L’inutile focalisation sur la Grèce

Chacun a ses problèmes à régler. Dans un couple, en famille, au boulot, dans les loisirs, chacun doit veiller à trouver son propre chemin. Il peut se faire aider, se faire conseiller. Mais au final, dans une épreuve, on se retrouve à chaque fois tout seul. A devoir évaluer, sous-peser, digérer, décider. Ce qu’il y a de surprenant dans tout ce qui se passe actuellement sur notre planète, c’est que TOUT le monde n’a en bouche que le mot GRECE qui résonne. Nous nous occupons TOUS de savoir ce qui se passera dans ce petit pays. Que serait notre existence si tout le monde devait se mêler des affaires des autres? Nous ne ferions que cela!

Que ce soit au niveau du FMI, de la Banque mondiale, de la BCE, des grands sages européens, des visionnaires américains, il n’y a donc plus que cela qui compte: le sort de la Grèce. Alors je ne dis pas qu’il est faux de vouloir s’occuper de quelqu’un d’autre, ou d’un pays, ou d’une épreuve particulière à surmonter. Mais de là à monopoliser l’attention de la planète entière, c’est une erreur. Lire la suite →

Après la déprime… l’euphorie!

Ces marchés sont dingues. Après l’épisode grec qui n’en finit plus (c’est comme les Simpson ça ne s’arrête jamais), après la grosse déprime des marchés, nous voici au gré des dernières statistiques américaines revenus avec des chiffres teintés de vert. Cette bourse, c’est juste chiant. Ou plutôt aussi intéressant que d’étudier la reproduction des fourmis rouges au Gabon. On s’emmerde grave sur les places boursières.

A présent les toutes dernières prévisions du gratin financier puisque je suis régulièrement invité à écouter les oracles. En tout simple, c’est vol de nuit sur à peu près tout! Sans rire. La bourse? Aucune idée. Les taux? Aucune idée. Le pétrole? Alors le baril oscillera entre 20 et 150 dollars dans les 12 prochains mois. La croissance? On la prendra comme elle vient. Le dollar? Le dollar? Vous dites le dollar? Alors oui il continuera d’évoluer mais on ne sait pas comment.

En clair, il ne se passe absolument rien. Rien du tout. Et c’est ennuyeux à mourir…

La propagande se met en marche

C’est dingue comme tout cela se met en marche. Peu à peu, à force de petits communiqués de presse savamment dosés, on lit par ci par là que les taux américains ne devraient pas être augmentés cette année. Enfin ce n’est pas Yellen qui le dit, mais les « autres ». Et hier, c’était au tour du FMI d’y aller de son petit communiqué laconique suite à la publication des chiffres de la croissance américaine qui ne sont pas bons du tout. Ah bon?

Rien ne se passe comme prévu outre-Atlantique. Non rien du tout. La vigueur du dollar, la croissance qui stagne, l’endettement étatique toujours hors contrôle. Et comme je le ressens depuis si longtemps, moi je me demande si Yellen n’est pas en train de préparer un QE4. Car d’emballement il n’y a pas. La bourse est tout en haut. Mais il n’y a pas de transfert. L’économie ne repart pas. Elle sèche sur place. Lire la suite →

La psychologie effrayante des marchés

Alors la nouvelle est tombée. Roulement de tambour… ratatatatata… Il semble que l’inflation pointe son nez en Europe. Youpiiiii devrait-on s’exclamer n’est-ce pas? Car si l’on s’éloigne de la déflation tant redoutée, tout le monde devrait s’allumer un tarpet et faire la fête en buvant des mojitos. Tout le monde est content? Alors pas exactement. Les bourses « fêtent » à leur manière en teintant leurs chiffres en rouge… avec un moins devant.

Pourquoi? Alors c’est là qu’il faut se tordre de rire. Car on a à présent immédiatement la peur viscérale en soi que la BCE puisse freiner son action de soutien. Cas typique de la psychologie effrayante des marchés.

Les nouvelles économiques sont effrayantes mais la bourse monte? C’est normal. On espère mieux. Les nouvelles économiques sont excellentes et la bourse descend? C’est normal, on a peur du retour de manivelle. On devrait fêter un tant soit peu le lent retour à la normale de la politique des taux et des QE? Alors non la bourse démerde. Car on a peur de lâcher la perfusion. On marche sur la tête en ce moment. On fonctionne en mode « débile plus débile tu meurs ».

Alors l’euro… ben c’est l’euro…

1.03. C’est le cours EUR/CHF. Et ce cours illustre bien que rien ne va. Ça ne fait que descendre et le trend continue de tanguer méchamment vers la parité. Alors bien sûr il reste la Grèce (ah bon?) qui reste un sujet soi-disant brûlant. Varoufakis vocifère tant et plus et les Grandes Pontes de notre monde ne cessent de crier au loup. Mais à force de crier, qui écoute encore? Cela fait tant de temps qui rien ne se passe, que des solutions de bricolage sont avancées à moins cinq… juste avant que tout ne s’effondre. Un peu lorsque Goldorak intervenait pour sauver la planète bleue alors tout espoir était perdu.

Et maintenant c’est du côté des castagnettes que le monde s’est tourné. Podemos confirme ce que Syrisa est devenu. Un empêcheur furieux de tourner en rond qu’on essaie par tous les moyens de calmer, de castrer, de faire taire. Mais ça ne marchera pas. Car la machine est lancée et petit à petit, aux quatre coins de l’Europe, de petits feux de camp sont allumés. Certes ce ne sont que de minuscules flammettes pour l’instant. Mais lorsqu’elles se rejoindront, nous assisterons alors à un grand feu d’artifice. Lire la suite →