Sortir du cadre !

De sommets de la dernière chance en «G vains» rocambolesques, les gouvernements politiques nous prouvent qu’ils sont incapables de concevoir l’impasse dans laquelle ils nous ont embarqué. Le spectacle de la gestion de la crise pourrait s’avérer hautement comique s’il ne générait pas autant de dégâts présents et à venir. De postures grotesques en aveux d’impuissance, les inextricables contradictions de nos dirigeants se heurtent toujours aux mêmes murs et se concluent toujours par les mêmes pathétiques communiqués triomphateurs mais dépourvus de toute solution.  Cela relève en fait de la plus pure logique puisque des solutions, tant que l’on reste dans le cadre actuel, il n’y en a pas !

Pour débuter cette année cruciale, je vous propose un petit exercice ( voir problème ci-dessus et réponse ici ) destiné à illustrer le fait que tant que nos réflexions restent confinées à l’intérieur d’un cadre idéologique erroné, les solutions préconisées ne font qu’aggraver les problèmes initiaux. J’en veux pour preuve les logiques d’austérité imposées aux peuples qui, mécaniquement, ne font que diminuer la consommation ainsi que les recettes fiscales et donc au final renforcent la récession et augmentent la dette publique…
De la droite dure à la gauche molle (magnifique contrepèterie), toutes les solutions envisagées jusqu’à maintenant pour sortir de la crise sont totalement ancrées dans le cadre et donc vouées à l’échec. Lire la suite →

Les voeux 2012 du général de Gaulle

Je m’associe au Général pour vous souhaiter malgré tout une belle année 2012…!

« Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »

Entre la bûche de Noël et les gueuletons du Réveillon, je vous propose de revenir sur le dernier ouvrage de l’inénarrable Jean Ziegler qui s’intitule: « Destruction massive : Géopolitique de la faim ». Selon lui, les ressources de la planète peuvent aujourd’hui nourrir 12 milliards d’humains, mais la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie. Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est assassiné! Jean Ziegler dénonce cette « destruction massive » par les marchés financiers. Des mécanismes construits par l’homme, et que l’homme peut renverser.

Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. Malgré cela, les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Ainsi, les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale – ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Lire la suite →

Le Père Noël existe : il s’appelle Mario Draghi

Comme chacun le sait, les banques ont été très sages cette année. «Super Mario» (ex-Goldman&Sachs, magouilleur de dette grecque et désormais directeur de la BCE) a donc décidé de leur faire un petit cadeau à … 489 milliards d’euros !!!

523 gentilles banques ont donc obtenu cette somme astronomique sous forme de prêts à 3 ans à 1% d’intérêts. Cela aurait dû enthousiasmer les gentils marchés mais après un petit rebond, ceux-ci ont recommencé à baisser, se rendant compte de l’ampleur des dégâts: les banques européennes ne peuvent plus fonctionner sans assistance respiratoire. Une aide permanente leur est donc nécessaire et un second plan de ce type est d’ores et déjà prévu pour février 2012…

La deuxième constatation qui s’impose est que la BCE, sans mot dire, s’est muée en une gigantesque Bad Bank européenne,  récupérant les colossaux actifs pourris des banques en garantie de ces prêts. Pour que ce mécanisme puisse fonctionner, ces actifs ont été préalablement garantis par les États. En dernier ressort, ce seront donc, une fois encore les collectivités qui vont casquer, magnifique!

Le traité de Maastricht n’autorisant pas la BCE à prêter directement aux États, Mario et ses petits amis continuent d’arroser les banques d’argent à 1% que celles-ci reprêteront très vite à l’Espagne ou l’Italie à 6 ou 7%. Elle est pas belle la vie…?

Joyeux Noël les bankster et continuez d’être bien sages!

La Grèce: laboratoire européen de la crise financière

Cette fois la dictature de la finance n’est plus une métaphore d’altermondialiste, la stratégie du chaos n’est plus une théorie de polémiste, c’est en vrai, dans les rues, au long des boutiques fermées, des ordures qui s’entassent, des taxis sans clients, des suicides qui se multiplient, des hôpitaux sans pansement, des quartiers sans lumière, des jeunes qui fuient le pays, des visages ravagés. 38 ans après la junte militaire, c’est la junte financière qui a pris le pouvoir en Grèce. (Voir la vidéo ci-dessous même si le son n’est pas terrible…)

Le peuple est désemparé, humilié et ne voit aucune issue à la situation actuelle. La Grèce est sous tutelle, coupable elle doit payer, coupable elle est à vendre. Cependant, il ne s’agit nullement d’une crise grecque qui se propage aux autres pays de la zone Euro. C’est une crise mondiale, européenne et finalement grecque. Nous sommes face à la crise d’un système : celui du capitalisme financiarisé et dérégulé!

Plutôt que de long discours pour expliquer comment nous en sommes arrivés là, je vous propose plutôt le vibrant appel aux peuples d’Europe fait récemment par Míkis Theodorákis qui fut le porte-parole de la résistance à la Dictature des colonels grecs de 1967 à 1974.

Lettre ouverte aux peuples d’Europe

« Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de «sauvetage de la Grèce» aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Lire la suite →

 
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