend compte à quel point on est complet à côté de nos baskets. Du sport, on s’en fout en pareilles circonstances. Cela remet un peu l’église au milieu du village, même si je déteste les églises. Nous sommes un peu ces enfants de 4 ans à qui on retire un joujou à deux balles et qui vous pètent un plomb en plein milieu d’un magasin. Eh oui Liverpool sera champion d’Angleterre ce soir puisque tout sera annulé. Lire la suite →

 
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