10 mesures d’urgence pour éviter l’effondrement

Pierre Larrouturou est un des rares politiciens (député européen d’Europe Écologie les Verts) à avoir compris très tôt que le système financier dans lequel nous vivons nous faisait courir à la catastrophe et à proposer des solutions concrètes pour changer le cadre de la finance et renforcer la justice sociale.

Vous trouverez ci-dessous le contenu de l’appel fait aux participants au dernier G20 (vain?) à Cannes.

Cette analyse est plus que jamais d’actualité. La crise de 1929 a débouché sur une barbarie qui a fait plus de 30 millions de morts. Il est impossible aujourd’hui de rester sans agir alors que, dans tous nos pays, la souffrance sociale est déjà extrêmement grave et que tous les indicateurs économiques montrent que nous allons vers une aggravation de la crise.

Quand le gouverneur de la Banque d’Angleterre explique que la prochaine crise peut être « plus grave que celle de 1930 », quand le Président de l’Autorité des marchés financiers français affirme que nous risquons « un effondrement de l’ensemble du système économique mondial », quand Nicolas Sarkozy explique qu’un tsunami menace nos économies (« Non pas une récession, comme en 2008-2009 mais un vrai tsunami » dit-il), nul ne peut plus douter de la gravité de la situation.

Hélas, depuis 2008, «on s’est contenté de déplacer les fauteuils sur le pont du Titanic » comme le dit Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’Economie. Cette inertie est insupportable car dans tous nos pays, le chômage et la précarité atteignent des sommets et il est de plus en plus évident que le monde risque de replonger bientôt dans la récession. Il est urgent d’agir pour éviter l’effondrement.

Quand Roosevelt arrive au pouvoir en 1933, dans un pays miné par la crise et le chômage, il succède à Hoover dont le surnom était Do Nothing (Ne Fait Rien). Le but de Roosevelt n’est absolument pas de « rassurer les marchés financiers » mais de les dompter et de les remettre à leur place !

Il lui suffit de 3 mois pour mettre en œuvre 15 réformes majeures. Les actionnaires sont furieux et s’opposent de toutes leurs forces à la loi qui sépare les banques de dépôt et les banques d’affaires, comme ils s’opposent aux taxes sur les plus hauts revenus ou à la création d’un impôt fédéral sur les bénéfices mais Roosevelt tient bon. Les catastrophes annoncées par les financiers ne se sont pas produites. Et l’économie américaine a vécu avec ces règles pendant un demi-siècle.

Vu l’ampleur et la gravité de la crise, il faut agir vite mais avoir une approche globale. Voilà pourquoi, nous, signataires de cet Appel, demandons instamment aux dirigeants du G 20 de mettre en œuvre ces 10 mesures :

  1. Séparer les banques de dépôt et les banques d’affaires
  2. Créer immédiatement une taxe sur les transactions financières
  3. En finir avec l’irresponsabilité des financiers
  4. Mettre fin au sabordage fiscal
  5. Lutter radicalement contre les paradis fiscaux
  6. Sécuriser les salariés, Lutter contre les licenciements
  7. Sécuriser les chômeurs
  8. Lutter contre les délocalisations
  9. Signer à nouveau la Déclaration de Philadelphie
  10. Convoquer un nouveau sommet de Bretton-Woods

Consulter l’intégralité du texte et signer le manifeste sur le site www.poureviterleffondrement.fr

 

Aucun commentaire pour l'instant.

Vous souhaitez réagir? Laissez un commentaire!