Archives pour mai, 2018

Vérifions les incertitudes et reprenons confiance

Encore et toujours la même salade qu’on nous re-re-re-re et ressert: les dangers liés à la politique. J’assistais hier soir à une brillante conférence donnée par un psychologue suisse, qui écrit grand nombre d’ouvrages à succès. Un homme qui n’a pas peur de bousculer les idées reçues comme il le dit lui-même, déformées qu’elles sont car transmises au travers de la petite fenêtre TV qui ne fait qu’offrir misère sur misère. Ce psy, en fait il aurait pu être comptable, ou vérificateur des comptes, ou percepteur d’impôts. L’impression ressentie, ou la perception de quelque chose, il veut pouvoir la mesurer. Et ce psy a sorti des chiffres hallucinants qui m’ont complètement scotché sur place, preuve en est que la lucidité que je crois posséder est régulièrement altérée.

On s’essaie à un petit quiz? D’après vous, le monde est-il meilleur aujourd’hui ou pire qu’autrefois? Tout seul pour décider, j’ai répondu sans réfléchir que c’est pire aujourd’hui qu’hier. Avec la pile de dettes, les bringues entre pays, l’Europe qui coince, les Etats-Unis qui se déglinguent gentiment, les bourses anormalement hautes et gonflées aux amphétamines, je ne vois pas de quoi me réjouir. Voilà ce que je vois. Mais quoi d’autre encore? D’après les chiffres publiés, chiffres de l’ONU, le monde n’est jamais allé aussi bien. Le degré d’alphabétisation se réduit constamment. Le taux de mortalité des enfants devient quasiment incompressible tant il est bas et il n’y aura plus de pauvres sur la planète en 2030. Graphiques à l’appui, cet écrivain au verbe aiguisé s’amuse à tordre le cou à tout ce qu’on veut nous faire croire, et le comble pour un psy, chiffres à l’appui. Pour lui, toute impression doit être vérifiée, comme toute promesse doit pouvoir être mesurée concrètement. Alors on parle de politique et on s’amuse à relativiser? L’Italie, c’est le bordel au niveau politique. Mais est-ce grave? L’Espagne, c’est olé olé. Est-ce que ça a déjà été différent depuis 40 ans (avant je ne me souviens pas)? La France se mobilise pour résister au changement. Du déjà vu aussi non? La Suisse avance timidement et résiste à toute volonté de perdre sa démocratie chèrement acquise. Là non plus rien de nouveau. Les Etats-Unis aiment bien écraser périodiquement le monde en rappelant qu’ils sont trop forts et que ce sont leurs conditions qui prédominent. Juste banal. La liste des pays ayant fait faillite depuis toujours est longue comme le bras. Vous pensez vraiment que ça ne se reproduira plus et qu’on va tous mourir cette fois-ci? Lire la suite →

Une balançoire qui devient gentiment folle-dingue

Prenez deux enfants qui veulent jouer à la balançoire. Chacun s’asseye à un bout, bien calé dans son petit siège et hop c’est parti! L’ennui, c’est qu’un des deux a 10 ans, l’autre 5. Le plus petit d’entre eux gesticule tant et plus car lorsqu’il est en haut, il ne redescend plus, car trop léger. Deux solutions dans ce cas-là. Soit le plus lourd des deux qui prend un malin plaisir à rester scotché sur son petit siège s’enlève, et là ça risque de faire bobo pour l’autre, ou alors c’est maman qui vient contrebalancer de l’autre côté, ce qui crée à nouveau un beau déséquilibre.

Cet exemple banal et bien connu des parents d’enfants en bas âge illustre exactement ce qu’il se passe actuellement sur le marché des changes. C’est la pagaille! Le dollar s’est bien renforcé face aux émergents et les déséquilibres croissent à la vitesse des champignons qui poussent en ce moment un peu partout. Un soir en vous couchant vous ne voyez rien sur votre pelouse et au petit matin, comme par magie, vous vous frottez les yeux en vous demandant si ce que vous avez fumé le soir d’avant ne vous a pas endommagé le cerveau. Ensuite vous avez l’habituel bordel européen, épisode 432, saison 10, des turbulences qui animent une Europe qui ne fonctionne toujours pas et qui ne fonctionnera jamais sous cette forme. L’Italie reste ingouvernable et tout le monde a peur… de sa dette, monstrueuse, de toute façon impayable. Tout le monde sait cela mais ce qui ferait peur, au vu de la panade politique, c’est qu’un con décide qu’il est temps de ne plus l’honorer. Quant à l’Espagne, cela reste une poudrière dirigée par un parti corrompu et qu’on maintient au pouvoir histoire de lui tirer toutes faveurs possibles. Lire la suite →

Vous reprendrez bien un peu d’à peu près non?

Il est des fins de journée où je me demande encore pourquoi je scrute les news des marchés. Et ce soir, j’aurais mieux fait de me concentrer sur mon macramé plutôt que de lire les banalités qui sont énoncées. Rendez-vous compte que Soros a déclaré que le Brexit prendrait encore au moins 5 ans et que c’était dommage. Amen. J’ai beaucoup de respect pour M. Soros mais je m’inquiète de ce qu’il dit. Le Brexit, mais ça fait un sacré un moment qu’on sait tous que ça prendra des plombes pour en sortir et qu’il n’y a que des perdants dans l’histoire. Les politiques sont en train d’essayer de se mettre d’accord sur un non-sens économique qui va plonger les british dans une sacrée panade. Sauf que maintenant on ne s’en rend pas encore compte puisqu’on fait comme si tout était normal.

Les marchés n’aiment pas, mais pas du tout tout ce bazar. Avec encore en plus l’Italie qui ne sait plus où elle va (là encore on enfonce une porte ouverte) et qui reste ingouvernable, on se demande bien où tout cela finira. L’Europe-Deutschland? Ben oui, les Allemands, ils sont bientôt tout seuls et ce n’est certainement pas pour leur déplaire puisqu’ils profitent de la panade ambiante et du manque de répondant politique pour orienter les choses à leur manière. Sans compter que Rajoy était, est, et restera sur la sellette. Pathétique tout cela quand on voit les casseroles que son parti trimbale dans la plus grande légalité. Le mec doit avoir de sacrés appuis pour rester vissé sur son trône alors que tout est contre lui. En même temps, avoir un bouffon sur le trône, ça permet aux autres d’avoir la paix. Lire la suite →

Ça sert encore à quelque chose d’écrire ou ça suffit?

Il faut être à moitié taré pour suivre cette bourse. En fait, la bourse, c’est juste le miroir du monde en général, et pas seulement sur le plan économique. Lire la bourse, voir ses réactions, c’est un peu comme dans Blanche-Neige. On se demande qui est la plus belle du royaume et on jalouse ceux qui « savent ». Les cours reflètent un degré d’emmerdement proche des étoiles et comme on est sorti de la stratosphère, on peut toujours rêver du croisement annoncé d’une grosse météorite. Le monde reste sous perfusion et on s’angoisse devant les horreurs technologiques qu’on nous prédits. Je n’ai jamais compris pour quelle raison la presse en général s’émerveille d’écrire des papiers sur les robots, sur ces bagnoles qui roulent toutes seules, sur des téléphones qui nous gouvernent bientôt complètement. Parfois, j’ai un peu l’impression qu’on nous balance ce genre d’infos juste pour cacher l’essentiel, ou pour faire vendre (léger soupçon…).

Un grand nombre d’entre nous n’en a juste rien à faire de tout ce bazar et il appartient à chacun non pas de s’énerver face à une machine à café qui pourrait devenir articulée et qui se commande avec le bouton du store, mais plutôt d’accorder toute l’importance requise à ces « avancées technologiques ». L’inutilité n’a de pouvoir sur nous que si on la considère. En fait c’est un peu comme quand votre chef vous demande de travailler plus vite. Vous l’écoutez sagement afin qu’il ait l’impression d’avoir été pris au sérieux, et puis vous filez ensuite à la cafétéria lire le journal. Roulez y a rien à voir! Lire la suite →

Hollywood ça existe toujours?

La tentation reste le pire ennemi de tout citoyen qui atteint un certain niveau de notoriété. A un moment donné, dès qu’on se retrouve comme un poulet grillé par la lumière des plateaux-télé, on ne peut plus faire autrement. A force de se faire inviter sans arrêt, on finit par accepter. D’abord on accepte quelque chose de parfaitement banal, comme voir un match de foot très emmerdant de Super-League avec son banquier qui doit absolument remplir la loge payée trop cher pour nous montrer combien il aime notre argent. Et puis ensuite tombe une invitation pour aller passer un week-end complet à St-Moritz dans un palace, ou au Golf à Montana. On refuse une fois, deux fois, et puis à la fin on se dit: « Et pis merde, pourquoi les autres et pas moi? ».

Le politique genevois qui a jusqu’à présent tout fait juste dans sa carrière vient de péter en plein vol, comme un poulet bourré l’hélium. Même s’il est blanchi, même si l’on parvient à prouver qu’il n’a rien fait de mal, le mal est simplement fait. Il a perdu la confiance et en politique, lorsqu’on a une casserole au cul, on est simplement fini. S’il est reconnu que l’absinthe fait perdre la boule, il serait peut-être utile de rajouter le mot « pouvoir » dans une liste d’alcools qui font déraisonner ceux qui y touchent. Rares sont les politiques qui à un moment ou à un autre savent garder la route, ne pas se disperser, ne pas passer leur temps à répondre à des invitations qui ne sont là que pour une seule chose: les corrompre. Lire la suite →

 
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