Le futur du Bitcoin dans les « Futures »

Ce week-end je me suis intéressé à la bulle des tulipes. Heureusement qu’il y a Google et pour une fois, je ne ronchonne pas quant à l’évolution de la technologie même si par principe, je persiste à dire que la technologie nous dessert plus qu’elle ne nous sert. Tenez les courriels par exemple. Une belle saloperie. Qui lit encore tous ses emails qui arrivent sans arrêt avec tout et rien dedans? Au bureau, l’employé de bureau que je suis passe sa journée à répondre à tout et rien, et comme tout le monde s’y met, ça donne une pagaille pas possible, avec à la clé une inefficacité indescriptible. On s’écrit pour un rien, on transmet des infos qui n’en sont pas, on surinforme sans arrêt et mettant tout un tas de collègues en « copie ». Juste le foutoir. Je suis devenu l’employé modèle qui tente de retourner un champ de 2 hectares avec le râteau en plastic de ma fille…

Les tulipes? Tout d’abord ce sont de belles fleurs. Les Néerlandais l’avaient bien compris. Ils associaient la tulipe à l’Elite. Qui pouvait s’offrir une tulipe était forcément un Noble. Donc convoitise. Reste que dans les années 1630, les « Futures » ont été inventés par les Néerlandais. On pouvait acheter un bulbe de tulipe en octobre avec livraison de la fleur en juin. Le cours s’envola à des sommets. Un petit malin s’est même mis à chiffrer le prix de la tulipe en le ramenant à notre ère. Au sommet de la bulle, une tulipe valait EUR 25’000.00.

Sommes-nous plus intelligents aujourd’hui? Chicago est fier d’annoncer que des Futures sur Bitcoin sont à présent disponibles sur une plateforme. Bientôt et en la poussant un peu, vous risquez même de pouvoir assurer votre capital-vie en Bitcoin. Au rythme où ce délire s’accélère, je ne serais pas surpris que des partenaires super fiables comme AIG puissent s’y lancer. Le Bitcoin? Il déconne complet en jouant avec les nerfs de ses aficionados en jouant à « je m’écrase je me relève » en un quart d’heure. Pas bon pour la pompe tout cela… A l’époque au moins, vous aviez votre tulipe! Avec le Bitcoin, même pas possible de toucher une piécette en toc. Une vraie daube.

Côté bourse on reste scotché au plafond, avec tendance toujours haussière. La faiblesse des taux contribue à privilégier tout sauf les obligations. Les financières semblent vouloir se réveiller, même si leur redressement s’effectue de manière plus que poussive. Les deux grandes sœurs helvétiques continuent de se donner la main en maintenant courageusement leurs cours respectifs au-dessus de CHF 17.00. Douce indécence puisque longtemps elles étaient à 16. Deutsche Bank quant à elle continue son redressement sans faire de bruit, même si ses placards regorgent toujours autant de cadavres. Mais comme pour le moment on n’en parle pas, le titre en a profité pour doubler des douze derniers mois.

Pour le reste il ne se passe rien. Le « Mou » ne fêtera pas de nouveau titre avec Manchester cette saison. Bâle fêtera un nouveau titre. Credit suisse n’a pas encore payé d’amende depuis début décembre c’est un record et leur patron n’est pas d’accord de céder les droits de l’ancien SKA afin que d’autres puissent utiliser leurs bonnets mythiques à leur effigie. Les journaux se bornent à commenter l’histoire de dizaines de femmes qui ont souffert d’hommes qui se croient tout permis et à parler du temps qu’il fait (la neige c’est blanc et froid et quand il neige beaucoup ça perturbe le trafic). Autant dire que la fin de l’année est attendue et peut-être qu’il faut quand même se méfier de 2018 un peu plus qu’il n’y paraît. Car quand tous les banquiers nous disent en cœur que les bourses seront bonnes, et que c’est une des deux grandes banques suisse qui est la plus pessimiste…

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