Bien choisir son cheval

Les bourses continuent de nous jouer des tours. Certes elles restent à des niveaux très élevés mais elles ne parviennent pas, ou plus c’est selon, à refléter véritablement ce qui se passe dans l’économie. Le DOW ne fait plus rien. Il plafonne. Le SMI plafonne aussi. Le DAX est bien monté ce printemps mais depuis, il a reperdu plus de 1’000 points. C’est beaucoup. En clair, plus personne ne sait. La Chine inquiète à présent. Dans un premier temps on minimise les dégâts. C’est toujours comme cela que l’être humain agit en premier. Mais là ça fait beaucoup en peu de temps. Et l’Etat a beau dire qu’il contrôle la situation et que tout va bien. En fait il ne contrôle rien du tout. Une bourse ne s’effondre pas simplement de 8% en un jour juste comme ça…

Pourtant tout a été tenté. On a massacré les taux. On a arrosé les marchés de cash. On fait tout pour que le système ne parte pas en sucette (même en faisant n’importe quoi comme avec la Grèce par exemple). Et maintenant une main invisible continue d’agir sur peut-être le seul asset qui peut encore réveiller nos vieilles économies endormies: le pétrole! Partout sur la planète, on produit comme des fous. Et surtout aux Etats-Unis. L’offre est surabondante et on semble s’en inquiéter en coulisses. Mais il n’existe aucun hasard. Les producteurs ont reçu l’ordre d’ouvrir les vannes afin de faire chuter les prix. Le but? Alléger la facture des consommateurs pour qu’ils consomment autre chose. Qu’ils se remettent à espérer. Qu’ils se remettent à vouloir entreprendre. A s’endetter. Pour mieux consommer. Pour mieux se distraire. Pour mieux oublier la vie grinçante de leur quotidien. Lire la suite →

Le grand huit!

Le ridicule ne tue pas et c’est tant mieux. Car dans la planète finance en ce moment, c’est juste les montagnes russes. La Chine se prend à jouer avec ces dernières. La bourse continue de faire des siennes et personne ne sait vraiment si la situation est vraiment grave. Info ou intox? Les Chinois en sont les maîtres absolus. Surtout en fait dans la non-info. Bref passons. Depuis quand s’intéresse-t-on à la Chine et à leur bourse? Finalement, tant que ça reste chez eux, on s’en fiche royalement.

Ensuite reste encore et toujours notre bonne vieille Europe. Une Europe qui ne sait toujours pas où elle en est. En France, où tout se passe différemment d’ailleurs, nous venons de vivre la vivifiante épopée des tracteurs qui ont tout bloqué. Et bien entendu, le gouvernement a cédé, promis, mis la main à la poche. C’est toujours comme ça en France. Il n’y a pas de sous mais on en trouve toujours. L’important dans ces cas-là, et peu importe le prix à payer lorsque les images télé tournent en boucle sur les chaînes du monde, c’est de ne pas perdre la face n’est-ce pas M. Vals?

Quant aux Allemands merci ils se portent très bien. Ils continuent leur hard line envers et contre tous, nous rejouant ce qui a déjà coûté leur perte au début du siècle passé. A force de vouloir maintenir cette Europe debout, de cette manière-là, avec les modalités en place, on court au clash. Personne ne souhaite se faire imposer de telles souffrances. Pas même les Grecs. Alors à tort ou à raison je ne dis pas. Mais il est un fait que je relève. Lorsqu’on impose quelque chose à quelqu’un, même s’il semble l’accepter à première vue, il arrive toujours le jour où ce dernier se rebellera. Et quand ça se passe en général, lorsque le rebelle décide de se redresser, c’est rarement dans un climat serein de bienveillance que cela se déroule. Donc chaud devant. C’est écrit. Lire la suite →

Crazy heat across… the markets

Nous sommes tous à choix terrés au fond de notre bureau, ou alors en train de nous prélasser dans un bassin rafraîchissant. Il n’y a rien qui puisse épargner l’Europe de la canicule qui sévit actuellement et qui devrait durer au moins jusqu’au 15 juillet selon les météorologues. Chic, on va péter tous les records! Alors j’envie nos diplomates européens qui campent désormais à Bruxelles à l’année. Seul problème à nouveau: la canicule. Car c’est la nuit qu’ils discutent toujours de la même chose: de la température grecque. Et pas facile en même temps de s’endormir au petit matin après une nuit épuisante alors que le soleil tape sur la toile. Eh oui je suis un connaisseur…

Ce qui se passe au niveau grec constitue du grand n’importe quoi. Il n’y a plus rien de rationnel. On se prend les pieds dans le tapis et on change sans arrêt d’avis. En fait, c’est comme quand vous flashez sur une fille et que vous lui dites: « Tu sais je t’aime vraiment comme tu es. Tu es la femme parfaite. Il faudrait juste que tu maigrisses de 30 kilos, que tu changes complet ta garde-robe car tu ressembles à un corbeau, que tu passes chez le psy un an en thérapie intensive pour te guérir de ta phobie des araignées et que tu déménages à 300 km de chez toi pour me rejoindre ». Comme ça on est d’accord. C’est de l’amour inconditionnel. Lire la suite →

Le maître-mot est: volatilité!

Enfin quelque chose à écrire. C’est dingue, car ça fait des plombes qu’on s’ennuie grave sur les marchés aseptisés, comme lorsqu’on essaie de cuire de l’eau dans une immense marmite juste avec un briquet. Donc THE sujet du jour, c’est encore et toujours la Grèce. Avec des marchés hautement perturbés et le retour de l’incertitude totale. Une volatilité bienvenue qui, si la baisse se poursuit, pourrait représenter une sacrée opportunité pour les investisseurs de revenir sur les marchés.

Car rappelez-vous. D’euphorie il n’y a pas eue. Absolument aucune. Nous vivons une hausse des marchés depuis cinq ans que rien, je dis bien rien, n’a encore pu détruire. Une longue hausse presque linéaire. Alors ok les changes sont aussi secoués et c’est une bonne chose. Je remarque en outre que le grand transfert que l’on pourrait attendre sur les métaux précieux ne se fait pas (l’or ne bronche pas). Alors ça peut vouloir dire deux choses. La première, c’est que les marchés, bien qu’en baisse, ne pensent qu’il s’agit là que d’une simple correction. Et qu’une fois le cas grec réglé, Grexit ou pas, les marchés poursuivront leur marche en avant. La deuxième raison, c’est qu’on pourrait très bien vivre dans un déni total de la gravité de la situation et qu’on n’anticipe absolument pas le pire. Lire la suite →

Quand y en a plus y en a encore

Mais quelle journée mes amis! Hier c’était jour de fête avec des bourses qui s’en sont allées tutoyer les étoiles au moyen d’une grosse fusée estampillée « Greece will be saved ». Mais quelles émotions dites-moi!! Jamais je n’aurais pensé que le sort de la Grèce puisse faire tant de bien à la planète. Car oui la planète tout entière fête déjà le sauvetage hautement probable de l’enfant terrible européen.

Tout sera réglé d’ici à vendredi si l’on en croit les bourses. Par contre, reste à voir ce qui sera effectivement réglé. Ou si le plan d’aide proposé s’apparentera comme jusqu’à présent à une cabane montée à la hâte dans un sapin qui penche… Alors moi je dis ça je dis rien. Mais je ne vois toujours pas comment on va résoudre les problèmes d’un pays qui ne fonctionne pas, qui est mal géré, qui ne possède toujours pas de registre foncier, avec une croissance qui n’existe pas, avec une population au chômage, et qui est criblé de dettes. Bon d’accord reste la solution miracle de la Nouvelle économie. On installe un con à une machine à imprimer des billets et on paye les factures avec le cash tout frais. Comme ça c’est facile j’en conviens volontiers. Dommage que je ne puisse en faire autant d’ailleurs. Je n’hésiterais plus à me payer une île aux Seychelles avec un hôtel cinq étoiles rien que pour moi. Lire la suite →