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Comme un parfum de printemps…

Bonjour, nous sommes vendredi…!

Brefle, on se sent un peu moins seul dans les frémissements du grand tournant…
N’y aurait-il pas comme un petit parfum de printemps…?

Merci Paul et à très bientôt…

Non au traité budgétaire européen !

Tribune publié dans le Monde par un collectif de plus de 120 économistes*, le 2 octobre

Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l’aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.

La crise s’explique également par l’absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l’emploi, des services publics et des activités productives. Elle est entretenue par la Banque centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques privées, et exige à présent une « stricte conditionnalité » d’austérité des Etats lorsqu’il s’agit de jouer le rôle de « prêteur en dernier ressort ». En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal Reserve américaine. Enfin, la crise est renforcée par l’extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB.

Lire la suite de la tribune «Non au traité budgétaire européen» sur le site du Monde

* Cette tribune est cosignée par plus de 120 économistes, dont Dominique Taddéi, Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Paul Jorion, André Orléan, Jean Gadrey, Jean-Marie Harribey, Bernard Friot, Dominique Plihon, Guillaume Etievant et Jacques Rigaudiat.

Jorion : « Un grand vent d’espoir se lève sur le monde »

C’est un Paul Jorion particulièrement en forme qui nous livre sa chronique vidéo hebdomadaire « Le Temps qu’il fait » de ce vendredi. Il nous donne un peu d’espoir pour 2012 et revient sur le discours d’investiture de Franklin Delano Roosevelt du 4 mars 1933 qui nous dit notamment:

Essentiellement, tout cela vient du fait que les responsables des échanges des biens de l’humanité ont échoué, de par leur propre entêtement et leur propre incompétence, ont admis leur échec et ont abdiqué. Les pratiques des usuriers sans scrupules se trouvent dénoncées devant le tribunal de l’opinion publique, rejetées aussi bien par les coeurs que par les âmes des hommes.
A la vérité, ils ont essayé. Mais leurs efforts portaient l’empreinte d’une tradition périmée. Confrontés à l’effondrement du crédit, ils n’ont proposé que le prêt de plus d’argent. Dépouillés de l’appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l’œil pour le retour de la confiance. Ils ne connaissent que les règles d’une génération d’égoïstes. Ils n’ont aucune vision, et sans vision le peuple meurt.

Dire les choses comme elles sont ne suffit pas !


Nicolas Sarkozy Discours Toulon 25 sept 2008 

Il est effectivement assez ahurissant de mettre en parallèle le 1er discours de Toulon de Nicolas Sarkozy en 2008 et celui, plus récent, de Barack Obama comme cela a été fait dans un article du très estimable blog de Paul Jorion. Si l’un comme l’autre avaient réalisé le quart de la moitié de ce qu’ils racontent et bien nous serions aujourd’hui en train de sortir de cette crise au lieu d’en être réduit à saigner les peuples pour « rassurer » les marchés financiers privés.

Au delà des mots, il s’agit tout de même de replacer ces paroles face un léger principe de réalité. En effet, tant « Fouquet’s Nicolas » que « Wall Street Obama » sont, me semblait-il,  présidents depuis avant 2008 et donc, normalement en mesure d’impulser quelques réformes. Au lieu de cela c’est « Business as usual », des baisses d’impôts pour les plus fortunés (20 milliards/ans en France), des privatisations en masse et une dette publique qui prend l’ascenseur à des niveaux vertigineux. Ah oui, j’oubliais: et quelques bonnes paroles pour le bon peuple qui se lève tôt et qui lui, paie des impôts … Lire la suite →