Musk, Jura, banques et frasques à gogo

On aime ou on n’aime pas. M. Musk se décrit comme quelqu’un qui apprécie être « naughty ». Ah bon il aime faire le vilain ? Tesla continue à souffler le chaud et le froid et son patron n’en manque pas une. Il a refait le sac sur Twitter la nuit dernière et ce n’est pas pour calmer les esprits. Le titre s’est pris plus de 4% dans les gencives. Si j’étais short sur le titre, je ne dormirais plus. Ce mec est ingérable, tel un rebelle poussé dans ses derniers retranchements. Un rebelle hyper stressé ? Il devient complètement con, joue la provocation à tous les coups, jusqu’à l’autodestruction s’il le faut. Je crois que je préfèrerais encore jouer à la roulette russe que de m’aventurer sur Tesla, titre qui peut s’effondrer d’une minute à l’autre ou doubler en quelques semaines. Et comme je ressemble déjà à Kojak, je ne tiens pas à sacrifier le peu qu’il m’en reste.

Dès lundi c’est retour annoncé des financières dans les journaux. Il y aura à boire et à manger avec l’ouverture du procès UBS en France. Ce procès donnera du grain à moudre aux journalistes qui ne manqueront de dire à quel point UBS adorait ses clients. A tel point qu’ils les couvraient de cadeaux, juste pour les « fidéliser ». Paraît que c’est important dans le business. UBS dit qu’ils n’ont à peu près rien fait de mal, qu’il n’y aucun mal à sélectionner des non-clients pour qu’ils le deviennent en leur offrant de belles fêtes, qu’il n’y a aucun mal non plus à prendre le TGV avec une valise bourrée de billets. On verra si les juges en pensent autant. Ce procès sera croustillant et il y a fort à parier qu’il existe tout un tas de journalistes-enquêteurs qui ne manqueront pas d’élargir quelque peu le débat à d’autres banques. Nike se fait une pub d’enfer avec sa nouvelle effigie. UBS n’en a pas besoin. Publicité gratuite jusqu’à Noël dans tous les quotidiens.

Cet automne nous offrira encore d’autres sujets passionnants. On saura si Moutier se mariera au canton du Jura d’ici à une bonne dizaine d’années, une fois que tous les recours au Tribunal Fédéral auront été épuisés. Je dis ça je ne dis rien. On en a peut-être pour 20 ans. Quel que soit le verdict des recours, il y aura contestation du scrutin. En revanche, pas sûr que Moutier parvienne à se hisser au même niveau de visibilité qu’UBS. Même si UBS dit que tout ce qu’elle a fait par le passé était compatible avec les bonnes mœurs. Ça me fait frémir rien que d’y penser. Si les financiers avides de profits agissaient pour le bien de leurs clients ça se saurait depuis longtemps. Greed is good ! Ce qui me chagrine dans tout cela, c’est qu’on ne parle plus de Credit Suisse. Mais c’est vrai qu’à force de recevoir des amendes tous les mois depuis 10 ans les journaux n’en parlent plus. Ou alors un tout petit encadré entre les annonces des personnes qui s’offrent pour promener votre chien et celles qui annoncent les prochains marchés aux puces.

Côté bourse et les faits divers, ça fait un bout de temps qu’on n’entend plus trop parler de Zuckertruc. En fait c’est simple, il ne se passe plus rien de son côté. Celui qui a acheté Facebook il y a 12 mois n’a pas encaissé un cent. Les monnaies quant à elles ne foutent rien. Il semble que la fin du monde ne soit plus une question de jours puisque le franc suisse se détend peu à peu. Ouf ! Pour ceux qui pensent à partir en vacances l’an prochain, changez votre pèze au risque de le regretter. C’est le meilleur last-minute que vous n’aurez jamais eu mais ça la pub ne vous le dit pas.

Ensuite et si vous souhaitez vous plomber le moral juste avant de partir en vacances cet automne, ne regardez pas le prix à la pompe. Le pétrole semble vouloir être déterminé à marcher la tronche qui fixe les nuages. Selon encore le patron moustachu qui a dirigé une célèbre marque allemande, le diesel possède encore un grand avenir. Il a raison. Les constructeurs doivent juste être d’accord de rogner quelque peu sur leurs marges pour rendre ce type de moteurs un peu moins polluants.

Ensuite les taux. Les marchés tentent d’intégrer le fait que les taux soient globalement en train de remonter. Il semble que ce soit l’excuse toute trouvée pour expliquer le reflux de NY hier soir, à commencer par les technos qui se sont fait passer au hachoir. C’est toujours la même chose lorsqu’une tendance escomptée se matérialise. On réalise soudainement que ça se passe vraiment et qu’on a la chiasse. Depuis 30 ans que je scrute tous ces marchés (pardon j’enfonce une porte ouverte), ça se passe toujours ainsi. Les QE sont toujours initiés par les Etats-Unis. L’Europe suit. Les taux sont toujours soit abaissés, soit remontés, en premier par les States. L’Europe suit. Donc oui les taux vont monter par chez nous. La seule inconnue c’est quand et de combien. Le cycle que nous vivons est particulièrement lent, les mouvements haussiers bien annoncés à l’avance. On veut que rien ne déraille. On veut que l’on suive, qu’on ne se perde pas. Alors désolé pour tous ceux qui aboient au crash depuis 3 ans. Je n’y crois pas une minute, même si on est en octobre, et qu’octobre nous rappelle 1987. 31 ans déjà et on reste scotché à ce non-événement. Celui qui avait acheté le marché le jour avant le crash a… gagné énormément d’argent depuis. La seule condition et règle d’or qui prévalait à l’époque: conserver ses titres et garder ses nerfs. Et vous savez quoi ? Il en sera exactement pareil lors du prochain crash.

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