Tous les articles taggués hyperinflation

L’inflation et les taux élevés: c’est pour demain vous dites?

On y est enfin. Yellen cesse d’imprimer des billets et laisse flotter le marché. On a enlevé la perfusion et tout démontre que le marché US fonctionne à nouveau. Certes, l’emploi n’a pas encore retrouvé le mordant de 2008 car on ne compte plus ceux qui cherchent ou pas un job de la même manière. Les oubliés, qui ne l’étaient pas en 2008, le sont désormais peut-être pour toujours. Reste que la croissance est de retour, grâce au dollar faible (ok un peu plus fort ces jours) qui favorise les exportations et… vous devinez? Le crédit à taux zéro. Les gens s’endettent comme des fous. Ils ont confiance en l’avenir. C’est pour cela qu’ils n’hésitent plus à se parer de biens de base en achetant par exemple une stéréo spéciale pour leur hamster.

Maintenant on remonte les taux parce que tout va bien? L’inflation va tout bousiller si Yellen ne fait rien c’est bien ça? Certains experts prédisent le retour de l’inflation et des taux élevés depuis 2009 déjà. Et ces mêmes experts, notamment dans nos grandes banques suisses, continuent régulièrement de publier des papiers qui annoncent et prédisent une hausse des taux. Vais leur envoyer mon CV qui sait… Peut-être qu’un jour je donnerai des conférences à CHF 200’000.00 la demi-heure. Ce serait drôle. Un clown comme moi, habillé en jeans t-shirt, expliquer aux cravatés pourquoi ils se broutent systématiquement depuis 5 ans. Et comme cela fait des plombes que j’explique sur ce blog pourquoi ce ne sera pas le cas, je m’en abstiendrai pour cette fois. Lire la suite →

La hausse des taux, c’est pour 2016!

2014 débute en fanfare. Bonne année à vous d’ailleurs. Elle sera bonne, goûteuse, jouissive, comme 2015 d’ailleurs. Si aucun événement particulier ne se produit, les bourses continueront leur ascension. Prenez la peine de lire ce billet. Imprimez-le et surtout, mais alors surtout, n’oubliez pas de le ressortir en 2016. Relisez-le, encore et encore. Brusque je suis peut-être, mais j’ai décidé de marquer très fort ce début d’année. Un ton incisif, décidé, pugnace, presque abrasif.

La péniche est bourrée à mort. Les négriers travaillent sans relâche. La chaudière devient incandescente car le foyer trouve enfin prise d’air à sa convenance. En haut, le capitaine garde le cap. Droit devant. Le canal s’élargit et très bientôt, il va lâcher les chevaux. Cela se passe toujours ainsi après une crise. Tout d’abord les marchés s’effondrent. Ensuite les banques centrales inondent les marchés en imprimant des billets et baissent simultanément les taux. Curieusement, et puis non en fait, la masse monétaire M2 n’augmente pas de fait. Car cette fois-ci est différente. Les banques savent. Elles ont besoin de cash. De beaucoup de cash. Aux banques centrales, elles offrent en contrepartie les créances les plus pourries qu’elles détiennent encore. Les banques centrales, pardon les bad banks, s’occuperont de prendre les pertes à la place des banques. Les banques, riches en cash tout neuf tout frais, ne réinvestissent pas cet argent. Elles ne le prêtent pas non plus. Rappelez-vous: elles savent. Elles savent l’effondrement du système. Elles savent que les marchés corrigeront tantôt et que ce sera très violent. C’est là qu’elles auront besoin d’espèces sonnantes. Juste pour survivre. Pour repartir du bon pied. Lire la suite →

FED : QE augmenté ???

Je me marre en lisant les commentaires des grands prédicateurs de ce monde. Marc Faber, permabear dans l’âme, déclare depuis 2009 que la bourse va s’effondrer et qu’il faut tout vendre. Roubini, autre permabear et perma à côté de la plaque depuis 2009 se ridiculise à force de vouloir se faire entendre. D’ailleurs, plus personne ne veut l’écouter et si ça continue, il devra bientôt financer ses propres interviews. Greenspan, depuis son home médicalisé, s’essaie encore et toujours à tenter de convaincre son audimat (qui l’écoute encore???) qu’il a fait tout juste lorsqu’il était à la FED et continue de donner des conseils par la presse à God Ben. Non mais laissez-moi rire. On divague ou quoi? Et que dire des établissements financiers qui, enfin et de manière unanime après cinq années de hausse!!!!, prédisent enfin le ciel bleu pour 2014…

Le comité de la FED se trouve en réunion de travail (en fait ils font quoi??? Ils confectionnent des biscuits pour Noël???) et je suis bien entendu totalement conscient qu’écrire aujourd’hui représente un risque que je prends d’ailleurs bien volontiers. Car Bernanke parlera ce soir. Donc écrire demain aurait été plus facile n’est-ce pas? Désolé pour ceux qui me lisent mais je m’embête toujours autant en tentant de commenter ce qui s’est passé la veille et qui de toute façon ne peut plus être changé. Pour revenir à quelque chose de plus sérieux, le consensus décrit deux décisions possible pour ce soir. La favorite se traduit par la continuité de l’impression de 85 milliards de dollars par mois. La moins favorite des deux pencherait plutôt pour une réduction homéopathique de l’injection de liquidités. Un peu de provoc de ma part? Et si le QE était augmenté? Lire la suite →

La bourse et la vie

| Billet invité | Correction? Pas correction? Mis à part un bref retour sur la barre des 7’500 points il y a quelques semaines, revoilà l’indice favori des ptits Suisses reparti à la hausse, englobant le pas des bourses mondiales qui s’affolent et volent de record en record.

Annoncé sur ce blog l’été passé déjà, le pari du franchissement des 10’000 points n’est plus un rêve. Tout n’est question que de temps. Car rien ne peut entraver les montées des bourses à l’heure actuelle. Toutes les données économiques sont pourtant moroses et les perspectives encore moins ragoûteuses, rien n’y fait. La hausse des bourses ne doit rien au hasard. La seule raison valable, celle qui supplante toute autre raison cartésienne, porte un nom: la planche à billets!

Plus c’est haut, et plus c’est beau! Et plus ça monte, et plus les parieurs qui sont sortis du marché se mordent les doigts. Pour combien de temps? Car mis à part les financières, force est de constater que tout est vraiment très très haut. Mais restent ces satanées banques et autre assurances qui doivent encore se refaire. Les banques centrales mettent tout en œuvre pour que ces dernières disposent d’un chèque en blanc pour entreprendre tout pari qui leur rendrait un semblant de réserves avant de devoir affronter… la crise qui couve.

Ne nous y méprenons pas. Le graphique mettant en parallèle l’évolution de la masse monétaire et l’inflation révèle que les deux courbes cheminent à travers les âges de manière corrélée. Et à chaque fois que la masse monétaire augmente, donc qu’il y a écart entre les deux courbes, la courbe de l’inflation finit tôt ou tard par rejoindre sa consœur. Tout n’est donc plus qu’une question de temps là aussi. Lire la suite →

Youpiiiiii ! Tout est gratuit…

| Billet invité | Souriez braves gens. Super Ben et Super Mario s’entendent comme larrons en foire et nous communiquent en quelques heures ce qu’ils pensent de l’économie. Oubliez toutes les salades des communiqués officiels et des « progrès » qu’ils s’efforcent de constater avec une imagination qui n’a d’égal que la hauteur du ciel. Vulgarisé à l’extrême, nos deux compères nous disent: « En fait, on ne sait pas où l’on va. On ne sait plus quoi faire mis à part imprimer de la monnaie et rendre l’argent gratuit pour tout le monde ».

Donc oui c’est grave. Ciel noir comme la zone orageuse qui traverse la Suisse en cette fin de semaine. L’impression de monnaie poursuivra sa marche dantesque à un rythme effréné jusqu’à l’éclatement complet du système, jusqu’à l’hyperinflation, jusqu’à que l’on se rende compte que nos billets ne valent plus rien. Et avec un tout petit peu d’imagination, vu que le but avoué de cette folie est le redémarrage de la croissance quoi qu’il en coûte, on peut même imaginer que les banques centrales se mettent à créditer nos comptes salaire directement! Qui dit mieux? Une perfusion gratuite pour tout un chacun.

Ce qui se passe s’apparente à du n’importe quoi, à une fuite en avant dont toutes les cartouches ont à présent été tirées. Tout au plus poursuivrons-nous ces prochains mois un comportement de survie. Et rien d’autre. Une bête blessée qui erre dans la savane finit tôt ou tard par succomber face à un prédateur. Tel est notre sort et il convient d’en être conscient. Car tôt ou tard, à force d’avancer clopin-clopant, sans soigner le mal qui ronge nos économies et en refusant d’adapter les structures, c’est vers une lente agonie que nous nous dirigeons.