Archives pour février, 2018

Et Monsieur Überpositif enfonça les marchés…

Le mec il est trop fort, visionnaire, super optimiste. La croissance américaine est à son top et il prédit 2 années de croissance « forte », alors que personne n’est capable de prédire quoi que ce soit d’ici à une semaine. Il voit aussi l’inflation s’installer durablement au-dessus de 2%. Pour son premier discours, Monsieur Powell a fait très fort. Ce qui est con, c’est que les marchés n’ont pas du tout aimé, ce d’autant plus que les taux vont monter. Donc c’est bobo sur les marchés, avec des rendements qui se sont soudainement tendus. C’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir d’hier. Avec Powell à la tête de la Fed on va bien s’amuser. C’est un pur banquier de beau temps comme dirait l’un de mes anciens chefs.

Trump continue d’énerver tout le monde avec son « America first » en taxant l’aluminium chinois. Avec Powell, c’est la paire infernale. Dupond avec « d », et Dupont avec « t ». Sauf que Powell il n’a pas de cheveux oranges c’est plus facile pour les reconnaître. Et plus Pékin proteste, moins Trump en a à cirer. Un grand classique du cinéma burlesque. Maintenant il faudra gérer. La BOJ va continuer à appuyer sur le champion. Je ne sais pas ce qu’ils peuvent encore acheter sur le marché puisqu’ils doivent bientôt posséder toutes les obligations existantes. La BCE n’a aucune intention non plus de resserrer l’étau, même si elle a quelque peu réduit la voilure. Et maintenant vous avez Monsieur Überpositif qui veut serrer le kiki tellement il est persuadé que ses States à lui… pardon à Trump, vont super bien. Là on est mal. La bonne nouvelle, c’est qu’avec ce mec, on va bien rigoler cette année. Comme le dit à peu près comme 4a Warren Buffet, il faut une vie pour nourrir la confiance mais un seul instant pour la détruire. Mes pensées à Mme Yellen qui a fait un super job compte tenu des circonstances. Lire la suite →

Fait froid… et les marchés perdent la boule

Il y a des matins où je me demande pour de bon à quoi ça sert d’écrire. Ecrire pour ne rien dire c’est assez chiant. Ecrire ce qui se passe sur les marchés en ce moment c’est encore plus chiant. Les bourses? Elles sont retombées dans leurs travers de 2016. Un jour c’est pile, un jour c’est face. Les nouvelles sont interprétées avec force et caractère, pour au final un statut quo parfaitement risible. La vague de froid qui touche l’Europe occupera au moins les journalistes pour quelques jours (on se console comme on peut). Manquerait plus qu’il y ait beaucoup de morts pour qu’ils puissent bien nous raconter l’horreur vécue par les SDF qui pourraient geler sur place. C’est terrible mais c’est ainsi. Nous souhaitons lire du sensationnel. Nous voulons du sang, de l’horreur pure. Si vous souhaitez déprimer, en plus d’avoir froid, regardez le Journal ces prochains soirs et vous serez servis.

Tout est prétexte pour monter ou baisser. Les marchés sont complètement débiles et les traders aussi. Nous poursuivons le trend d’avoir une vision de fin du monde qui pourrait très bien tomber à peu près toutes les 24 minutes. Il semble que tout le monde soit en mode pile ou face, où chacun semble guetter LE signe qui nous dira que nous allons tous nous crasher grave pour tout perdre, ou encore doubler en deux jours. Tout le monde semble s’énerver à vouloir déceler chaque tout petit signe. Et chaque tout petit signe dans un sens ou dans l’autre est interprété puissance 1000. Bref, ces marchés, c’est du n’importe quoi. On interprète tout et rien chacun à sa sauce et on oublie les fondamentaux. On se base sur la vitesse à laquelle souffle la bise pour prédire la période de reproduction des crapauds. C’est n’importe quoi. Mais ce qui me fout en rogne avant tout et c’est bien le pire, c’est que j’arrive encore à m’énerver de tout cela! Lire la suite →

Et de 6 à la suite…

Mes pensées émues vont aux chantres de l’apocalypse boursière, donc à des êtres humains, et non aux robots qui pilotent les marchés, dirigés qu’ils sont par des humains qui leur disent quoi faire aussi. Tels des morts de faim, ils se sont rués sur les mauvaises nouvelles, publiant des commentaires alarmistes sur tout et rien, comme sur la montée des taux d’intérêts qui est, je le rappelle, PREVUE depuis des lustres. Les taux? Mais on s’en fiche complètement. Ils sont à de tels niveaux, à peine au-dessus d’une perce-neige, que je ne vois pas bien ce que ce ça changerait, même s’ils montent encore un peu. Les taux ne sont pas le problème. Le vrai problème, c’est le niveau de la dette, et la capacité des Etats d’assumer une toujours plus grande partie de leurs revenus au paiement de la dette. Ça c’est LE problème, qui viendra bien un jour. Mais on n’en est pas encore là.

Lorsque les taux remontent, et c’est statistique, les bourses continuent de bien se tenir en moyenne pendant deux ans. L’économie commence à bien tourner et c’est ce qu’il faut retenir. Et quoiqu’on en dise, je ne vois toujours pas ce qui pourrait la faire dérailler, à moins d’un cataclysme géopolitique style Moyen-Orient. Mais depuis que je suis né, on parle toujours du Moyen-Orient, de conflits. Il y a vraiment du neuf là-bas ou bien j’ai raté un épisode? Reste que cela fait 6 à la suite. N.Y. a bouclé sa 6ème séance boursière à la hausse et personne n’en parle plus. Faber, Roubini et bien d’autres se taisent depuis. Des « Je vous l’avais dit… » je n’entends plus. Dingue non? Lire la suite →

Toujours des questions qui ne servent à rien

Je dis ça je ne dis rien, mais je m’étonne que les bloggeurs « professionnels » qui ne parlent que de la fin du monde depuis 10 ans n’écrivent plus rien sur la bourse depuis quelques jours. Car lorsque la bourse trébuche, là ça crépite! « Je vous l’avais écrit il y a 7 ans que ça ne pouvait pas durer! ». Je n’arrête pas de lire ce genre de commentaires. Ou comme par exemple des « post » assez brefs mis en ligne pour « nous tenir au courant ». Ça doit être cela: fascination pour tout ce qui va mal. Cela doit être leur moteur. Et ces jours ils sont où tous ces gens qui nous prédisent le krash? La bourse remonte tranquillement, la volatilité s’effrite, et plus personne ne parle de cela! La claque elle est devant tout le monde le sait. Mais pas maintenant. Les marchés vont devoir s’habituer à vivre avec des secousses (sans blague) un peu plus sérieuses et c’est juste normal. Les cours sont très élevés et les taux sont gentiment en train de remonter. D’autre part il y a le dollar qui a envie d’aller taper un seuil un peu plus bas ce qui n’arrange rien. Les bourses vont juste devoir prendre en compte ces paramètres-là et s’adapter. Il n’y a rien d’autre à dire.

Je m’énerve encore à lire plein de billets qui débutent par un titre style: « Jusqu’où ira la hausse des taux? ». Alors bien sûr c’est un titre hyper accrocheur. Le lecteur s’y plonge immédiatement comme un crève-la-faim car il espère trouver dans ce genre de « post » LA réponse à ses angoisses. Sauf que le mec qui écrit, en général soit un banquier brimé ou un stratège déprimé, il ne fait que parler de ce qui s’est passé, et non pas de ce qui va se passer, et surtout 9 fois sur 10 il termine son article en posant différemment la même question (quelle créativité ça me fait frissonner) énoncée dans le titre. Après une longue lecture, et peut-être même après une deuxième (il se peut toujours qu’il y a ait un message codé que vous n’avez pas bien saisi mais qui se lit entre les lignes), vous terminez votre article en ayant:

  1. Lu ce que vous saviez déjà.
  2. Aucune réponse à ce qui VA se passer.
  3. Lu 4 variantes possibles sur la hausse prochaine des taux, avec à la fin de chaque variante un point d’interrogation.
  4. Aucune réponse à vos questions.
  5. Vous devrez vous y faire: vous continuerez à cohabiter avec vos angoisses.

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Voulez-vous savoir pourquoi Trump est un visionnaire?

Ce matin je me dois de faire le point sur la politique de M. Trump. Car oui, Monsieur Trump fait de la politique, même s’il est à peu près digne d’être interné. Je me rends bien compte qu’en écrivant ces lignes je suis de nouveau à part et que je risque un lancer de tomates, puisque je soutiens ce mec, alors qu’il est détesté et que la planète entière se fiche de lui. Vous pensez que je suis fou? Aujourd’hui est une grande journée aux USA car le Président va finaliser son plan de reconstruction de l’Amérique, un plan ENORME concernant les infrastructures. Les critiques ne manquent pas et ça me fait vomir. Trump va simplement réaliser ce qu’Obama n’a pu faire. La seule chose critiquable (et encore), et c’est bien là que le bât blesse, c’est le timing choisi, alors que son économie marche bien. Soit disant. Parce que je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui critiquent le timing choisi. Un plan de relance devrait en effet pouvoir être lancé lorsque l’économie se trouve dans le marasme, et pas le contraire. Mais c’est bien connu, les courageux sont presque toujours absents lorsqu’il faut faire passer la pilule quand rien ne va. Qui d’entre nous a envie de lancer d’onéreux travaux de rénovation dans sa maison alors qu’il vient de se faire licencier? En général, on fait comme les banquiers de beau temps, toujours avides de prendre des risques lorsque tout va bien et qui serrent le kiki quand tout va mal. Exact l’inverse de ce qu’il faudrait faire.

Trump fait donc tout juste car il ANTICIPE. Il répare ce que les Républicains ont refusé à Obama. Trump n’est en train de demander des sousous pour construire une serre géante inutile dans le désert. Il a simplement conscience que les States sont comparables, en termes d’infrastructures, à un pays en voie de développement. J’étais aux States il y a 30 ans et c’était déjà le bordel. Dès qu’il souffle un peu, c’est coupures d’électricité et on appelle en renfort l’armée. Les States sont dans un état déplorable, avec juste deux guerres de retard en comparaison des pays développés. Tout est foutu, des ponts en passant par les highways, avec des aéroports tout pourris et des voies de chemin de fer dignes du Farwest. Reprocher à Trump de vouloir moderniser cela est un non-sens, même si le timing n’est peut-être pas opportun, selon ce que je lis. Je rappelle encore qu’aux States, il semble que tout ne fonctionne pas si bien que cela, même si soi-disant, le taux de chômage se trouve au plancher. Demandez donc un peu combien d’Américains doivent faire deux jobs pour juste s’en sortir. Paperboy est toujours un « métier » là-bas, comme d’ailleurs laveur de carreaux, pompiste, cireur de chaussures dans les rues. La série Starsky & Hutch n’a pas pris une ride. Merci j’en ai terminé et qu’on arrête de raconter n’importe quoi. Ce pays a besoin d’infrastructures, et pas de diligences roulant sur des chemins pierreux. Lire la suite →

 
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