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Immobilier suisse: l’édifice se craquèle de plus en plus

Qui aime passer pour un fou? Bah je le déteste et pourtant, je dois reconnaître que je fais partie des fous pour écrire depuis si longtemps que l’immobilier suisse se rétamera les gencives au fond du ravin. En même temps, et comme tous les acteurs de ce marché qui pensent agir raisonnablement, je n’ai pas l’impression d’être fou. Prédire ce qui se passera demeure un exercice que j’affectionne même si je me trompe parfois. Alors que peu de monde en parlait il y a quelques années (personne n’aime passer pour l’oiseau de mauvais augure par excellence), je constate que l’immobilier suisse fait frémir le pays tout entier. A commencer par le Conseil fédéral allié à la BNS qui parlent à présent d’une seule voix, et en plus ensemble! Ce qui n’a pas toujours été le cas ces dernières années. En clair, on se prépare au pire, à l’impensable.

Installé aux premières loges, j’ai la chance de me trouver dans la tribune présidentielle du stade de Wembley. Vue panoramique tout confort, avec entraîneuse et petits-fours servis bien au chaud! Les prix pratiqués sur l’arc lémanique et la région zurichoise dépassent toujours l’entendement, même si je constate de plus en plus que les prix semblent se détendre quelque peu. Un frisson m’envahit tout à coup: et si le Jura bernois devait se préparer à une migration massive ces prochaines années??? Je rigole…On est toujours à CHF 120.00 du m2. Reste que… Reste que les prix continuent à se montrer beaucoup trop élevés et que le marché des villas est devenu sec. Complètement sec. Seules les PPE continuent à se négocier à des prix complètement surfaits. En clair, le Suisse est toujours disposé à payer trop cher un bien souvent mal situé qui à terme perdra de sa valeur. Lire la suite →

Immobilier suisse : le point de bascule confirmé!

| Billet invité | Rien ne sert de trop disserter sur le marché immobilier. Ecrire un papier par trimestre suffit amplement tant l’évolution de ce dernier est gravé dans la pierre (sans blague). Voire même parfaitement ennuyant. Le féru de bourse que je suis rappelle que les taux se sont nettement tendus peu avant l’été. Depuis, ils se sont à nouveau quelque peu détendus. Mais pour ceux qui ne l’auraient pas encore intégré, la courbe des taux s’est inversée dans un long mouvement haussier à venir. Une hausse qui devrait rester anémique (sauf élément extraordinaire) pour un temps certain avec le risque d’une explosion brutale à la hausse. Pourquoi? En fait, la grande préoccupation réside dans l’excès de monnaie qui circule dans le monde. Quid des banques centrales lorsqu’elles devront agir lorsque la situation l’exigera et comment procéderont-elles? Et dire que cet excès de liquidité est parqué dans une grande mesure dans des opérations hautement spéculatives… ça donne confiance tout ça.

Mais revenons à nos moutons. Ce que j’écrivais sur l’immobilier il y a quelques mois se traduit à présent dans les faits. Comme ça, tout le monde sera d’accord puisque les banques le publient officiellement les unes après les autres (elles adorent payer des experts pour décrire le passé…). L’être humain est comme ça. Il a besoin de faits pour intégrer quelque chose car il a depuis longtemps rangé au placard sa capacité d’anticipation. Cette dernière n’est malheureusement pas reconnue de nos jours. On préfère l’employé modèle style « mouton bêlant qui ne réfléchit pas ». En fait on vit une sorte de mode bizarre. On préfère choisir de se friter dans un mur et d’avoir la tronche de coin pour toujours même si on savait que ça allait arriver plutôt que de freiner avant. C’est toujours pour cela qu’on préfère entrer en bourse à l’avant-veille de l’effondrement et qu’on vend à l’aube de la renaissance. Pas grave si je ne comprends pas tout.

Le marché immobilier global est en baisse en Suisse. Genève, Vaud, mais aussi Zürich ont débuté leur mue. Le Valais s’effondre (non pas leurs montagnes), comme toute autre région alpine suisse. Parallèlement, les régions périphériques continuent de voir affluer des habitants et les prix continuent de croître. Joyeux paradoxe n’est-ce pas? En fait pas vraiment. Le retour de marché est effectif. La bulle est en train de se dégonfler car elle a débuté là où les gens n’arrivent plus à payer leur logement. Par effet de contamination, les régions périphériques suivront en 2014. Habiter en périphérie c’est bien, mais très risqué. Je redoute fort que les personnes ayant suivi cette voie ne le payent très cher. Lire la suite →

 
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