Qui joue au ping-pong???

Je vous décris les deux protagonistes qui s’adorent dans les faits mais qui se tirent une bourre d’enfer depuis quelque temps? Qui a commencé à se détester en premier? J’ai ma petite idée mais vous laisse la liberté de vous faire la vôtre. Il n’y a plus une semaine sans qu’une balle ne soit envoyée dans le coin gauche de la table, et fort! Il y a quelques jours, on est gentiment passé aux choses sérieuses dans cette partie de ping-pong. L’Europe cherche à tout prix à renflouer ses caisses et assiste depuis des lustres aux procès américains qui, au fil des ans, plument généreusement les entreprises européennes tour à tour en leur trouvant toutes sortes de bricoles à redire.

A présent c’est au tour de l’Europe d’entrer dans la cour des Grands. Après s’être entraînée avec des seconds couteaux ces dernières années, elle s’est soudainement mise en tête qu’accrocher Apple à son tableau de chasse ferait tout son sens. C’est vrai que 13 milliards ça fait pas mal de ptits sous… La riposte américaine? Un Tomahawk en pleines gencives. Car par hasard, 10 jours après que leur chevron économique ait été sérieusement égratigné, c’est Deutsche Bank qui se fait assassiner. La somme? Alors ça fait 1 petit milliard de plus que 13 et je m’en fiche de la monnaie utilisée. Hier c’était 13 pour Apple, aujourd’hui c’est 14 pour une banque déjà en faillite virtuelle. « Tu veux attaquer notre fleuron économique? On te bousille ton colosse de la finance si tu nous emmerdes et tout ton système financier se pète la gueule ». Ca, c’est le message des Américains. On va bien rigoler de tout cela ces prochains temps. Car Deutsche Bank, c’est LA banque dont tout le monde a peur en Europe. Si elle pète, c’est la cascade assurée vu que c’est une des plus grosses et une des plus pourries et que personne ne sait véritablement ce qu’elle vaut, ou ne vaut plus. Lire la suite →

Euro zone death trip

C’est toujours l’Allemagne qui dicte le rythme. Les pays du Sud n’y arrivent toujours pas et ne parviennent pas à balancer leurs budgets. Comme l’Europe a décidé de ne rien décider quant à la gouvernance politique en ne fédérant pas formellement les Etats (Bruxelles ne représente qu’un amas de fonctionnaires grassement payés qui ont pour seul objectif de dénicher le meilleur moules-frites du pays), chaque pays se voit contraint de s’autogérer selon ses propres politiques. Le seul hic, c’est qu’ils ont adopté une monnaie unique qui ne sert à rien, ou plutôt qui les dessert pour dire vrai. J’ai toujours été contre l’euro et il y a longtemps, j’avais aussi refusé d’investir le moindre franc en écus. L’euro est un échec total. La politique monétaire de la BCE est un chaos, sauf pour l’Allemagne et dans une moindre mesure pour les Nordistes. Mais pour les Pestiférés, c’est une catastrophe.

Le titre de ce billet est le titre d’une chronique écrite le 27.09.2011 par Paul Krugman dans le NY Times. Cette chronique rappelle l’Histoire de l’Allemagne entre 1930 et 1932. Le chancelier Heinrich Brüning n’en démordait pas: il fallait absolument balancer les budgets alors que l’Allemagne se trouvait en plein chaos et aucune carotte à distribuer aux chômeurs. Ces mesures ont mené à ce que vous savez: l’hyperinflation et l’avènement d’Hitler au pouvoir. Krugman rappelait dans sa chronique qu’une telle issue demeure aujourd’hui peu vraisemblable. En revanche, je ne peux que constater que sa chronique d’il y a 5 ans reste pleinement d’actualité. Les pays du Sud devraient pouvoir dévaluer leurs monnaies afin de relancer le commerce. Or il n’en est rien. Tout reste complètement trop cher et pour tenter de redevenir compétitifs, on licencie et on baisse les salaires des gens qui ne peuvent plus nouer les deux bouts. Donc moins de pouvoir d’achat = consommation à la cave et rien pour la faire repartir. On se tire une balle dans le pied et on espère dépasser Bolt dans la dernière ligne droite. Ce sont des baffes qui se perdent. Lire la suite →

FED: Ovo chaude ou plutôt froide?

Je reste effaré de voir combien les marchés sont susceptibles et réagissent comme des déséquilibrés. Les caméléons des différentes FED des States s’expriment pourtant périodiquement depuis de nombreuses années, tour à tour, à des moments sciemment choisis. Et un jour ils nous disent: « Watch out on va peut-être monter les taux! ». Que font les marchés? Ils dévissent. Et le jour d’après c’est terminé. A l’inverse, deux semaines plus tard, un autre membre s’exprime et dit: « Hein hein moi je ne sais pas si monter les taux n’est pas prématuré ». Que font les marchés? Ils montent. Et le jour d’après c’est terminé. Je soupçonne même qu’ils s’amusent à lancer des paris entre eux pour savoir jusqu’à quand leurs discours feront réagir les marchés et qu’ils parient avec des caisses de Don Pérignon sur les variations des indices. Ce ne serait pas étonnant. Reste que ce cirque dure depuis des années et que tout cela est voulu. Ça évite à cette bande de potes soucieux de l’état de leurs propres titres investis en bourse de devoir une fois se prononcer sérieusement. Et s’ils ne le font pas, c’est qu’ils ne savent juste pas quoi dire. Donc le fameux slogan suisse reste complètement d’actualité: « avec Ovo ça ne va pas mieux, mais plus longtemps ». Mon Dieu je me surprends à être patriote soudainement.

L’actualité reste terne et il n’y a juste rien à dire. On se préoccupe du bain de glace qu’a pris Wawrinka après son sacre à New York et de savoir si l’iPhone 7 sera mieux meilleur que le 6. Samsung continue de se faire déculotter en bourse au vu des batteries qui peuvent vous trouer votre G-Star. C’est Apple qui remercie son concurrent. Samsung leur offre une magnifique possibilité de vendre la fiabilité de leurs appareils. Si vous possédez Adidas dans votre portefeuille, c’est le moment de vendre car c’est Noël. Il a doublé en 8 mois. Et bien entendu j’ai vendu beaucoup trop tôt, comme presque toujours. Donc dans ce cas c’est plutôt Ovo froide pour mieux me noyer. Ensuite les minières sont à surveiller, comme lorsque vous préparez votre Ovo chaude cette fois-ci. Elles sont au plus bas depuis 10 ans. Lire la suite →

En mode hibernation estivale

C’est un comble avec cet été qui ne se termine pas. Alors je ne sais pas mais j’hésite dans quelle catégorie de devrais classer l’état de l’économie et de la politique tant qu’à faire. C’est soi le farniente ou alors l’hibernation. Je me poile lorsque je lis les commentaires de ceux qui ne savent juste rien, c’est-à-dire les Maîtres des banques centrales vu qu’ils ont tous eu droit à un peu de temps de parole cette dernière semaine. Je suis surpris d’entendre encore qu’ils parlent de ne pas tuer la « reprise » en cours. Je dois être certainement quelqu’un de très particulier car je ne parviens pas bien à les comprendre. Mais de quelle « reprise » parle-t-on? Car la reprise en ce qui me concerne, elle a eu lieu en 2009 déjà. Comme si c’t’équipe avait oublié de tourner quelques pages de calendrier.

En fait l’économie va très bien. On ne crée plus aucun job, mis à part aux States où l’on crée toujours le même type de jobs super bien payés dans la restauration. C’est de cela dont on parle là-bas. En Europe c’est tout autre car de création de jobs, il n’y a simplement pas. Au contraire en fait puisque toujours plus de machines nous « aident » à mieux vivre en nous rendant complètement inutiles. Je prends comme exemple la nouvelle toquante de la marque à la pomme qui compte vos pas même en nageant et qui intègre un GPS à présent. Donc bientôt, plus besoin d’avoir des yeux ni de savoir lire un panneau. C’est vrai que ce serait hyper cool d’être quitte à présent de devoir apprendre à lire et surtout à terme d’être complètement dépendant de votre montre pour trouver la boulangerie du coin, du coup que votre mémoire s’en irait durant la nuit. On pourrait ,même imaginer que notre montre GPS équipe notre trolley à commissions et qu’elle fasse les courses pour nous. Lire la suite →

Ce crash qui ne vient pas

Je me retrouve exactement dans la même situation qu’à l’avant-veille de l’explosion de la bulle des techno en l’an 2000. Je suis cash et je n’encaisse rien. Face à cela je devrais me montrer somme toute assez satisfait car comme l’a déjà annoncé une vénérable banque suisse, il se peut qu’à un terme plus ou moins proche, cette banque répercutera les taux négatifs sur ses clients bien qu’elle dise en même temps ne pas y penser du tout (ça me fait toujours bien rigoler ce genre d’annonce débile). Autre hypothèse, je me dis elle pourrait choisir de faire répercuter très responsablement ses coûts sur le prix des articles de base que sa maison-mère vend (mais de cela elle n’en parle pas je le reconnais). Peut-être plus simple à réaliser en fait, car les consommateurs sont plus nombreux. Nous avons tous besoin de manger et la pilule passerait plus ou moins incognito, presque de manière indolore, et puis ça nous donnerait encore à tous le privilège de faire exploser notre cumul de points cumulus. Mais… et il y a un hic à cette théorie à deux balles. Et ce hic c’est la Coop….Car c’est elle qui se marrerait, sauf si bien entendu elle choisissait de copier le modèle de sa grande sœur « meilleure ». Mais quel débat passionnant je viens de lancer sans m’en rendre compte…

Je me rappelle bien de cette période. Deux ans avant l’explosion de la bulle des techno, j’étais sorti en masse des marchés, soit bien trop tôt. Mes performances étaient très confortables et j’avais l’impression d’avoir réalisé de belles affaires. Sauf que… L’appel du gain se manifestait presque chaque matin car je voyais les marchés monter, monter et monter encore. Et qu’ai-je fait? J’ai écouté ma tête de boc et non mon ventre. Et ma tête, avec ce qu’elle lisait partout, avec ce qu’elle comprenait, eh ben elle me disait que je m’étais planté et qu’il y avait plein de pognon à se faire. Donc j’ai réinvesti une partie de mes avoirs, ne supportant pas de voir ces marchés monter et d’être resté à quai comme un bourriquet, et bien sûr avec la finitude que l’on connaît. Je me suis retrouvé en slip, sur le quai, comme tant d’autres, complètement groggi et partiellement plumé. Lire la suite →

 
id adipiscing ipsum quis Aliquam Sed venenatis, tempus Donec