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Plus jamais une vision à long terme

J’ironise à peine je débute ces lignes. C’est horrible je sais. Mais c’est ainsi que l’être humain a décidé de vivre, en ayant une vision à très long terme. Relaxez-vous je rigole… La vision à long terme n’existe plus depuis très longtemps. En fait, parfois je me demande si cette pensée a déjà traversé le ciboulot de l’être humain. Nous agissons sans réfléchir en affichant des slogans complètement stupides. Comme nous enquérir de l’écologie par exemple. Alors oui c’est bien d’y penser. Mais affirmer que nous souhaitons protéger notre planète, ou la sauver, c’est une bêtise de plus que j’entends régulièrement de la bouche des politiques. Le vrai enjeu? C’est de sauver l’humanité tout entière. Et pas seulement la planète…

Nous avançons comme des pouets. Nous nous préoccupons uniquement de ce que sera aujourd’hui. Pas même demain. Rien du tout. Nous continuons notre marche en avant en mettant toujours plus en place ce qui causera notre perte à terme. Les avancées technologiques, pas toutes certes, mais celles qui servent à priver les peuples de travail n’en sont pas. Elles renvoient l’être humain à la dépendance et à l’inutilité.

Nous continuons de piller la planète. Nous continuons à vivre à crédit et à entretenir une croissance inutile. Nous ne faisons que prolonger notre agonie en agissant de la sorte. Nous choisissons, de par notre mode de vie, de privilégier une vision à très court terme. Nous laisserons aux suivants une planète dévastée, des piles de dette et du chômage. Et quoi si nous choisissions de tirer la prise immédiatement et d’adresser les vrais problèmes? Les Gouvernements le savent bien. Cela équivaudrait à devoir admettre que d’un coup, nous effectuerions un immense saut dans le temps en apprenant à redevenir pauvres, moins aisés. Nous ne pourrions plus prendre un vol easy-jet juste comme ça pour CHF 2.50 en direction de Londres. Nous devrions limiter nos déplacements. Nous devrions apprendre à moins consommer. Et de fait, notre société de consommation s’effondrerait instantanément. Avec à la clé des centaines de millions de chômeurs. Lire la suite →

Le contraire du rebrousse-poil

Que mes lecteurs m’excusent, mais je suis las ces temps. Plein d’énergie et de bonne humeur, mais las de suivre cette bourse qui n’exprime que l’ennui. Donc pas trop envie d’écrire et de rabâcher toujours les mêmes choses. Las de constater que la seule chose qui compte, c’est la FED. On se fout de tout en fait. Que les chiffres soient bons ou mauvais, on s’en balance complètement. Et comme je vous l’écris depuis des mois, on marche sur la tête. L’économie ne va pas trop bien, donc la bourse monte grâce au soutien des banques centrales. C’est ce qui s’est passé toute cette année. Et depuis trois jours la bourse baisse un peu… A en croire le théâtre des grands guignols, nos économies se portent de mieux en mieux. Surtout aux Etats-Unis d’ailleurs. Donc ça baisse un peu. Logique non? On a peur que la FED réduise ses achats de titres de dettes. Le monde à rebours en somme.

Durant toute cette année, les commentaires ont été prudents. L’été dernier, cet automne, tout le monde attendait LA correction qui aurait dû avoir lieu. Il n’en a rien été. Les marchés se sont envolés. Et maintenant pour 2014 quoi de neuf docteur? J’ai assisté à quelques meetings organisés par nos banques ces dernières semaines. En cœur, elles nous prédisent une toute belle année 2014. Elles basent leurs prédictions sur l’état de nos économies. Les USA progressent et la zone Euro se remet peu à peu, certes toujours avec un « léger » problème d’endettement et de chômage, mais au moins le spectre d’un effondrement soudain n’existe plus. En même temps, et notez bien que ce n’est que mon avis perso, mais là je n’y comprends plus rien! Car si vous avez lu mes lignes, je viens d’écrire qu’en fait, l’état de nos économies, on s’en fout complètement puisque seule l’action des banques centrales compte. Et principalement la FED… Donc en résumé, les banques se basent sur des FAITS, sur des analyses financières, pour établir leurs prévisions alors que le seul instrument valable digne d’émettre des prédictions est… une boule de cristal! Que fera le duo fou qui dirige la FED jusqu’à Noël????? De là à dire que les banques n’ont pas bien compris comment ça marche… Nooooon j’oserais pas. Lire la suite →

W ???

| Billet invité |  Je pose une hypothèse. Depuis la crise de 2008, les marchés ne font que monter. Ok, des corrections ont étalonné cette longue période de croissance des marchés. Mais si on s’y penche un peu, on ne peut que constater que ces derniers ont pris un trend simplement ascensionnel depuis 5 ans maintenant. Rappelons encore que la croissance des marchés financiers ne tient qu’à deux facteurs : des taux zéro sur les crédits et une abondance de liquidité à la mesure des océans de la planète.

Et maintenant quoi ? Les banques centrales et leurs effets magiques, c’est terminé. La croissance, elle n’existe que dans les rêves, même si Flamby déclare que la sortie de crise c’est pour aujourd’hui et qu’il confond le Japon et la Chine. Le chômage en baisse aux Etats-Unis, une escroquerie autorisée montée de toutes pièces par le Gouvernement américain. Les dettes des Etats occidentaux ? Merci pour elles, elles se portent très bien… en constate augmentation elles aussi. Les monnaies ? Plus personne ne sait ce que vaut un billet émis par une banque centrale. Les cours, si longtemps manipulés, brillent par une volatilité à effrayer n’importe quel savant éclairé sur cette terre.

Je m’attarde ensuite brièvement sur la Japon. Avez-vous pris le temps de consulter l’évolution du Nikkei ces derniers mois ? On se croirait à suivre les courbes de l’inflation d’une république bananière. Sauf que là c’est le plongeon dans l’autre sens depuis quelques semaines. Les mesures de la banque centrale ? Les experts les décrivent comme « appropriées ». Que du bonheur. Reste un « petit » point dont les Japonais n’aiment pas trop parler et que les économistes du monde entier aiment bien oublier. Le Japon, tenez-vous bien, dépense simplement 2 francs alors qu’il en encaisse 1. Ça laisse songeur n’est-ce pas ? ça va jusqu’à quand la débilité ? Lire la suite →

La désertion s’intensifie

| Billet invité |  Dans mes récents billets, je reviens régulièrement sur un thème qui prend gentiment de l’amplitude: la monnaie. Je disais récemment que tant que le peuple maintiendra sa confiance en la monnaie, la panique sera évitée.

Mais il est des signes qui ne trompent pas, preuve en est donnée par Coca-Cola. Cette multinationale vient en effet de décider de faire retirer son titre de la bourse en Grèce, là où elle est reste pourtant implantée physiquement. Le choix opéré par l’entreprise d’opter pour l’ouverture d’une succursale à Zoug (en Suisse) ainsi qu’une cotation à la bourse de Londres pourrait surprendre. Or il n’en est rien. Coca-Cola anticipe simplement le pire. Non seulement elle ne souhaite pas devenir l’esclave d’un pays, donc la Grèce, qui risque de faire défaut, mais elle en plus elle choisit de s’affranchir du risque de l’euro. Et si la Grèce abandonnait l’euro au profit de la drachme? Les conséquences en seraient désastreuses pour les actionnaires. Et comme une entreprise vit de et pour ses actionnaires, la démarche paraît tout sauf saugrenue.

Le maître-mot de ces prochains mois sera celui-ci: la confiance. Et la monnaie représente cette confiance, au-delà de l’état des finances, au-delà de l’état de l’économie. Perte de confiance accordée à la monnaie équivaudra à des peuples affolés. Une monnaie qui illustre le doute équivaudra à des files d’attente devant les banques. Une monnaie qui se dévalue et qui n’offre plus que misère et incertitude équivaudra à augmenter le risque de conflits, de fuite de capitaux et de désertion. Lire la suite →

Jeunesse rime-t-elle avec emploi ?

| Billet invité | L’emploi tel que nous le connaissons finira tôt ou tard au réduit. Pour la grande majorité d’entre nous, il ne nous apporte plus ni satisfaction, ni plaisir, ni émancipation. Toute la planète semble lutter pour la même cause : trouver du travail pour ceux qui n’en ont pas, et tenter de le conserver pour ceux qui en ont un ! Heureuse perspective n’est-ce pas ?

Ceux qui se retrouvent sur la touche se sentent démunis, abandonnés et n’ont souvent qu’une très faible estime d’eux-mêmes. Ceux qui sont employés ne s’y retrouvent plus. Ils souffrent de stress, d’angoisse et de pression excessive (à tous niveaux) qu’ils tentent de gérer au mieux. Ils souffrent souvent d’être traités comme des numéros et de subir. L’estime d’eux-mêmes ? C’est cela oui…

En ce qui concerne les jeunes, rien de cela. C’est bien pire en fait. Non seulement un nombre croissant d’entre eux reste sur la touche tout en contemplant les besogneux (un monde qui leur semble à des années lumière de leur réalité), mais en plus ils se sentent incompris et inutiles. A quoi bon étudier plusieurs années pour en arriver à devoir endosser le rôle de mendiant ? Mais le pire lorsqu’on à vingt ans avec des yeux qui pétillent de rêve et d’envie, c’est de constater que l’espoir ne s’exprime plus que pour une certaine élite dont on ne fait pour la majorité pas partie. Lire la suite →