Volte-face est-il aussi un animal?

victoire de Trump

Il était une fois, il y a plusieurs années, un poulpe hyper sexy qui s’appelait Paul. Et Paul avait prédit le vainqueur de la coupe du monde. Il était une fois, il y a quelques semaines, un chimpanzé qui avait prédit la victoire de Trump. Il était une fois, il y a quelques mois, un animal nommé volte-face, qui avait aussi prédit la victoire de Trump, comme le Brexit d’ailleurs.

Je suis désolé de le dire, mais ceux qui pensaient sincèrement que Mme Clinton gagnerait les élections font état d’un manque total de connaissances de l’Amérique. Chaque étudiant, chaque jeune de ce monde devrait séjourner quelques mois de sa vie dans ce magnifique pays afin de le comprendre. Il n’y a pas que Daniel Borel qui dise cela. Un seul mot définit ce pays: fierté! Les Américains sont fiers de qui ils sont, de ce qu’ils réalisent, d’être les gendarmes du monde, et ce depuis toujours. Et Trump a simplement réveillé ces valeurs-là de par son esprit frondeur, qui n’a peur de rien, qui entreprend, qui souhaite préserver la race blanche. Dans quel sens on entreprend les choses? L’Américain s’en fout complètement. Lui, il veut de l’action, que ça pète, être et rester au centre. Lady Hillary, tantôt habillée en costume bleu ou rouge pétant, malgré ses études en droit et son titre d’avocate, n’a juste pas saisi que son discours lissé, sa promesse de « keep going », de « finish le job d’Obama », ne menait à rien. La seule sympathie attirée par cette dame certes intelligente, mais fade, c’est celle des gens qui souhaitaient voir enfin une femme devenir présidente, et celle des gens qui ne voulaient surtout pas de Trump. Et avec ces deux simples composantes, on ne gagne pas une élection, et surtout pas en Amérique! Lire la suite →

Apokalypse now!

Il existe beaucoup de choses passionnantes dans l’existence. Mais rien de plus ennuyant que de suivre la parodie des élections américaines. Il y a plusieurs mois, j’écrivais sur ce blog qu’il serait amusant que l’ami Donald le bien coiffé devienne président. C’est mon côté rebelle qui ressort et rien que pour voir, il me plairait de constater ce qu’un mec taré comme lui pourrait foutre comme bordel dans le monde en quelques années. Un quotidien de boulevard suisse titre ce matin: « Apokalypse now! », avec une belle photo de Trump. Le titre dit tout, et bien que j’espère me tromper, je pense que Trump va passer. C’est l’instinct qui me dicte ça. Je me dis que les Américains préféreront avoir à leur tête un mec qui fonce, qui parle vrai, même s’il est odieux et imbuvable. Les peuples en ont marre des politiciens véreux, corrompus et fourbes. Mme Clinton incarne à elle seule toutes ces qualités. Et comme cette année nous avons parlé Brexit, alors que personne ne s’osait à imaginer que cela soit possible, je me dis simplement que la politique américaine sera sanctionnée elle-aussi. A suivre.

La bourse? Elle baisse, elle baisse, et baisse encore. Certes à doses homéopathiques, mais elle baisse. Les cycliques continuent leur long chemin de croix, comme Roche qui est au plus bas depuis 3 ans, ou Nestlé qui vient de corriger de 12% en 90 jours. Nos banques, pour ce qu’il en reste, ont quant à elles décidé de ne plus pouvoir être considérées comme des jumelles. Il y a quelque temps elles étaient à CHF 13.00 toutes les deux. Comme c’était attendrissant. A présent la plus petite des deux se démarque de sa grande sœur en affichant fièrement CHF 12.00 au compteur, alors que la grande sœur reste engluée à CHF 13.00. Le SMI retrouve son niveau de juillet dernier. Quant aux monnaies, juste rien à dire, car toujours régulées par notre chère banque centrale qui a été rebaptisée en HFS (Hedge Fund Suisse). Lire la suite →

Les temps sont durs…

Les temps sont durs actuellement. Pas en bourse puisqu’il ne se passe strictement rien, mis à part le prix du baril qui s’installe gentiment en-dessus de $50. Mais si les temps sont durs, c’est parce que je souffre d’un mal sournois. Je n’arrive pas à me coucher le soir, ni à me lever à une heure potable le lendemain matin. L’un ne va pas sans l’autre et je fais tout le contraire de mes habitudes, un peu comme la bourse quoi… La bourse? Son issue est très incertaine et pour le moment, je dis bien pour le moment, elle n’a pas encore intégré ni compris que la lente remontée des taux est enclenchée. Personne n’y croit vraiment et pourtant elle se trouve juste au coin de la rue. L’inflation titube encore aux States mais elle revient gentiment, comme chez les british d’ailleurs, qui pensent encore à tort que la chute de la livre n’est pas encore intégrée dans le prix des biens importés. Alors c’est encore poussif, mais je pense pouvoir dire que nous assisterons graduellement à une remontée homéopathique des taux. Donc taux en hausse = juste pas bon pour la bourse. Mais par contre plus d’affaires pour les banques qui vont enfin pouvoir gentiment refacturer des taux exorbitants à leurs tondus, tout en ne baissant naturellement pas leurs frais de gestion. La grande question que je me pose, c’est le volume de la masse monétaire. Je ne lis rien là-dessus. Pour le moment, personne ne bouge la voilure, et surtout pas notre Hedge Fund BNS qui enflamme le marché américain en achetant à tour de bras des actions. Quelqu’un peut me dire ce qu’achète la BNS? Quelqu’un peut me dire qui contrôle M. Jordan et consorts?

La vérité est qu’on ne veut pas contrôler les banques centrales. Si on se met à faire ça, on est foutu! Elles sont libres de faire la pluie et le beau temps, d’imprimer des billets tout chauds pour acheter ce qu’elles veulent, n’importe où sur cette planète et quand bon leur semble, sans que personne n’ait quoi que ce soit à dire. Elles ont l’impunité totale, même celle de posséder un bilan à capital négatif. Donc les marchés sont à leurs bottes. Et comme elles communiquent leurs actions de manière hyper transparente, vous pouvez toujours vous brosser et repasser un autre jour! Personne ne saura jamais rien.

Où tout va devenir intéressant, c’est de voir comment se comportera Draghi, lui qui a une guerre de retard sur les States. Ce serait vraiment très rigolo d’écouter Draghi nous dire qu’il pense remonter les taux au vu de la « bonne santé économique » de la zone euro. S’il fait ça, il n’a plus qu’à s’acheter une île perdue et ne plus jamais en sortir sous peine de se retrouver tout nu en plein Francfort, surtout s’il se rend chez les pestiférés du Sud. Ce serait encore plus rigolo si Sieur Mario nous disait qu’il soupçonne une « inflation naissante » pour justifier une remontée des taux. Là encore c’est guillotine assurée devant le pas de porte de Versailles. Que fera Draghi? Toute la question est là. Gérer une distorsion grandissante avec les Américains pendant quelque temps en espérant que l’euro corrige à la baisse? Possible mais de loin pas sûr. Etonnant de constater le cours de l’EUR/USD à 1.10 ces jours… Lire la suite →

Je suis un âne, tu es un âne!


Parfois mon âme s’évade, dans un entre-deux-mondes dont personne ne voit ni la suite, ni la finitude. Un monde dans lequel mon regard interrogatif et attristé ne peut s’empêcher d’y voir une décadence profonde. Un monde dans lequel un grand nombre d’entre nous recherche l’approbation de l’autre dans tout ce qu’il entreprend, et qui en même temps souhaite vivre de manière complètement indépendante, sans se soucier de l’autre. Un monde dans lequel on aime bien écouter l’autre, pour soulager sa propre conscience, et en même temps sans s’en préoccuper vraiment. Un monde dans lequel on pense être bien informé grâce aux multiples sources d’informations instantanées, et en même temps où on s’intéresse à rien sauf à sa petite personne. Un monde où le bonheur individuel de l’apparence prime par rapport à son propre intérieur. Un monde dans lequel on pense communiquer grâce aux réseaux sociaux en étalant un bonheur de façade, alors qu’en réalité l’être crie sa douleur. Un monde dans lequel le temps n’a plus d’emprise, où l’on cultive l’activité à outrance pour paraître dynamique, et en même temps un monde où chacun rêve d’avoir davantage de temps à soi. Un monde où le culte de la beauté du corps prend un essor phénoménal via les salles de gym, alors qu’en même temps l’intérieur crie d’en être réduit à boucler son ressenti. Un monde dans lequel on dit se soucier de l’avenir des enfants, alors qu’en même temps on entreprend absolument tout ce qui est possible pour leur expliquer qu’on n’a pas de temps pour eux.

Je suis un âne, tu es un âne. C’est le théologien Anthony De Mello qui écrivait cela il y a très longtemps dans son livre « Quand la conscience s’éveille ». Nous sommes des endormis qui pensons pourtant être éveillés. Nous sommes des ânes qui suivons le mouvement sans réfléchir. Nous sommes des ânes qui, en raison de notre étourdissement et notre éblouissement, pensons qu’en étant connectés 24h/24 nous parviendrons à trouver la paix de l’âme en nous sentant moins seul. Nous sommes ces parents inconscients qui, en pensant certainement bien faire, choisissons d’abrutir nos enfants lorsqu’ils s’ennuient où qu’ils nous empêchent de « faire » en les occupant devant un écran, avec bien entendu la louable intention de les divertir de manière intelligente. Nous sommes des ânes qui poursuivent cette marche endormie vers l’inconscience, l’absence de compassion, et en maintenant la violence nourrie par notre propre vide émotionnel comme carburant quotidien.

Are You Lost In The World Like Me?

Are You Lost In The World Like Me est la dernière chanson écrite par l’activiste éclairé qu’est Moby. A ma manière et bien modestement, je me joins par ces lignes au clip qui vient de sortir que j’encourage à visionner. Un regard froid et noir sur la société dont personne ne semble vouloir prendre conscience. Un regard lucide qui contredit la pub, les messages d’espoir ironiques des politiques, un regard qui bousille le progrès technique représenté par les charlatans de rêve connecté. Un regard puissant sur la face extérieure joviale de personnes, partagée au monde entier, alors que l’intérieur reste le berceau de la solitude, de la perdition et d’une tristesse abyssale. Un regard qui invite tout un chacun à prendre conscience de ce qu’il fait, des valeurs qu’il véhicule, de l’usurpation que chacun fait de son propre isolement. Lire la suite →

Un métier à fourrer à la cave… pour sûr!

Les journées, les semaines, les mois… que dis-je… les années se ressemblent et ne passionnent… bip…bip…bip… ça passionne encore quelqu’un la bourse? Peu importe les nouvelles économiques. Peu importe ce que nos banquiers centraux font. Peu importe encore ce que les politiques font (comme Hollande qui reste toujours aussi charismatique et d’ailleurs il faut profiter car il s’en va déjà bientôt c’est très triste), tout le monde s’en fiche complètement. Si vous avez courageusement acheté le SMI début mai 2013, et que pendant ce temps vous avez suivi tous les cours d’économie appliquée (même ceux pour les nuls) que vous voulez, le constat du jour est qu’aujourd’hui, donc en ce moment même, si vous décidiez de revendre le SMI votre gain comptable s’élèverait très précisément à CHF 0.00. Et ça ce n’est pas de la théorie, mais de la vraie pratique, dans la vraie vie trépidante de tous les jours du monde de la finance. Les marchés ne foutent juste rien et c’est à en pleurer. Même Samsung qui se pète la figure n’y change rien. Même l’annonce du fameux tremblement de terre qui engloutira toute la Californie un jour (on en parlait déjà abondamment en 1991 lorsque j’y apprenais l’anglais) n’y fait rien. Même l’annonce de la BNS, qui ressemble toujours plus à un Hedge Fund, qui imprime désormais des billets juste pour acheter des actions américaines n’y fait rien non plus. Ah oui il y aurait encore « juste » la Deutsche Bank… Mais là non plus, rien n’y fait. Les marchés pioncent, les devises stagnent (ok sauf la Livre qui joue au yoyo) et… Ah oui reste l’or… L’or qui devrait une fois, un jour, peut-être, enfin refléter le monde de dupe dans lequel on vit, une sorte d’illusion qui nous ferait presque croire que oui, le monstre du Loch Ness existe vraiment mais qu’il est parti de son pays natal et qu’il nage actuellement quelque part dans un lac en Ontario.

Tous ces éléments, tous ces non-événements, toute cette foutaise de marchés financiers m’amène à dire que le métier le plus pourri du monde devient sans conteste le métier d’analyste. Quelle chute! Car il y a quelques années, les analystes, les chartistes étaient écoutés, respectés. Ces personnes étaient capables de lire l’économie, de prendre des décisions, d’investir, de tirer des parallèles. Et maintenant? Regardez à quoi le métier d’analyste en est réduit. Cette semaine, il y a Charles Evans qui s’est exprimé. Evans est sûrement un bon type, accessoirement président de la FED de Chicago, mais qui ne vote pas cette année (donc en fait il sert à quoi ce mec???). Et ce monsieur s’est exprimé officiellement en disant je cite: « Une hausse des taux en décembre ne serait pas une surprise ». Ouaaah j’en suis complètement ébahi quand le lis la puissance des mots utilisés. Mais le pire reste à venir. C’est que ces propos ont été rapportés par un monsieur dont il faut vous souvenir: M. Ozkardeskaya. C’est un type qui bosse pour London Capital Group. Vous vous rendez compte à quoi ce mec en est réduit? Car vous avouerez que c’est hyper jouissif de pouvoir colporter de tels propos. Lire la suite →