A qui le tour?

| Billet invité | Tout est dit. Chypre est tombée. Un cadavre de plus dans une zone Euro qui n’en peut plus et qui colmate tant et plus. Mais surtout, qui réalise des expériences hasardeuses. Au final, tout le monde sait que le peuple finit toujours par payer. Qu’il s’agisse d’impôts ou de prélèvements sur l’épargne, le petit peuple finit immanquablement par passer à la caisse!

Les dirigeants européens ont testé sur Chypre ce qu’ils feront bientôt à d’autres. Bien que tout le monde ait peur, rassurez-vous pourtant. La confiance renaîtra bien vite. Car même s’ils sont complètement fous, nos bouffons préférés ne prendront pas le risque que tout s’effondre maintenant. Cela ne correspond tout simplement pas à leur agenda électoral…

D’autre part, je rappelle encore une fois que les majors ne se sont toujours pas refaites! Les titres financiers doivent monter, même si tout le monde sait que les banques ne valent rien. La peur chypriote évacuée, les joueurs reprendront leur envol. La presse dans son ensemble cancanera de plus belle que c’est le moment idéal pour investir! La correction tant attendue, ou plutôt la petite pause que les marchés se seront offerts, devra être absolument mise à profit pour enfin entrer dans les marchés.

Dans mes billets, je reviens souvent sur un terme qui reflète bien ce qui se passe: le côté irrationnel des choses. Tout ce qui se trame actuellement ne répond à aucune logique. On croirait assister à une série télé loufoque de série Z. En fait, la préoccupation des dirigeants s’énumère assez facilement comme suit, par ordre d’importance:

1. Avant tout ne rien risquer qui puisse ternir les chances d’une réélection.
2. Éviter plus que tout les troubles sociaux graves. Donc on préfère prendre très responsablement et avec beaucoup de courage (je me tords de rire) des pseudo mesures qui soient juste supportables pour le peuple.
3. Favoriser absolument le maintien de la structure et la stratégie, les vanter même si elles sont perdantes, et surtout ne rien changer.

De l’emploi, les dirigeants n’en ont rien à faire. De l’endettement des finances publiques et des risques de faillite potentielle, rien à battre non plus. La seule chose qui compte vraiment, c’est le sauvetage des banques, quitte à ponctionner sur les comptes épargne de braves gens comme vous et moi pour que se perpétue la poursuite du mirage.

Rendons-nous encore compte d’une chose. Même en gardant les banques en vie, même si elles devaient continuer de fonctionner en l’état, cela ne résoudrait en rien le problème de surendettement des États. Que la classe politique en convienne ou non, un jour, le mikado s’effondrera. Rageant de penser que toutes les souffrances endurées jusqu’à présent ne servent à rien n’est-ce pas? Car à terme c’est bien de cela qu’il s’agit: la ruine pour tout le monde.

Donc en clair si vous poursuivez le rêve de gagner au loto, ou de devenir riche, et que vous vous cassez le pompon au boulot, réfléchissez y bien. Car au final, cela pourrait bien ne pas servir à grand chose. Le mur se rapproche…

Un commentaire pour "A qui le tour?"

  1. Noboru dit :

    Question toute bête mais très importante Sceptique. La réponse est circonstanciée.Un déficit commercial est comme une dette (d ailleurs il se matérialise par de la dette), ce qui correspond au fait d avoir reçu davantage que l on a donné.Rien ne dit qu’une dette est un mal pour le bien-être d une population. En gros, un déficit commercial signifie juste qu’on consomme davantage de ressources que l on en produit. Donc :- Si ces ressources sont dépensées en consommation finale, cela signifie qu un jour dans le futur il faudra se priver pour rembourser. C est donc le bien-être du futur qui est mis en cause.- Si le déficit commercial permet d investir, alors certes il faudra rembourser mais on a planté l arbre qui fera les fruits qui permettront de rembourser.Bref, le déficit commercial s analyse comme une dette. Et son effet sur le bien-être s analyse de la même façon. Une dette de consommation est neutre en terme de bien-être, elle consiste à renoncer à du bien-être futur pour en avoir plus aujourd hui. Une dette d investissement est bonne pour le bien-être si l investissement est pertinent, et mauvaise s il est foireux.

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