Yellen vs géopolitique: qui gagnera?

Les éléments demeurent innommables et comme des cons, les être humains se passionnent comme d’habitude pour l’horreur. L’été est pourtant magnifique en Suisse. Et pourtant, non loin de chez nous se déroule le drame ukrainien, véritable jeu de marionnettes s’il en est. Qui tire les ficelles? Poutine et Obama. La guerre a bien lieu entre les deux puissances. Une guerre non plus militaire, mais une guerre économique. Là se déroule le vrai match. Celui d’une puissance qui a toujours voulu écraser l’autre, contre une autre qui ne cesse de revendiquer sa puissance perdue. Que de gâchis. Ensuite il y a Gaza. Mais ça, dans l’opinion des gens et surtout dans les marchés, on s’en fout comme de notre premier Carambar. Et puis il y a encore « juste » cette petite banque portugaise qui chancelle. Comme d’habitude, on minimise et c’est très bien. Surtout pas faire peur au gentil et docile peuple européen qui finit toujours par payer. En 2009 aussi d’ailleurs, juste pour rappel, on a souhaité minimiser les problèmes de la Grèce. C’était bien. Sauf qu’à l’époque, la Grèce avait failli emporter la joyeuse bande de copains européens dans l’abîme, qui ne s’entendent d’ailleurs toujours pas mieux.

Je me demande sincèrement un truc. Jusqu’à quand les marchés, abreuvés par les banques centrales et principalement la FED, pourront continuer à annihiler tout choc qui se produit sur notre planète? Jusqu’à présent, Yellen parle et tout continue d’aller bien (surtout quand la FED achète elle-même les marchés pour qu’ils montent…). Ses discours et la sensation de savoir que l’économie US se porte bien (ne croyez pas la propagande, vous le lirez tout bientôt sur ce blog) suffisent à maintenir l’ordre et le calme. Mais si vous vous promenez par là-bas, portez votre attention par exemple sur les poteaux électriques et voyez comme ils sont jolis et solides. C’est pour avoir tant investi dans les infrastructures que dès que le vent souffle à plus de 20 km/h ils en ont pour une bonne semaine à rétablir le jus… Mais peu importe. Tout va bien. Les marchés sont inébranlables, même quand on s’amuse à bousiller un zingue qui se balade à 10’000 mètres d’altitude.

Je dis souvent, et dans plein de domaines, que la frontière entre deux états (joie-tristesse, confiance-découragement, etc) est aussi fine qu’un cheveu. On vit quasiment dans un monde devenu bipolaire. Et je pense qu’il en est de même entre la stabilité du système financier voulue par Yellen et l’élément exogène qui aura raison de tout cela. Je ne sais pas et je dis juste ça comme ça. Mais Poutine est aussi prévisible et honnête que l’arrivée des orages à St-Imier. Parfois ça ne pète pas… et une heure plus tard alors que tout le monde a ressorti ses tables et chaises le ciel déverse ses trombes d’eau. Que celui qui maîtrise les pensées de Poutine se lève de suite et me jure qu’il n’a aucune intention d’envahir, allez je me montre ambitieux, la Pologne. Un ou deux jours pour l’Ukraine et la même chose pour la Pologne? Ça changerait la donne n’est-ce pas? Et comme pour Hitler hier, la communauté internationale choisit délibérément de ne pas froisser ce boute-en-train. Pour rappel, la communauté internationale avait réussi l’exploit de réagir positivement à l’annexion « pacifique » de l’Autriche.


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