Quand ça ne marche pas… mieux vaut ne rien changer

Rares sont mes écrits de milieu de semaine depuis quelques temps. La bourse? C’est comme un match de Super League, on s’embête comme jamais. La presse suisse semble d’ailleurs se passionner toujours plus pour les différents championnats… vétérans! C’est dire si l’équipe nationale crée l’émoi juste avant l’euro…. J’y lis de plus en plus d’articles sur d’anciens joueurs qui enchantent encore et toujours les spectateurs. Chapuisat, les frères Yakin, Streller, Ohrel, ou encore Frei et Barea s’amusent encore comme des ptits fous. Paradoxal pas vrai? Ces gars sont comme le vétéran que je suis. Ils arrivent quelques minutes avant le match, quand ils viennent jouer, s’échauffent à peu près 3 minutes et ensuite passent leur temps à la mettre au fond des filets! Ils ont du plaisir (moi aussi d’ailleurs mais tout le monde s’en fout car personne ne me connaît) et rendent le plaisir aux plus jeunes. La Super League? Aussi attrayante que le championnat d’Arménie. On ne connaît absolument personne mis à part quelques jeunes qui montent ou quelques papys comme Samuel qui se font fait connaître il y a 10 ans. Sinon c’est le désert. Pour une fois que je relève que la presse écrit quelque chose de bien… Il fallait un 1er juin pour le relever pas vrai?

Comme il ne se passe juste rien en bourse, que les nouvelles sont à peu près aussi intéressantes à lire que d’écouter Manuel Valls dire comme la France va vers le beau, je me vois contraint de chercher quelque chose qui puisse être relevant sur cette terre. Et pour une fois, pour une fois depuis longtemps, c’est du côté du Japon que me vient LA SENSATION. MonSeigneur Abe a parlé. Et il a bien parlé. Mais à regrets il n’a rien inventé de vraiment nouveau puisqu’il reprend les mêmes discours de ses prédécesseurs, qui ont eux été repris par les Européens ensuite (les Japonais sont précurseurs de l’immobilisme et je suppose qu’ils comptent et pour longtemps apposer un très fier « Made in Japan » sur le culte de l’immobilisme).

Abe? Devant je cite: « Le fait que la consommation, qui représente 60% du PIB japonais, stagne », Abe a décidé de reporter la hausse de la TVA prévue de 5 à 8% à octobre 2019. Alors perso je trouve très juste d’avoir fixé la date d’octobre 2019. D’ailleurs, la météo japonaise annonce en primeur pour le mercredi 2 octobre 2019 (et moi qui vous disait, certainement à tort, que le métier de météorologue était super chiant) déjà beau temps et 18 degrés à 14h27, avec un vent de secteur nord-ouest de 12,4 km/h et aucun raz-de-marée en vue. Lire la suite →

Moins est parfois bien mieux que plus

Nous nous trouvons à l’aube d’un week-end pluvieux pour changer, puisqu’il fait moche depuis trop longtemps et que, à l’image de la bourse, rien ne semble vouloir changer au niveau météo. Finalement, choisir la profession de trader ou de météorologue, c’est à coup sûr d’opter pour un métier hyper chiant. J’aurais certes pu m’enthousiasmer cette semaine car les marchés ont quelque peu rebondi. Bonne chose pour tous ceux qui prédisaient le 3’278ème crash de l’année. Et comme d’habitude il ne s’est presque rien passé, mis à part le pétrole qui continue sa petite grimpée jusqu’aux… 20 dollars!! Rappelez-vous. C’était le target des experts il y a quelques mois encore. Choisir le métier d’expert? Ça c’est une bonne idée. C’est vivant et pas chiant comme météorologue. Mais si vous choisissez le métier d’expert, vous êtes obligés d’accepter qu’on se foutra de votre poire toute votre vie puisque vous vous tromperez toute votre vie aussi.

Mr Abe vient de clôturer le G7 au pays des vieillissants en nous annonçant une catastrophe planétaire car la croissance n’existe plus que dans le dictionnaire. Il a raison. Mais ce n’est pas la croissance qui est le problème, mais notre train de vie. Nous continuons de vouloir vivre en tenant compte d’une « croissance ». Nos budgets sont élaborés avec un + devant les revenus à encaisser. Donc ça doit croître! Et pour le moment, nous continuons de dépenser 2 francs alors qu’on en encaisse qu’un seul. Ça c’est con, vraiment très con. Et quand on voit le bordel qui se passe chez Flamby, on n’est pas sorti de l’auberge quand toute l’économie d’un pays s’arrête. Et que ça s’arrête maintenant n’est vraiment pas bon surtout quand on sait qu’en juillet et août toute la France se retrouve de toute façon à Grande Motte à ne rien foutre. Lire la suite →

Fish & Chips for everyone

Arrivé en fin de vie, nombre d’entre nous prennent le temps de se retourner sur leur vie. On se demande comment on a vécu. On se demande si on est parvenu à traverser l’existence en conscience. Et parfois, on se rend compte d’une chose qui fait mal: on se rend compte qu’en réalité on n’a pas vécu, que la sortie du lycée c’était hier et qu’en fait, on n’a pas vu grandir ses enfants, on s’est bourré aux amphétamines afin de tenir le coup au boulot et qu’en fait, on est passé à côté de tout! C’est en prenant conscience de cela qu’il est parfois bon de s’arrêter un peu, d’arrêter le temps qui passe, et de se demander à quoi s’intéresser à des sujets qui nous bouffent notre temps pour rien et qui nous détournent de l’essentiel.

La bourse, depuis 2009, c’est exactement cela. Il ne se passe juste rien. Les marchés sont montés, puis se sont littéralement englués au plafond, avec des variations dignes d’un ours en mode hibernation. En clair, si vous passez votre temps à suivre les marchés ou à écouter les politiques, vous perdez votre temps! Et ce temps passé à écouter toutes ces sottises ou à rester pour scruter Bloomberg, c’est du temps qui est purement gaspillé, comme par exemple suivre le feuilleton traditionnel de l’été. Non je ne parle pas des frasques de Britney Spears, mais bien de la Grèce. Encore une fois, des discussions pour rien. On va reparler d’un petit pays en faillite que l’on choisit de laisser en faillite et que rien ne fera renaître de ses cendres. Il parait que c’est politiquement incorrect de laisser la Grèce faire faillite. Comprendra qui pourra mais c’est ce qui est. On va prêter du pèze à la Grèce, sous la forme d’une « nouvelle tranche d’aide », juste pour rembourser une autre dette. Mais on s’fout de la gueule de qui avec c’bordel??? Lire la suite →

26 septembre 2011

Les semaines se ressemblent toujours plus. Et la seule chose à relever de cette semaine c’est que les analystes se sont à nouveau complètement broutés quant au comptage des barils de brut. C’est chaque fois pareil avec eux. Prédire les stocks de brut de manière purement arithmétique, c’est aussi certain que de tenter les jonquilles qui fleurissent dans les pâturages du Jura!

La bourse ne fait rien. Les monnaies ne font rien. Les taux ne font rien et sont teintés de rouge. La seule chose à relever, c’est le cours de Swatch qui se trouve au niveau du 26 septembre 2011. Les ventes de toquantes peinent toujours plus et on se rend compte gentiment que les Chinois n’en consomment plus comme avant. Frank Müller tente bien de se diversifier dans son immeuble à Hong Kong. En plus d’acheter une montre, vous pouvez à présent vous prélasser dans un fumoir ou un restaurant italien. Ç’est bon signe tout cela. Ça me rappelle le jour où les assurances ont voulu jouer à la banque et vice versa. Une « diversification » bienvenue dans un présent temps et ensuite on se rend compte que c’était une connerie précise, avec à la clé un « recentrage » des activités sur le métier de base. Tout un programme je vous dis. Nous en reparlerons quand l’horlogerie aura décidé de se lancer dans la conquête de Mars ou en construisant des yachts de luxe. Lire la suite →

En mode poisson frit

Beurk c’est tout pourri. Pas le temps donc, mais la bourse. Ça n’en finit pas de corriger. Les chiffres de la croissance européenne atteignent des sommets, c’est réjouissant. Mais pas dans le bon sens. 2016 sera une année à oublier, comme 2017, et comme les suivantes d’ailleurs. Les débats sur la fameuse « croissance » me passionnent d’ailleurs. Je suis estomaqué que l’on parle encore de cela. Car ce débat est clos depuis longtemps. Nos instances dirigeantes semblent pourtant vouloir beaucoup discuter, trouver des solutions, dénicher des compromis, prendre des mesures adéquates. Tous ces braves gens sont de bonne volonté. Le seul problème, c’est qu’ils abordent le mauvais problème. Un peu comme si vous aviez l’idée d’absolument vouloir faire pousser des carottes dans votre jardin en plein hiver à Zermatt. Rien ne sert de développer des engrais, des systèmes de chauffage au sol ou alors tenter d’inventer des graines magiques qui vous pondent une carotte en 30 minutes. C’est inutile.

Nous en sommes simplement là. Nous nous évertuons à vouloir considérer que la croissance repartira et que grâce à la planche à billets, au crédit gratuit, tout repartira bien un jour. Mais c’est impossible. Quel est le politique qui aura le courage d’annoncer un jour à la télé que tout cela est terminé? Quel est le politique qui osera dire qu’en raison des dettes abyssales, plus aucun Etat ne peut entreprendre de grands travaux? En plus regardez autour de vous. Les voitures sont construites par des robots. Nous remplaçons toujours plus les postes de travail par des machines et parallèlement, la redistribution des richesses ne se fait plus. En fait, c’est un peu comme si vous tentiez coûte que coûte d’allumer des feux d’artifice en étant immergé dans votre piscine. C’est simplement impossible.

Donc passons. Il n’y a rien d’autre à dire que cela. Les véritables remèdes se trouvent ailleurs. Et pour les trouver, il faudrait tout d’abord être décidé à vouloir bien accepter que nous parlons du mauvais sujet, et que par ricochet toutes les mesures introduites restent débiles. La première mesure à prendre? C’est rayer du vocabulaire économique le mot « croissance ». Ce mot ne veut rien dire à long terme. Nous ne pouvons que décroître car nous vivons bien en-dessus de nos moyens. Nous pillons la planète et nous achetons tout à crédit. Donc nous achetons la décroissance, qui se traduit depuis plusieurs années déjà par la stagnation que nous vivons. Alors quand je lis qu’on fait tout pour croître à nouveau alors que c’est l’inverse qui nous attend… A croire qu’on nous prend vraiment pour des poissons frits, bouche béante devant Dieu le père.

La « croissance » chinoise est également toute pourrie. Ça fait 14 mois que ça dure. Mais promis, c’est le mois prochain que ça changera. Et aux USA, la Maison Blanche pourrait bien se transformer en home médicalisé. Qu’il s’agisse de Donald-le-débile, du jeune Sanders ou d’Hillary dans ses magnifiques costumes bleus-abysse, il s’agira d’ouvrir une unité permanente de soins médicaux. Bon ok pour Donald il faudra aussi un psy peut-être… Et aussi une camisole de force afin qu’il n’ait pas la géniale idée d’appuyer sur un joystick pour envoyer un pétard en Corée juste pour voir ce que ça fait.

 

 
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