Les banques centrales sont ko debout

Dehors, ça souffle très fort. Les vents violents qui s’abattent sur la Suisse depuis 24 heures nous rappellent que nous ne sommes rien par rapport aux éléments. Ils sont plus forts que nous. Alors nous pouvons nous protéger c’est juste, mais il faut bien admettre que notre pouvoir reste très limité lorsque les furies se déchaînent. Les éléments? Ils se déchaînent aussi en bourse ces derniers jours. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette spirale négative, pas même les banques centrales. En 2013 je l’écrivais déjà. J’avais fait mon pari que la FED ne parviendrait plus jamais à remonter ses taux. Je disais cela pour deux raisons: 1) la croissance américaine est et reste du vent, car financée essentiellement par la dette. 2) l’absence totale d’inflation en regard des efforts de la FED à inonder les marchés de liquidités.

En fin d’année 2015 j’ai pensé avoir eu tort, suite au premier relèvement des taux opéré par Maman. Et aujourd’hui je ne sais plus. Mais je ne suis pas loin de penser que d’autres hausses de taux sont impossibles. En m’y retournant, Yellen a peut-être commis la même erreur que Trichet il y a quelques années. Trichet, ancien chef de la BCE, avait alors monté les taux car l’inflation dépassait le cadre du mandat donné à la BCE. Grave erreur que nous connaissons car l’Europe s’enlisait déjà dans une crise financière sans précédent.

Du côté du Japon c’est simplement la catastrophe. La banque centrale imprime comme une dératée et le yen réagit bien… mais pas dans le bon sens. Ensuite les taux deviennent encore plus négatifs. Ça ne change rien. La BCE? Draghi peut dire tout ce qu’il veut. L’Europe ne se relève pas, même si Papa, bourré aux amphétamines, pédale comme un fou sur son vélo qui comprend également un moteur truqué. Promettre c’est bien. Mais un jour arrive où il faut livrer le commerce! La FED? Elle a beau avoir fait exploser son bilan. Rien ne se passe, mis à part plein d’emplois surpayés créés tout partout. Le métier de pompiste est toujours un métier d’avenir aux States, de même que chasseur de castor, ou encore poseur de pièces à alligator.

La Chine? Ses réserves de change s’effondrent et elle vend tous les dollars qu’elle possède.

Le pouvoir des banques centrales? C’est en fait comme quand on vous dit qu’il va neiger bientôt, qu’on vous le promet, mais que les températures restent scotchées à 10 degrés. Alors vous avez beau vous endetter pour vous offrir des canons à neige qui vous tracent de jolis lacets blancs sur votre montagne tout verte… Reste qu’à la fin, s’il fait toujours 10 degrés, votre investissement n’aura fait que vous coûter. Et qui vous a prêté? Les banques bien sûr. Les banques de nouveau. Et si tout se casse la figure ce sera bien entendu tout de leur faute bien entendu, comme d’habitude. Elles n’auront fait que répondre aux appels du pied des politiques et des banques centrales qui leur ont dit: « on ne peut réduire l’endettement public. Seule l’inflation et une croissance peut nous faire éviter le défaut. Donc de grâce, avec l’argent gratuit que vous dépose la banque centrale par fourgons entiers toutes les nuits, prêtez tant et plus s’il vous plaît! »

 

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