Un métier à fourrer à la cave… pour sûr!

Les journées, les semaines, les mois… que dis-je… les années se ressemblent et ne passionnent… bip…bip…bip… ça passionne encore quelqu’un la bourse? Peu importe les nouvelles économiques. Peu importe ce que nos banquiers centraux font. Peu importe encore ce que les politiques font (comme Hollande qui reste toujours aussi charismatique et d’ailleurs il faut profiter car il s’en va déjà bientôt c’est très triste), tout le monde s’en fiche complètement. Si vous avez courageusement acheté le SMI début mai 2013, et que pendant ce temps vous avez suivi tous les cours d’économie appliquée (même ceux pour les nuls) que vous voulez, le constat du jour est qu’aujourd’hui, donc en ce moment même, si vous décidiez de revendre le SMI votre gain comptable s’élèverait très précisément à CHF 0.00. Et ça ce n’est pas de la théorie, mais de la vraie pratique, dans la vraie vie trépidante de tous les jours du monde de la finance. Les marchés ne foutent juste rien et c’est à en pleurer. Même Samsung qui se pète la figure n’y change rien. Même l’annonce du fameux tremblement de terre qui engloutira toute la Californie un jour (on en parlait déjà abondamment en 1991 lorsque j’y apprenais l’anglais) n’y fait rien. Même l’annonce de la BNS, qui ressemble toujours plus à un Hedge Fund, qui imprime désormais des billets juste pour acheter des actions américaines n’y fait rien non plus. Ah oui il y aurait encore « juste » la Deutsche Bank… Mais là non plus, rien n’y fait. Les marchés pioncent, les devises stagnent (ok sauf la Livre qui joue au yoyo) et… Ah oui reste l’or… L’or qui devrait une fois, un jour, peut-être, enfin refléter le monde de dupe dans lequel on vit, une sorte d’illusion qui nous ferait presque croire que oui, le monstre du Loch Ness existe vraiment mais qu’il est parti de son pays natal et qu’il nage actuellement quelque part dans un lac en Ontario.

Tous ces éléments, tous ces non-événements, toute cette foutaise de marchés financiers m’amène à dire que le métier le plus pourri du monde devient sans conteste le métier d’analyste. Quelle chute! Car il y a quelques années, les analystes, les chartistes étaient écoutés, respectés. Ces personnes étaient capables de lire l’économie, de prendre des décisions, d’investir, de tirer des parallèles. Et maintenant? Regardez à quoi le métier d’analyste en est réduit. Cette semaine, il y a Charles Evans qui s’est exprimé. Evans est sûrement un bon type, accessoirement président de la FED de Chicago, mais qui ne vote pas cette année (donc en fait il sert à quoi ce mec???). Et ce monsieur s’est exprimé officiellement en disant je cite: « Une hausse des taux en décembre ne serait pas une surprise ». Ouaaah j’en suis complètement ébahi quand le lis la puissance des mots utilisés. Mais le pire reste à venir. C’est que ces propos ont été rapportés par un monsieur dont il faut vous souvenir: M. Ozkardeskaya. C’est un type qui bosse pour London Capital Group. Vous vous rendez compte à quoi ce mec en est réduit? Car vous avouerez que c’est hyper jouissif de pouvoir colporter de tels propos.

La fin de semaine s’annonce… calme. Même les constructeurs de voitures ne disent plus rien quant à la prochaine beursette électrique qui vous permettra, même pour un Q7 d’ailleurs, de pouvoir faire l’aller-retour Genève – Malaga sans devoir passer 4 jours (donc 2 à l’aller et 2 au retour) à attendre que vos batteries se rechargent. Et si vous choisissez de faire le trajet en hiver, sachez qu’il vous en comptera 2 jours de plus. Vive l’électrique. Car pour le moment on n’y est pas, surtout si les batteries hyper puissantes développées actuellement proviennent de chez Samsung.

 

 

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