C’est cher comment ? Plutôt pas cher…

Billet détonnant pour une fois réjouissez-vous ! Il se passe plein de trucs intéressants depuis quelques semaines, pas comme chez Disney qui traîne la patte en voyant ses parcs désertés, pour autant qu’ils ne soient pas fermés tout simplement. La première chose à dire, c’est que les marchés boursiers se portent très bien. Le Nasdaq cartonne à des niveaux qui donnent le vertige et beaucoup pensent que le terme de « bulle » doit être utilisé, comme en 2000. La seule différence, c’est que l’essentiel de la hausse est conditionné par l’évolution de Apple & co. Et que les GAFAM cartonnent à un point qu’on se dit que ce n’est pas possible. On se souvient encore, ou pas, de l’euphorie qu’avait suscité le passage des 1’000 milliards de capitalisation boursière d’Apple. On se disait que ce n’était pas possible, que l’iPhone c’était juste une histoire qui traîne en longueur faute d’innovation majeure. Apple aujourd’hui ? C’est 1’750 milliards de capitalisation boursière… et ça continue de monter. La différence avec l’an 2000 ? C’est que les GAFAM sont hyper rentables et qu’elles continuent d’engranger des profits phénoménaux. Le Nasdaq est-il trop haut ? La réponse est non car les profits suivent et continuent leur ascension. En 2000 ? Tout ce qui se terminait par .com ne gagnait pas un copeck….

Autre sujet complètement détonnant mais pas étonnant: la tenue du dollar. C’est simple à décrire car il glisse aussi vite que Cuche sur le Lauberhorn à l’époque. Je me rappelle d’un bouquin écrit par Myret Zaki sur le Dieu dollar. A l’époque, ses propos sur la monnaie du monde avaient détonné car elle avait osé prédire que l’objectif de cours du dollar s’élevait à zéro. Oui vous avez bien lu: zéro. Et c’est exactement ce qu’il se passe. Le dollar plonge littéralement et ça ne va pas s’arrêter de sitôt. Les États-Unis sont en train de concocter la 237ème version d’un plan de relance qui sera financé par… roulement de tambour… la dette ! Et qui dit dette dit Tresor qui devra émettre des bonds qui ne rapporteront rien. Et qui achètera cette dette qui ne rapporte plus rien ? Certainement pas la FED… meuh non ils ne font jamais ça eux. Sauf s’ils le décident. Il suffit d’imprimer du pognon. Et impression de monnaie = pression obligatoire à la baisse.

Couplé au dollar qui se dilue aussi vite qu’un glaçon versé dans un bocal contenant 30 litres d’eau bouillante nous trouvons l’or, au plus haut de tous les temps. Les 2000 dollars l’once ont été franchis. Il y a 30 ans l’or valait 15’000 francs et des poussières. J’écoutais les anciens qui me disaient qu’il avait déjà été à 40’000 à l’époque des dinosaures mais que le truc ne se produirait plus jamais. A l’époque, on préférait les titres des marchés, les obligations qui rapportaient un réel intérêt, la SOFEX (oui je sais je deviens vieux….) qui permettait de jouer au casino avec des effets de leviers. A l’époque, celui qui avait de l’or n’avait rien compris aux marchés, ni n’était capable de comprendre qu’il ne remonterait plus jamais.

Aujourd’hui, le kilo se traite à presque CHF 60’000. Alors si mes neurones sont encore un peu alignés, sur 30 ans, ça fait une performance à deux chiffres. Pas mal pour un placement has been. Je l’ai déjà écrit à quelques reprises mais je reste intimement persuadé que l’or a été, est et sera un investissement de référence. L’or existe. Il se quantifie en tonnes. On ne peut pas en produire plus qu’il n’en existe. Et comme les monnaies de notre petit monde ne cessent de piquer du nez, même si l’arrivée à Wengen est encore loin, l’objectif de tout ce bordel équivaut à zéro ! Zéro sur toute la ligne. En tout cas pour le dollar. Et plus il y a d’argent sur le marché, plus les cours s’affaissent, plus le cours de l’or montera. Car contrairement au dollar dans son bac d’eau chaude, votre lingot sera toujours un lingot, même dans un bac d’eau bouillante.

Si vous ne savez plus dans quoi investir, je vous recommande d’investir soit dans le divertissement, ou dans le sport professionnel. Je reste sidéré de constater à quel point l’être humain se montre incapable de constater qu’un tournant a été opéré et à quel point on est dans le déni. Ce fut une belle bulle, une bulle qui est en train d’éclater mais personne ne s’en rend compte. Quand j’étais jeune, je payais mes tickets de concert CHF 27.- dans une salle pouvant contenir 10’000 personnes. Lorsque je suis allé voir les Stones, j’ai payé CHF 150.- pour être debout dans un immense stade. Nous étions 50’000. Il y a 30 ans j’allais voir Liverpool et je payais mon ticket 4 pound… Maintenant je ne sais pas puisque je ne m’y rend plus jamais. Disons que le ticket doit être monté à… 6 pound. Sans spectateur, je ne vois pas comment les télés privées vont pouvoir continuer d’arroser le système. Quand plus personne ne regarde, who cares ? Va-t-on revoir des footballeurs travailler le matin avant d’aller taper dans le ballon l’après-midi ?

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