Happy birthday Mr. Jobs

C’était un visionnaire un peu fou, qui s’est accroché à ses rêves et qui, esprit frondeur, n’a pas hésité à lancer la révolution du téléphone portable. L’iPhone a 10 ans et le monde ne va pas mieux, même si l’industrie de la connectivité s’en est trouvée complètement chamboulée. Le progrès technologique a révolutionné notre manière de communiquer, de transmettre des infos, de consulter en tout temps toute information instantanée de ce monde. Nous en portons-nous mieux? Grâce à cette innovation, nombre d’hôtels ont pu être créés, notamment aux Etats-Unis, afin d’attirer une nouvelle clientèle désireuse… d’être libérée de toute technologie. Nombre de cliniques spécialisées ont également dû créer des unités de détox entières afin de soigner les accrocs aux smartphones.

Les services de renseignements et les entreprises ont également pu développer nombre de bases de données destinées à mieux nous traquer. C’est un fait. Et le pire dans tout cela c’est que tout ce beau monde croit vraiment qu’ils maîtrisent quelque chose. En fait rien n’est plus faux et il est facile de continuer à fonctionner sans qu’on nous étudie, de loin ou de près. Il suffit de se passer de son téléphone ou de l’utiliser sciemment. Et si personne ne souhaite savoir où vous vous trouvez, rien de plus simple. Il suffit de laisser votre appareil posé sur votre table de nuit avant de vous en aller… Mais c’est vrai. Partir boire une bière sans son smartphone ça fait plutôt loose, des fois que la Terre exploserait entre deux ou qu’une armée de Martiens nous attaqueraient on ne le saurait pas. Lire la suite →

On débute sérieusement cette nouvelle année ou bien?

La plupart des acteurs financiers s’empiffrent encore de chocolats et de champagne. Eh bien ils ont tort car les marchés ne les ont pas attendus pour grimper, encore et encore, tirés par les financières qui sont complètement déchaînées. Ah oui et jeu de mots trop facile je l’avoue, en Suisse on chaîne aussi ces jours… Les automobilistes coincés jeudi sur l’A1 sur 30 kilomètres autour de Zürich derrière des dizaines de camions qui ne bougent plus peuvent témoigner du temps qu’ils ont pour admirer le paysage enneigé. Ok elle était facile… Reste que ces foutus marchés s’envolent depuis la reprise, tirés qu’ils sont par les banques qui anticipent un joyeux retour de manivelle: le retour annoncé de la dérégulation totale. Voilà qui va nous ravir, et moi le premier. Enfin ce casino infernal qui décide de se reprendre et peut-être enfin le début de l’euphorie. Depuis le temps que je le dis, depuis le temps que je l’attends cette période-là… Peut-être en a-t-on eu les prémisses. Ou pas. C’est tout dire, même Deutsche Bank monte, comme UBS et CS.

Vous souhaitez un titre pour partir en vacances cet été? Meyer Burger. Ils viennent d’achever leur augmentation mammouth de capital. Les banques ont en plus décidé jusqu’en 2019 d’être gentilles avec cette entreprise enfin délestée de son « charismatique » patron qui a failli mener ce fleuron technologique à la ruine en se montrant aussi doué en investissements que ma fille de 4 ans à qui on demanderait de faire une conférence sur les derniers produits structurés à la mode. C’est un achat. C’est risqué. Et si vous vous montrez patients, ce que je l’avoue est rare de nos jours car votre banquier vous proposera de prendre les profits à fin février déjà, conservez le titre quelques années. Votre prochain Cayenne ne vous coûtera pas un franc, options comprises. Reste que le placement est osé, et qu’il faut avoir conscience que le Cayenne promis peut très bien aussi se transformer en vélo tout simple, sans batterie. Lire la suite →

Ça fait vroum cette fin d’année…

Les allemandes sont à la fête. Je parle des voitures bien entendu… Il est toujours intéressant de constater que la bourse n’est pas qu’une question de spéculation sur des titres dont la valeur n’a rien à voir avec leur niveau et dont les cours sont dopés par les spéculateurs. Il existe en effet des entreprises, qui produisent des biens tangibles, qui créent et qui vendent un produit palpable. Daimler ravira la place du numéro un mondial du luxe tout prochainement, grâce à une gamme de modèles développés depuis 10 ans qui correspond à la prise de pouvoir du patron actuel Dieter Zetsche. Ce monsieur a su rajeunir la marque et surtout la faire sortir de son créneau préhistorique « 60 ans et plus » pour la rendre beaucoup plus mordante. Il a su également profiter des problèmes du géant Audi, englué dans le scandale qui a touché le groupe VW. Daimler reste un achat, bien que son potentiel de hausse soit limité en comparaison avec le mastodonte VW (env. 20% de hausse potentielle pour Daimler afin qu’il retrouve les sommets). Ces deux titres cotent à leur niveau de 2007 et peuvent entrevoir un avenir radieux. A la différence près que VW possède un potentiel de rattrapage de… 100% en partant du cours actuel.

VW, comme Porsche d’ailleurs, vient de prendre au passage 12% de hausse depuis l’élection de M. Trump. Et je ne vois aucune raison que ces entreprises florissantes s’arrêtent en si bon chemin. Ce sont des machines à cash, avec une marge confortable sur leurs véhicules, qui leur permettent de passer outre les crises en ayant la capacité de faire bouger leurs prix en fonction des cycles économiques sans que cela ne se répercute forcément sur leurs résultats. Donc pour tout actionnaire qui se respecte, investir… je parle bien d’investir… dans des entreprises qui développent un produit, qui vendent et qui gagnent de l’argent reste un moyen idéal de placer son cash. La seule condition requise, c’est d’être capable de faire preuve de patience, ce qui de nos jours reste une valeur qui n’existe plus. On veut du profit et tout de suite! Parlez autour de vous d’un investissement à 10 et 15 ans et on vous prendra pour un allumé de première! Limite si on ne vous demandera pas si vous êtes retraité… Lire la suite →

Mobilité, retour à l’esclavagisme, progrès, etc

Entre rêves et catastrophes, joies et projets, je ne peux m’empêcher de me replonger 30 ans en arrière. A cette époque, début de la grande lessive au niveau des centralisations, fusions d’entreprises et j’en passe, je me rappelle très bien que lorsque je cherchais du travail dans la banque, on me posait immanquablement la même question: « Etes-vous flexible et mobile? » A l’époque, on me disait: « L’ère de travailler dans son village, dans sa ville, est révolue. A présent, il faut être prêt à se déplacer, à devoir effectuer des kilomètres. C’est ça l’avenir: la mobilité! » Lors des concentrations bancaires vécues, j’ai pu expérimenter nombre de déplacements, de mesures dites de « rationalisation ». Nous avons été traités comme des bestiaux, et celles et ceux qui refusaient de suivre le mouvement novateur ont soit été priés de s’en aller, soit mis à la retraite. On n’en voulait plus de gens comme ça! Des gens qui ne voulaient pas évoluer, disait-on.

30 ans plus tard on en est où? Où se situe le fameux progrès? Le résultat de cette évolution, c’est que tout le monde en a marre. Les autoroutes sont saturées et les trains bondés. En fait, tout le monde se croise. C’est trop cool pas vrai de se faire signe par la vitre d’un train? Car qui dit déplacements dit frais supplémentaires, heures de voyage perdues, moins de temps pour la qualité de vie, moins de temps en famille. Et si j’en lis encore les oracles, qui sont restés dans ce schéma de pensée, le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter. Et pourtant, tant de gens se disent épuisés par tout ce gâchis et nombre d’entre nous est désormais prêt à revoir ses ambitions au travail. Alors pour celles et ceux qui pensent encore que c’est avec un travail qu’on se réalise forcément dans la vie, je leur dis FAUX. Rien n’est plus faux et tout recruteur qui vous balance cette idiotie lors d’un entretien devrait pouvoir mériter le droit d’être fessé à l’heure de l’apéro. Un bon travail est important, mais si ce dernier se passe en rognant sur la qualité de vie, en réduisant un maximum son temps de récupération, en bouffant l’équilibre de vie, c’est en pure perte de réfléchir ainsi. Lire la suite →

Le foot a mal à la tête…

La période est intéressante car les choses changent. Il y a quelques années, Chelsea avait défrayé la chronique lorsque M. Abramovich avait fait ses emplettes sur le marché en n’hésitant pas à faire venir des joueurs au club en simplement doublant leur salaire. Aucun club ne résistait à cela et beaucoup ont pensé que l’ex oligarque débarqué à Londres avec sa fortune allait bousiller le marché. En fait, avec le recul, on se rend compte juste d’une chose. M. Abramovich n’a fait que lancer la grande dérégulation là-aussi. Et au fil des ans, les autres clubs s’y sont mis, recherchant tour à tour des investisseurs capables de soutenir la marche en avant de Chelsea et en renégociant des contrats de sponsoring qui atteignent désormais le ciel.

Aujourd’hui, ce sont les Asiatiques et les sultans du Golfe qui ont pris le contrôle de la plupart des clubs européens, et l’époque d’Abramovich et consorts est révolue. Jusqu’à quand ces braves gens seront-ils d’accord de sortir si loin de leur base en dépensant des sommes astronomiques alors que le véritable marché se trouve… chez eux! Telle est la question. Des offres pour des joueurs de classe mondiale arrivent de clubs chinois, et les salaires versés en Europe apparaissent comme dérisoires. Les meilleurs joueurs du monde accepteront-ils encore longtemps de jouer en Europe? Rien n’est moins sûr, même si aller jouer en Chine revêt encore quelque chose d’assez exotique. Lire la suite →

 
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