N’en jetez plus, les banques explosent

Il ne fait pas bon être banquier ces temps. Nos deux grandes banques suisses tirent la langue et ne savent plus comment s’en sortir. Elles ne cessent de devoir provisionner… simplement pour exister. Les employés? En burn-out… Enfin, pour ceux qui ne sont pas licenciés. Le bref sursaut boursier s’est déjà achevé. Perso, j’ai pris les profits hier. Et à présent, j’attends patiemment la prochaine lugée pour à nouveau profiter d’un rebond éphémère. 2016 s’apparente à cela. C’est les montagnes russes et il faut être très réactif, en osant acheter quand tout se casse la figure en tentant de trouver le fond du panier. Le fond du panier? On le trouve en principe sur la recette de grand-mère suivante: les marchés baissent tout d’abord durant plusieurs jours. Aucun rebond. Et tout à coup, les commentaires alarmistes sont émis de manière insistante par tout un tas « d’experts » qui vous prédisent la fin du monde. Et là les marchés sombrent tout à coup sévèrement. C’est à ce moment qu’il faut acheter. Car les « experts » sont toujours les personnes qui s’expriment une fois que l’orage est passé. Alors d’abord on les écoute, les cours plongent, et finalement on se rend compte qu’on respire toujours, que le jour se lève chaque jour, qu’il y a toujours des légumes en vente à la Coop et qu’on ne va pas tous mourir frigorifiés dans un tas de neige.

Là on est reparti pour un tour. Trump fait la une de l’actualité. Clinton se démène pour faire croire au monde qu’elle est THE personne à même pour diriger les States. C’est très bien. Aux États-Unis c’est comme ça, plus on s’approche de l’âge du home, plus on a de chances d’être élu. Quelqu’un doit sincèrement regretter cela: c’est Greenspan. Car si Trump ou Clinton étaient élus, il n’y aura personne d’intéressant pour lui rendre visite dans sa maison de retraite.

On parle de plus en plus de retour en récession. Mais noooooon j’y crois pas. On se rend compte de cela maintenant j’en suis pétrifié. Depuis le temps que j’écris que la « croissance » que l’on vit n’existe pas. On se trouve juste en pleine jungle. On a beau couper des lianes pour avancer. On ne voit toujours pas la clairière. Le pétrole quant à lui tutoie toujours les bas-fonds. C’est très bien pour les vendeurs de V8.

Restent les banques centrales. Les vieux grigous de la FED sortent à peu près tous les deux jours du bois pour nous dire qu’ils réfléchissent gentiment à ne pas monter les taux davantage. Alors ça aussi c’est un scoop. La Chine, ça fait juste une année qu’elle décroît. L’Europe, ça fait juste 8 ans qu’elle déraille. Alors les États-Unis sont puissants je suis d’accord. Mais de là à croire qu’ils peuvent surfer sur le succès et la croissance alors que le reste de la planète ralentit… J’ai une fille de 4 ans. Même elle arriverait sans trop de mal à comprendre que son petit tracteur, si l’on charge toujours davantage la remarque avec des cailloux, ben il va finir par ne plus avancer. Même si ma fille possède une force de buffle dans ses gambettes. Je sais je sais. Ma fille n’est pas « expert » et moi non plus. Donc ma parole ne compte pas et d’ailleurs personne ne me demande jamais mon avis. C’est peut-être mieux en fait.

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