Archives pour mars, 2018

Les daubes suffoquent

Je débuterai avec fanfare et tambours en reprenant la citation de M. Lehmann, boss d’UBS au pays de la fondue: « Chez UBS, la fierté est de retour ». Tout est dit. Peut-être une nouvelle manière de communication toujours aussi détonante de la part du géant bancaire qui reprend l’avantage sur Credit Suisse dans son match à distance. Je connais encore beaucoup de banquiers et je peux vous dire qu’ils font simplement peine à voir. Il y a bien longtemps que la banque ne fait plus rêver personne. On y travaille par dépit. A quand la prochaine prune à régler? 10 ans de prunes successives je rêve. Il faudra 30 ans pour effacer ça, sans aucun scandale. Au-delà des chiffres, du bénéfice, il y a la confiance. Le mot « confiance » ne fait plus partie des valeurs des banques, mis à part certaines banques régionales qui ont conservé cela en ne dérapant jamais au-delà de leur métier de base. Un client vient déposer de l’argent, et la banque en profite pour le prêter à d’autres. C’est aussi simple que cela.

En bourse ça panique et ça ne panique pas en même temps. Une constatation: les daubes se font laminer. Après Facebook qui n’a toujours pas compris que plus personne ne leur fera jamais confiance (debleu de nouveau ce mot qui ne se mesure pas en francs…), c’est au tour de Tesla de se faire bousiller séance après séance. On commence à prendre conscience du désastre et qu’au bout d’un moment, à force de promettre, il faut délivrer. Tesla produit 2’500 voitures par semaine. Cela fait longtemps qu’ils devraient en produire 5’000. Et il est prévu, ou plutôt promis, d’en produire 10’000 en fin d’année. Mais ce qu’il faut savoir encore, c’est que Tesla doit rembourser USD 1.2 milliards dans les 12 mois qui viennent. Tout cela donne confiance pas vrai? Surtout lorsque l’on sait qu’ils n’ont jamais encore gagné quatre sous et qu’ils brûlent une tonne de cash par mois. Lire la suite →

On gagne moins et alors?

Les bourses toussotent et ça tombe très bien. Petit pieds de nez aux banquiers qui s’évertuent encore et toujours à prédire la prévision boursière de l’année qui s’en vient. A leur décharge, il convient de relever que c’est aussi ce qu’on leur demande: lire l’avenir. Alors qu’en même temps personne n’est capable de prédire quoi que ce soit, surtout avec un leader maximo comme Trump qui d’un tweet peut tout vous mettre par terre en quelques secondes. Ce paramètre doit être intégré et il ne l’est pas. Il ne peut l’être. On ne sait rien, même pas ce que demain sera.

Les bourses accusent le coup car la vision est à peu près celle d’une voiture qui roule dans le Jura en pleine nuit à la bougie. On ne voit, on ne sait rien, on n’a aucune idée où l’on va. L’incidence notable se traduit comme par magie avec l’envolée de l’indice de volatilité. Les coups sûrs ne le sont plus. Il convient juste d’accepter qu’après une année 2017 – oui je sais c’est déjà vachement loin derrière – on ne voit simplement rien pour 2018. Tout est devenu prudence, surtout que depuis Trump s’est mis à foutre la pagaille en pénalisant l’ensemble de la planète avec des droits de douane dont, à terme, le 99% sera exempté. C’est tout le paradoxe de la chose. C’est comme si vous votez une loi pour enfermer votre enfant à la cave toute la journée. Mais en même temps, il a quand même droit de sortir huit fois par jour pour aller jouer dehors et vous lui octroyez en même temps quelques heures pour non seulement aller au sport mais aussi pour des heures de jeux télévisés. Bref, on brasse de l’air pour pas grand-chose pour le moment. La seule chose embêtante, c’est que ça fout la chiasse d’annoncer de pareilles mesures de rétorsion. Les marchés baissent simplement car ils sont en mode « peur de tout ce qui pourrait arriver ». Donc du vent. Lire la suite →

Et en plus on dit qu’il est fou?

Balle au centre, on est de nouveau à égalité. Il y a trois jours, UBS reprenait l’avantage face à Credit Suisse en se refaisant la une de la presse à scandale en annonçant une belle petite nouvelle amende liée aux subprime. Et quand UBS se fait de la pub gratuitement, CS ne supporte pas. Et aujourd’hui que lit-on? La presse publie le salaire mirobolant du boss du CS. Ps: encore de la pub gratuite. C’est dingue car depuis dix ans, je pense que le budget pub des deux grandes banques doit être à zéro. Je suis admiratif de ce tour de passe-passe. Ils préfèrent payer des amendes, qu’ils peuvent déduire pour payer moins d’impôts, plutôt que de soigner leur image en faisant une pub correcte. Tout se perd… Avec en sus l’économie de designer et autres experts en pub. Ces banquiers, ils ont tout compris.

Autrement Trump refait des siennes. Il est critiqué de toutes parts et là, sérieusement, je la trouve vraiment facile. L’émergence de la Chine repose certainement sur l’essor phénoménal qu’elle a connu depuis 20 ans. Le bassin de population immense asiatique ne pouvait rien faire d’autre que de prendre son envol. Mais s’il a décollé ainsi, c’est parce que nous l’avons autorisé à le faire. C’est parce que l’Occident a permis tout et n’importe quoi. C’est parce que l’Occident s’est laissé endormir et n’a pas été vigilant non plus lorsqu’il s’est mis à perdre toujours davantage ses usines. Trump s’attaque à cela et on crie au loup? C’est le seul à pouvoir le faire, le seul qui ait le courage d’un gardien de but au foot lorsqu’il se lance comme un fou dans les pieds d’un attaquant qui s’en vient à pleine vitesse contre lui. Les gardiens sont fous. Trump est fou. Mais moi j’aime bien les fous dans son genre qui ne fait rien comme les autres, et qui n’a peur de rien, même s’il fout une immense pagaille sur les marchés. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas la faute de Mr Ueberpositif (Powell). Trump doit détester ses messages euphoriques. En cassant tout ce qui existe, Trump fout les boules à tout le monde. Et peut-être bien que Powell n’aura pas forcément besoin d’encore monter beaucoup ses taux si ça continue. Trump devrait foutre un tel bordel que tout va freiner d’un coup. Lire la suite →

Premier signe de fumée?

Même si vous trouvez ce billet chiant, lisez-le pour une fois jusqu’à la fin. Je sais parfois c’est embêtant à lire et vous préférez lire autre chose de plus distrayant, mais je ne suis pas loin de penser que la mécanique du retournement des marchés est enclenchée, même si on ne voit rien encore au niveau des cours. La fameuse étincelle dont tout le monde parle, celle qui fera dérailler les marchés, a peut-être été allumée. Qui l’aurait cru? C’est Zuckerberg en personne, le pape des réseaux sociaux, qui a décidé de… se détruire tout seul. Le seul problème, c’est que Zuckerberg est « lourd ». Et s’il tombe, il ne tombera pas tout seul.

Le bain de sang continue et si vous me lisez depuis des années vous n’en serez aucunement surpris. Sauf que l’été a duré bien longtemps pour toutes ces daubes de boîtes qui s’envoient des signaux de fumée pour « communiquer ». C’est dingue, mais pour avoir le droit d’être sur les réseaux sociaux, il faut absolument tout dire de soi, pédigrée complet sinon ça ne passe pas. On vous demande immédiatement votre numéro de portable au cas où « il faudrait nous contacter pour un problème de mot de passe ». Cela fait des années que je dis qu’un être libre est une personne qui n’a aucune connexion à tout ce bazar. Twitter est mort, Bookface aussi. Et Google ça pète bientôt ou bien?

Maintenant c’est vraiment la merde qui se fout du pot. Toutes celles et ceux qui publient des photos et autres récits doivent s’attendre à que tout se sache, puisque c’est le but. Ce qui est différent, c’est la manière de percevoir le truc. Quand on publie, on est d’accord que ça le soit. Mais on quand on publie sans qu’on le sache, ou qu’on ressort des trucs deleté depuis des années alors qu’on croyait que tout était mort, là on ronchonne. Mais qu’y a-t-il de mal à cela? Une lettre d’insultes envoyée à votre pire ennemi (je parle d’une lettre en papier envoyée dans une enveloppe avec un vrai timbre) il y a 10 ans qui ressort soudainement à le même effet, comme un testament qu’on laisse à ses enfants. On ne connait jamais l’issue finale des traces que l’on laisse. Le seul problème avec tous ces réseaux, c’est que l’on tente de nous manipuler bien au-delà de ce que l’on pense. Heureux ceux qui ne sont pas dans ces foutus machins! Des daubes qui se sont fait un fric fou grâce… à du vent. Lire la suite →

D’abord le meurtre, ensuite on enquête et on s’étonne!

C’est dans l’ordre des choses et personne n’y peut rien. Beaucoup de monde est capable d’anticiper ce qu’il se passera, mais peu d’entre nous sont capables de prendre des décisions préventives. Mais il y a pire. En général et pour faire simple, on préfère 9 fois sur 10 NE RIEN FAIRE et attendre en se mettant la tête dans un sac, tout en espérant que le pire ne se passera jamais. Ensuite on joue les vierges effarouchées quand le scandale éclate et on « s’étonne » de ce qu’on savait déjà. Ainsi va la vie dans tout un tas de domaines. Regardez Facebook, cette daube qui n’intéresse plus que les + de 40 ans. Cela fait déjà au moins 10 ans que les jeunes n’utilisent plus ce réseau. Facebook, c’est un cimetière à éléphants où l’on voit tout un tas de photos. Bébé qui fait son rot, un chien couché sur le dos, une photo floue d’une falaise, deux cons qui font santé avec un perroquet en arrière-plan. Au risque de me reprendre une salve de bois vert, Facebook ne sert juste à rien. Ceux qui y passent du temps ont simplement trouvé un moyen de moins s’emmerder au quotidien en se « remplissant » des nouvelles palpitantes des autres.

Mais Facebook c’est aussi le scandale. Il semble qu’une boîte anglaise ait siphonné tout un tas de données d’internautes pour mieux cibler le profil des Américains aptes à voter. Trump s’en est servi. Et que se passe-t-il maintenant alors que le mec aux cheveux orange est élu depuis plus d’un an? On s’étonne du scandale… Non mais c’est très sérieux. Même Facebook dit qu’ils sont fâchés. C’est facile 3 ans plus tard d’être fâché. Cela prouve une chose. Zuckerberg ne maîtrise plus son truc, un peu comme si vous descendiez le Gothard sur un char à foin qui ne dispose pas de frein. Tant qu’on arrive à prendre les contours c’est bon. Sauf que… Dans Columbo c’est d’ailleurs tout pareil. Il faut d’abord qu’il y ait meurtre pour qu’il commence à enquêter. Et dans toutes ses enquêtes, on constate que le meurtre n’est que la conséquence de quelque chose qui se trame depuis longtemps. Lire la suite →

 
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