USxit, Brexit, Itxit… = nothxit!

Ce billet est dédié au Dieu Dow: le Dow Jones. Il pointe au plus haut du plus haut et 2016 restera dans les bons papiers des traders de Wall Street. Merci pour elle, la bourse américaine se porte très bien. Et le fait que M. Trump se soit fait élire n’y change strictement rien. Ceux qui ont parié sur l’effondrement des bourses suite à son élection auraient mieux fait de se construire un igloo pour y aller méditer. Je constate que de toutes les manières possibles, soit les politiques, soit les analystes, soit les membres du pétrole, soit les médias nous ont simplement fait tourner en bourrique durant toute cette année en nous prédisant une sévère correction. Les conséquences de tout ce bordel de « …xit » n’y change absolument rien. Et même chez les British tout va bien. Un chauffeur de taxi me l’a d’ailleurs récemment confirmé avec comme seule préoccupation le classement d’Everton et le manque de travail des attaquants dans le travail défensif. Et qu’on ne me dise pas que le séisme attendu en Italie était attendu… au niveau de la réaction des bourses. Là aussi on pestait contre une probable débandade. Le résultat? Absolument rien, juste rien du tout. On nous ballade dans la cohue tel un caddie affolé chez Migros un samedi matin. L’évolution des taux? Je traduis: on s’en fout complètement, comme de savoir si Vals se présentera, ou pas, aux élections françaises. On n’en a juste rien à cirer. La bourse ne va que dans un sens aux States, et c’est up in the sky. Il n’y a qu’en Europe où l’on s’inquiète de la croissance molle, parait-il. Ensuite on parle parfois encore des banques qui paraît-il encore une fois inquiètent également. La banque zombie par excellence, c’est Deutsche Bank. Personne ne sait ce que ses engagements représentent et la hauteur de ses risques, même pas son directoire. Le titre? C’est + 60% depuis fin septembre, donc pas mal pour une banque qu’on dit au bord de l’agonie et beaucoup de fric à faire sur les financières en ce moment.

Ensuite je me marre en regardant le pétrole. Cette fois c’est certain. Le pétrole ira au moins à $ 1’000.00 le baril vu que les robinets se ferment gentiment. L’évolution du pétrole depuis la décision de l’OPEP ET de la coopération du cavalier de l’Oural? Un feu de paille tout d’abord… et ensuite il semble qu’un gulu ait décidé de scotcher le prix du baril à $ 50.00. Finalement, les analystes qui en début d’année nous prédisaient pour de sûr et de vrai un baril à 20 auront peut-être finalement raison. Mais ils ont fumé quoi tout ce petit monde? Alors oui ça va piquer du nez un de ces quatre, mais pas demain, ni après-demain. En Europe, on a décidé de ne rien faire non plus contre les pestiférés du Sud. Cela fait des années que Rajoy & Co promettent à Bruxelles de faire un petit peu attention à leur déficit, et blablabla. Le résultat? Ils continuent leur petit bonhomme de chemin, certes à un niveau frisant les pâquerettes, mais sans aucune contrariété. Personne ne fera jamais rien contre ces pays. La seule chose qui nous rappelle qu’il y a bien « un processus » en cours, ce sont les déclarations trimestrielles de Bruxelles. En fait, je crois qu’ils impriment le même communiqué de presse à chaque trimestre et reste plus qu’à espérer que le mec qui est responsable de cela, payé EUR 6’000.00 par mois pour ne pas oublier de « communiquer », n’oublie pas de changer la date du communiqué.

Maintenant que la dinde est digérée, et encore avant Noël, nous aurons le plaisir non pas de manger encore une fois de la dinde, mais d’écouter la colombe (et non on ne plume pas une colombe) qui est responsable de l’entretien de la plus belle création de l’homme: la machine qui imprime des billets. On aura son discours et vous savez quoi? Qu’elle monte, ou pas, ses taux ne changera juste rien. On reste au niveau des pâquerettes et si elle décide un matin de monter les taux US, elle prendra bien entendu sa décision en se basant sur un indice très fiable comme par exemple la météo, ou alors en se basant sur les conseils avisés des présidents des FED du pays après le repas de fin d’année. Donc merci, les taux, on s’en balance complètement.

Vous espérez voir la bourse baisser? Pour cela, il faut tout d’abord considérer deux choses. La première, c’est qu’il y a peu de monde qui est investi. Et ceux qui auraient les moyens de faire évoluer les cours ont choisi d’investir leurs billes ailleurs, comme par exemple en rachetant à tour de bras des terrains en Afrique ou en s’achetant des clubs de foot. Donc pour que les cours baissent, il faudrait tout d’abord… qu’ils montent! Car ce n’est que lorsque tout ce petit monde aura enfin décidé de constater que la bourse n’est au final pas une si mauvaise affaire, que le paquet sera investi, qu’il y aura ensuite une chance pour que le château de cartes pique du nez. Donc moi je dis ça je dis rien. La deuxième composante de l’équation qui pourrait faire péter la boîte d’allumettes, c’est un événement complètement inattendu. Et l’inattendu, je ne vois juste pas où il se situe. En fait, le monde actuel, il ressemble assez à une voiture « moderne ». Les voitures, on les bourre de technologie et si comme moi, vous vous perdez à tenter de vous amuser en conduisant avec tous les gadgets de votre ordinateur à quatre roues, vous avez toutes les chances de rencontrer un talus mal intentionné qui aurait décidé de traverser la route. Alors ça fait pan? Eh bien justement non et c’est ça le pire! Car ma caisse, elle freine toute seule debleu si je dévie!

Ce que je veux dire est tout simple. Notre monde est incontrôlable. Mais en même temps, on a tout fait pour le protéger d’absolument tout. Donc si quelqu’un me trouve une bonne raison pour que ce bordel déraille, malgré toutes les aides à la conduite à disposition, j’écouterai religieusement. Reste à vous souhaiter une belle semaine en attendant le discours de Yellen qui à coup sûr ne changera pas grand-chose. Noël, c’est toujours le 25 décembre et le 31 ce sera également comme d’habitude. On attendra comme des cons que minuit sonne, pour pouvoir dire aux copains qu’on est resté réveillé jusque-là pour « fêter », pour ensuite se mettre sous la couette à minuit dix après avoir fait faire le dernier pipi à Médor. Mais ça, on ne le dira pas aux copains.

 

 

Un commentaire pour "USxit, Brexit, Itxit… = nothxit!"

  1. Manu dit :

    A vous lire, je constate que le libéralisme capitalistique à tellement peur de lui-même, c’est à dire des coup de poker, qu’il c’est assuré d’avoir la bonne main à chaque coup. Pour ce faire, il a sournoisement par le billets des banques centrales occidentales et Japonaise régulé la dérégulation officielle. S’ils continuent sur cette lancé à administrer les prix, les valeurs et le temps, nous finirons tous par être communistes, avant le grand effondrement…

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