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Jorion : « Un grand vent d’espoir se lève sur le monde »

C’est un Paul Jorion particulièrement en forme qui nous livre sa chronique vidéo hebdomadaire « Le Temps qu’il fait » de ce vendredi. Il nous donne un peu d’espoir pour 2012 et revient sur le discours d’investiture de Franklin Delano Roosevelt du 4 mars 1933 qui nous dit notamment:

Essentiellement, tout cela vient du fait que les responsables des échanges des biens de l’humanité ont échoué, de par leur propre entêtement et leur propre incompétence, ont admis leur échec et ont abdiqué. Les pratiques des usuriers sans scrupules se trouvent dénoncées devant le tribunal de l’opinion publique, rejetées aussi bien par les coeurs que par les âmes des hommes.
A la vérité, ils ont essayé. Mais leurs efforts portaient l’empreinte d’une tradition périmée. Confrontés à l’effondrement du crédit, ils n’ont proposé que le prêt de plus d’argent. Dépouillés de l’appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l’œil pour le retour de la confiance. Ils ne connaissent que les règles d’une génération d’égoïstes. Ils n’ont aucune vision, et sans vision le peuple meurt.

Dire les choses comme elles sont ne suffit pas !


Nicolas Sarkozy Discours Toulon 25 sept 2008 

Il est effectivement assez ahurissant de mettre en parallèle le 1er discours de Toulon de Nicolas Sarkozy en 2008 et celui, plus récent, de Barack Obama comme cela a été fait dans un article du très estimable blog de Paul Jorion. Si l’un comme l’autre avaient réalisé le quart de la moitié de ce qu’ils racontent et bien nous serions aujourd’hui en train de sortir de cette crise au lieu d’en être réduit à saigner les peuples pour « rassurer » les marchés financiers privés.

Au delà des mots, il s’agit tout de même de replacer ces paroles face un léger principe de réalité. En effet, tant « Fouquet’s Nicolas » que « Wall Street Obama » sont, me semblait-il,  présidents depuis avant 2008 et donc, normalement en mesure d’impulser quelques réformes. Au lieu de cela c’est « Business as usual », des baisses d’impôts pour les plus fortunés (20 milliards/ans en France), des privatisations en masse et une dette publique qui prend l’ascenseur à des niveaux vertigineux. Ah oui, j’oubliais: et quelques bonnes paroles pour le bon peuple qui se lève tôt et qui lui, paie des impôts … Lire la suite →