Y en a qui payent pour les autres

Un seul mot me vient: dérégulation totale. L’été se déroule comme un plan… avec accroc, pas comme avec Hannibal dans l’Assurance tout risque. L’ange américain continue de semer la bonne humeur sur la Terre à coups de mots d’amour. A sa place je serais triste car à son âge, il serait temps qu’il se rende compte qu’il n’a pas obtenu la carrière professionnelle qu’il aurait mérité. Je me dis que prêtre-rassembleur-des-peuples lui aurait mieux convenu.

Les marchés ont toussé grave ces derniers jours, dégueulant tout et rien. Cours affolés de couleur rouge, devises en pagaille et l’or qui monte au ciel. C’est la chiasse totale. Même les quatre anciens présidents de la FED s’y sont mis en publiant une belle chronique dans la presse pour que la dictature cesse. Trump se trouve de plus en plus isolé et c’est lui qui veut cela. Et plus il s’isole, plus il attaque, plus il se montre agressif.

Les marchés sont tels, avec la ruée sur l’obligataire qui plombe encore davantage les rendements quasi inexistants, que plus personne ne gagne rien sur les marchés, sauf bien entendu ceux « qui savent ». Ceux qui ont un huitième sens qui leur dit un jour « je vends », et l’autre « j’achète », toujours au bon moment bien entendu. Sans cela c’est morne plaine. Plus personne ne sait rien. Les banques sont complètement plombées. Elles compensent leur manque à gagner en ne cessant de faire payer les pauvres en leur augmentant le taux de leurs crédits et de leur fourguer des commissions pour tout et rien. En clair, le 99% d’entre nous se fait plumer sans rien pouvoir faire. Je proposerais d’ailleurs de supprimer les banques et de les remplacer par des bars à café. Pour le reste, ce serait coffre-fort à la maison et chacun se remet à payer cash tout partout avec ce qu’il a. Sans commission, sans frais inutiles. Mastercard se rappelle d’ailleurs à moi au retour de mes vacances. Et 2.5% de commission par ci, et des frais d’envoi de décompte par là. Beurk, sans compter les 347% d’intérêts moratoires si je paye en retard. J’adore me faire presser comme un citron.

En ballade Downunder, je me suis amusé à contempler le marché immobilier qui gentiment se montre moins enclin à monter, après des décennies de hausse perpétuelle. Cinq villes absorbent le 95% de la population. Cette tendance de concentration dans les villes n’est d’ailleurs pas propre à ce seul pays. Mais elle illustre l’idiotie dans laquelle les peuples ont choisi de vivre. Tout le monde à la même place dans des villes-pays où tout devient tout trop cher, où on s’amuse à coup d’activités payantes bien entendu. Les Australiens se plaignent d’ailleurs toujours davantage des temps de trajet à rallonge pour se rendre au travail. Dommage qu’ils n’aient pas pris le temps de vivre soit à Zürich où pire, à Genève. Ils auraient vite compris qu’ils ont choisi de passer une grande partie de leur temps libre dans leur bagnole.

Un autre exemple de l’idiotie ambiante pour terminer ce billet ? Je vous encourage à vous rendre dans un garage pour choisir une nouvelle bagnole. Et que nous vend-on toujours plus ? Des voitures à boîtes automatiques. L’argument choc pour justifier un prix naturellement surfait ? C’est plus facile à conduire dans les bouchons ! Et le pire c’est que ça fait mouche. Autant s’acheter un âne et se refaire un De Funès. Ça va tout aussi vite et c’est plus drôle.

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