Goldman Sachs – La banque qui dirige le monde

Plus qu’une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d’euros d’actifs, soit deux fois le budget de la France. On l’appelle «la Firme», comme dans les romans d’espionnage des années 1980. Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’un des instigateurs de la crise de l’euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique.

Un empire de l’argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d’influence unique au monde, et son armée de 30 000 moines-banquiers, Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l’impunité des justices américaine et européennes.

Reportage diffusé sur ARTE le 4 septembre 2012 (durée 71 min.)

Changer une équipe qui perd? Jamais!

| Billet invité |  La puissance du déni m’a toujours fasciné. Le déni n’a pourtant pas son pareil car il ne dispose que d’une issue: la déchéance pour l’être qui s’y lie. Il n’existe aucune porte de sortie à cela. Staline, Hitler et tant d’hommes politiques ont été déchus de leur piédestal pour n’avoir su écouter rien d’autre que le déni. Paul Ryan, candidat à la vice-présidence des États-Unis, est de cette trempe-là. Il pense que c’est en appauvrissant les plus démunis qu’il les invitera à se réveiller et à entreprendre ce qu’il faut pour retrouver meilleure fortune.

Interrogez donc les jeunes espagnols désœuvrés, sans espoir, qui subsistent en grande partie grâce à la cellule familiale. Penser qu’en les privant encore un peu plus les motivera à se relever demeure une chimère. Au contraire, si l’on voulait les enterrer définitivement, on ne n’y prendrait guère autrement.

Pour en revenir à M. Ryan, celui-ci préconise bien entendu une mesure compensatoire complémentaire à la réduction des aides aux plus démunis: celle de réduire encore les impôts des plus riches! Ceux-là doivent être remerciés car ils ont réussi. Eux sont l’exemple et représentent le 1% de la population. Les 99% restants sont donc des incapables qui n’ont rien compris. Le paradoxe est saisissant. Jusqu’à quand le peuple américain acceptera-t-il de se laisser guider et affamer par de tels monstres? Lire la suite →

La bourse et la vie

| Billet invité |  Seuls ceux qui auront joué gagneront. La maxime est huilée. Le SMI s’en ira dépasser allègrement les 7000 points d’ici à quelques mois. Rien ne pourra l’en empêcher. Ne soyez donc pas pénible dans le choix de vos titres, car c’est le marché dans son ensemble qui monte. Evitez cependant les titres défensifs qui ont déjà extrêmement bien perfomé. Pourquoi tout ne peut que monter ? Parce qu’il y a les élections américaines et que personne ne prendra le risque de détourner les projecteurs de cette joyeuse nomination. Pour une fois, les Etats-Unis ne pourront pas faire autrement que capter l’attention du monde entier ! Les banques centrales, même si elles ne feront peut-être rien, continueront de claironner qu’elles feront tout pour assurer la stabilité du système. Lisez donc : personne ne fera faillite, les Etats et les banques pourront continuer de nouer les deux bouts grâce à des artifices complètement abracadabrants. C’est la joie des pleins pouvoirs !

Je le répète. Nous vivons peut-être actuellement ce qui pourrait devenir la plus grosse bulle de l’Histoire. Rien n’a jamais concentré tant de paradoxes. L’argent coule à flots, nous sommes noyés sous les dettes, les entreprises possèdent des montagnes de cash, les marchés représentent la seule opportunité d’investissement, principalement en raison d’un marché obligataire maintenu complètement mort par les banques centrales. L’argent ne peut se diriger qu’à une seule place : les actions ! Le feu d’artifice est en route monsieur dame. Profitez-en sans modération. Ne voyez-vous pas que tout est fait, tant de par les banques que nos autorités, pour que le péquin investisse tout son argent en bourse ? Grâce à nous, les Grands Spéculateurs (lisez les banques, les hedge funds, les États) tenteront une fois encore de se refaire. Lire la suite →

Et si l’Europe s’en sortait?

| Billet invité |  Myret Zaki – Paul Krugman : quel match ! La croissance occidentale appartient au passé. A présent en Europe, c’est l’équilibrage des déficits qui prévaut. En Amérique, on n’y est pas encore. Les déficits se creusent inexorablement et on continue très responsablement de n’y apporter aucune considération. On attend les élections paraît-il. Ce sera certainement plus simple après…

Dans un récent numéro de Bilan, M. Zaki fustige sèchement les allégations de P. Krugman. Selon elle, tout ce que propose cet économiste, c’est de faire fonctionner la planche à billets et ainsi de monétiser la dette. C’est juste. En revanche, ce qu’elle oublie de mentionner, c’est que P. Krugman dit aussi qu’une fois l’économie sur le chemin de la croissance, les mesures de réduction de déficit et de remboursement doivent entrer en action. Dans une de ces colonnes, il évoque d’ailleurs qu’il conviendrait de faire voter au Congrès un mécanisme à double détente. Dans un premier temps, augmenter la dette du pays en la finançant par de l’impression de monnaie et lancer une politique de grands travaux. Ensuite, on économise… L’un ne va pas sans l’autre!

M. Zaki a cependant également raison. Elle évoque la rigueur allemande en tant que modèle. C’est tout simple. Un jour, il faut payer. Et c’est ce qui se passe actuellement. Le gouvernement allemand a choisi de vivre la période transitoire où toute économie vivant au-dessus de ses moyens et dépendante du crédit doit faire du surplace durant un certain temps afin de stabiliser le bateau. Lire la suite →

La danse du croque-mort

| Billet invité |   Rien ne sert de vous presser. Au rythme où vont les choses, l’Europe et les États-Unis s’acheminent non pas vers un risque d’inflation, mais de déflation. Les banques centrales sont prêtes à lancer le prochain quantitative easing, soit le fameux QE3, si besoin. Les signaux proviennent de partout à présent. Même le FMI a décidé d’en faire sa chaleureuse promotion de l’été. Et B. Obama ne s’en plaindra pas. Un peu de stabilité à la veille des élections américaines sera la bienvenue. C’est pourquoi la bourse sera bonne cet automne. Les Européens sont suffisamment critiqués par oncle Sam pour risquer de les agacer plus qu’il n’en faut.

Je parlais de déflation. Il ne peut en être autrement. Les politiques d’austérité lancées ne peuvent mener qu’à cela: une baisse généralisée des prix. En lançant une énième impression de monnaie sensée tout résoudre (mais surtout acheter un peu de temps), le ballet des guignols qui dirigent ce monde n’en sera que plus tourbillonnant. Qui joue à chat perché? Lorsque les États sont aux abois et qu’ils ne peuvent plus se refinancer, ils font appel à leurs propres banques. Comme elles n’ont pas de sous, elles en appellent à la générosité de leur banque centrale. Et la banque centrale imprime les billets… C’est simple non? Et que se passe-t-il lorsque les banques n’ont plus assez d’argent? Elles en appellent aux États… Que du bonheur! Dans une danse macabre, chacun entretient à tour de rôle son partenaire mortuaire, en parfaite harmonie et avec la bénédiction de tout le gratin mondial des croque-morts qui laissent faire. Lire la suite →

 
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