Et la corde se tend… ça risque de faire mal!

Ma fille de 9 ans est une danseuse et tout comme son papa, elle fait le grand écart sans échauffement et surtout sans aucune douleur. La comparaison peut paraître idiote, mais le grand écart s’est produit hier aussi, certes d’un tout autre type, mais il y en a eu et un GRAND! Je veux parler des taux. Yellen monte ses taux, et prévoit de les monter encore en 2017 à 3 reprises. Et qu’a dit Draghi il y a quelques jours? Les taux en Europe resteront bas, peut-être pour toujours. Dans ce match de foot particulier, l’arbitre de la rencontre aura fort à faire. Car les deux équipes ne jouent pas vraiment le même match. Une cherche à prévenir une inflation qui revient (eh oui c’est le grand retour de l’inflation!) et à cadrer gentiment une machine qui s’est mise en marche, et l’autre cherche à ne pas perdre en mettant 10 défenseurs sur le terrain avec un gardien qui compte 4 bras. Ce sera difficile. Car en Europe, la croissance n’existe pas, l’inflation non plus, les banques peinent (même si les cours explosent à la hausse merci M. Renzi d’avoir démissionné) et… le chômage ne se résorbe pas.

Donc moi je dis ça comme ça, mais l’avenir risque encore de se tendre un peu, comme un élastique qui se tend au-dessus de l’Atlantique. L’Europe ne peut pas monter ses taux et Draghi l’a bien compris, et les USA sont gentiment en train de le faire. La crise des subprime aura duré 10 ans, pour faire place à une reprise hyper lente mais qui est en train de se matérialiser. Sauf que l’Europe risque bien de devoir attendre encore 10 ans de plus avant de revoir la couleur du ciel. Le grand écart va encore accentuer les inégalités, faire croître les déséquilibres, dérégler encore plus. Quelque chose me dit qu’on n’a encore rien vu. J’ai assez écrit que les bourses restaient en lévitation et ne bougeaient pas. L’impulsion pour aller plus haut est venue de l’élection américaine. Et quelque chose me dit qu’on risque bien d’entrer prochainement dans la fameuse euphorie qui caractérise la fin d’un cycle haussier. Mais on n’y est pas encore, bien que le DOW devrait crocher les 20’000 sous peu pour ensuite s’en aller titiller les 30’000. Il n’y a rien qui puisse freiner cette machine, sauf si Trump se fout les Chinois à dos en leur déclarant une guerre commerciale sans limite. En même temps, Trump est un rebelle dans l’âme. Et un rebelle, c’est avant tout en lançant des pives en pleine figure qu’il s’exprime, juste pour voir comment l’autre réagit. Trump va chercher durant son mandat non pas à tester les limites, mais à les dépasser. Sa seule question est: « jusqu’à quel point suis-je acceptable pour les autres? » On risque de pas mal rigoler avec lui. Lire la suite →

USxit, Brexit, Itxit… = nothxit!

Ce billet est dédié au Dieu Dow: le Dow Jones. Il pointe au plus haut du plus haut et 2016 restera dans les bons papiers des traders de Wall Street. Merci pour elle, la bourse américaine se porte très bien. Et le fait que M. Trump se soit fait élire n’y change strictement rien. Ceux qui ont parié sur l’effondrement des bourses suite à son élection auraient mieux fait de se construire un igloo pour y aller méditer. Je constate que de toutes les manières possibles, soit les politiques, soit les analystes, soit les membres du pétrole, soit les médias nous ont simplement fait tourner en bourrique durant toute cette année en nous prédisant une sévère correction. Les conséquences de tout ce bordel de « …xit » n’y change absolument rien. Et même chez les British tout va bien. Un chauffeur de taxi me l’a d’ailleurs récemment confirmé avec comme seule préoccupation le classement d’Everton et le manque de travail des attaquants dans le travail défensif. Et qu’on ne me dise pas que le séisme attendu en Italie était attendu… au niveau de la réaction des bourses. Là aussi on pestait contre une probable débandade. Le résultat? Absolument rien, juste rien du tout. On nous ballade dans la cohue tel un caddie affolé chez Migros un samedi matin. L’évolution des taux? Je traduis: on s’en fout complètement, comme de savoir si Vals se présentera, ou pas, aux élections françaises. On n’en a juste rien à cirer. La bourse ne va que dans un sens aux States, et c’est up in the sky. Il n’y a qu’en Europe où l’on s’inquiète de la croissance molle, parait-il. Ensuite on parle parfois encore des banques qui paraît-il encore une fois inquiètent également. La banque zombie par excellence, c’est Deutsche Bank. Personne ne sait ce que ses engagements représentent et la hauteur de ses risques, même pas son directoire. Le titre? C’est + 60% depuis fin septembre, donc pas mal pour une banque qu’on dit au bord de l’agonie et beaucoup de fric à faire sur les financières en ce moment.

Ensuite je me marre en regardant le pétrole. Cette fois c’est certain. Le pétrole ira au moins à $ 1’000.00 le baril vu que les robinets se ferment gentiment. L’évolution du pétrole depuis la décision de l’OPEP ET de la coopération du cavalier de l’Oural? Un feu de paille tout d’abord… et ensuite il semble qu’un gulu ait décidé de scotcher le prix du baril à $ 50.00. Finalement, les analystes qui en début d’année nous prédisaient pour de sûr et de vrai un baril à 20 auront peut-être finalement raison. Mais ils ont fumé quoi tout ce petit monde? Alors oui ça va piquer du nez un de ces quatre, mais pas demain, ni après-demain. En Europe, on a décidé de ne rien faire non plus contre les pestiférés du Sud. Cela fait des années que Rajoy & Co promettent à Bruxelles de faire un petit peu attention à leur déficit, et blablabla. Le résultat? Ils continuent leur petit bonhomme de chemin, certes à un niveau frisant les pâquerettes, mais sans aucune contrariété. Personne ne fera jamais rien contre ces pays. La seule chose qui nous rappelle qu’il y a bien « un processus » en cours, ce sont les déclarations trimestrielles de Bruxelles. En fait, je crois qu’ils impriment le même communiqué de presse à chaque trimestre et reste plus qu’à espérer que le mec qui est responsable de cela, payé EUR 6’000.00 par mois pour ne pas oublier de « communiquer », n’oublie pas de changer la date du communiqué. Lire la suite →

After dinde et on digère

Les Américains ont été fidèles à eux-mêmes. Ils se sont gavés de dinde et les ventes du black week-end ont fini par se tinter de rose. C’est bon signe. La seule évolution digne d’être relevée se situe au niveau du comportement. Il semble qu’il soit plus facile de rester chez soi pour faire ses achats on-line que de risquer de se faire bousculer chez Wal-Mart. En même temps je ne suis pas trop surpris. J’ai toujours été admiratif de la capacité qu’on les Américains de pouvoir conduire avec un litre de café dans les mains et le portable dans l’autre. C’est peut-être plus facile de rester à la maison finalement. Le cheeseburger et le coca ne risquent plus de souiller la voiture. Bref les ventes sont bonnes et le Dow crève les plafonds, jour après jour, ce qui contraste avec les indices européens. Le CAC se trouve au niveau de mai 2014, le DAX au niveau de janvier 2015. Donc en Europe, mieux vaut se rendormir, même si après avoir tenté d’importer la fête d’Halloween, on tente à présent de rééditer « l’exploit » de recopier les Américains en tentant de faire vivre la fête du Black Friday. So what’s next? On se met tous à élever des dindes sur notre balcon et à les cuire au micro ondes avec de la moutarde et du ketchup ou bien???

En Suisse, c’était quitte ou double pour une entreprise active dans les panneaux solaires. Il s’agit de Meyer Burger. Les détenteurs d’obligations à long terme se sont montrés conciliants et une augmentation du capital est prévue. Le titre cotait à CHF 36.00 et des poussières en 2011. Le CEO de longue date a été prié « d’orienter » sa carrière différemment. Vendredi le titre cotait à CHF 1.50. C’est CHF 2.45 ce matin. Inutile de vous dire ce que j’en pense. C’est un achat au vu de l’avenir radieux du solaire dans le monde et des capacités d’innovation suisses. Il n’y a plus qu’à se montrer patient et espérer que le nouveau CEO sache bien calculer et que les ingénieurs continuent de développer cette énergie appelée à se déployer aux quatre coins de la planète. Sourire coquin, cela me rappelle furieusement l’histoire de Vestas (fabriquant d’éoliennes). Le titre cotait EUR 3.00 en 2012 quand on doutait de l’avenir des turbines. On est à EUR 64.00. Celui qui a acheté 2’000 pièces en 2012 peut aujourd’hui se payer un Q7 dans la version sport, avec option sous-marin ou fusée. Pour le reste il n’y a rien à faire, si ce n’est digérer la dinde et la défaite du FC Sion. Les marchés ne bronchent pas et les monnaies non plus. Lire la suite →

Black… &Rose

Today on parle bourse ok? Juste bourse car pour le reste il n’y a rien à dire, mis à part que novembre c’est bientôt fini et qu’on peut manger du pain d’épices sur une terrasse. Transition faite, sachez que mes filles adorent ce doux mélange, donc black & rose. Un t-shirt noir avec le logo d’Adidas en rose. Encore plus cool qu’Hello Kitty! C’est pour cela qu’Adidas se porte à merveille, parce qu’il est diversifié. Le titre cartonne en bourse, malgré les contrats mirobolants que signe la marque avec différentes équipes de foot. Mirobolants? Ben pas vraiment à y regarder de près. Je vais peut-être choquer, mais je pense que les stars du foot sont… sous payées en regard du return! Un Messi, un Ronaldo, un Bale sont clairement sous-payés, malgré les sommes astronomiques qu’ils touchent. Et Adidas l’a bien compris. Les maillots des stars s’arrachent et les clubs financent le transfert de joueurs en quelques jours juste avec la vente des maillots. Et derrière c’est Adidas qui rigole. Fondamentalement le cours est déjà élevé, mais le potentiel de croissance reste très important. A surveiller en cas de correction et une belle opportunité d’achat.

Ensuite je suis Nestlé. Le titre est revenu au cours de janvier 2015 et il a perdu 16% depuis août. Depuis août? Tiens donc, c’est exactement la période où le cours des fonds immobiliers ont tenté de vouloir voler avec du plomb et que la courbe des taux s’est inversée. Il y a exactement 30 ans, lorsque j’ai commencé à la banque, un de mes anciens chefs m’avait dit: « Nestlé, c’est un achat pour la vie! Tu l’achètes à n’importe quel prix, à n’importe quel moment et tu es certain de faire du 5% de rendement lorsque tu seras vieux ». J’avais trouvé le conseil de cet ancien chef un peu con, vieux jeu. La vérité? J’aurais dû acheter Nestlé, car des yogourts vanille, j’en mange encore aujourd’hui et je continuerai d’en manger. Lire la suite →

On r’commence à s’ennuyer

Je débute ce billet en adressent un grand MERCI à nos lectrices et lecteurs. Soyez remerciés de vos commentaires pertinents et très appréciés. Ces derniers nous permettent de nous situer, de savoir si nos écrits sont pertinents, si nous provoquons suffisamment, ou pas. Reste en tous les cas un enrichissement pour nous et un partage apprécié.

En bourse, cette semaine on ne va strictement rien foutre. Car de l’autre côté de l’Atlantique, c’est dinde au menu façon Mr. Bean, le matin, à midi, le soir, et avant d’aller au lit. Et ensuite ce sera la frénésie du Black Monday, ce fameux lundi où des morts de faim camperont devant Walmart toute la nuit avant de se ruer sur le nouvel aspirateur qui aspire plus mieux bien les poils de votre chat que celui acheté l’année précédente, ou qui souhaiteront pouvoir acheter le dernier instrument technologique avant-garde permettant de mesurer par exemple la vitesse instantanée de votre voisine lorsqu’elle promène son chien le matin à 5h30. Donc cette semaine on oublie, on se rendort, on regarde par la fenêtre et on réfléchit gentiment à ses cadeaux de Noël. Novembre reste traditionnellement un mois creux, un mois où on s’emmerde, un mois où on est encore en automne mais plus vraiment, un mois où on est proche de Noël mais pas vraiment non plus, bref un mois où il ne se passe rien et où tout le monde ronchonne parce qu’il fait trop vite nuit le soir. Lire la suite →

 
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