Un petit mouton peut-il se transformer en grand méchant loup ?

| Billet invité Depuis des mois, j’avoue qu’il m’est terriblement difficile de suivre l’actualité économique au jour le jour. La vérité d’un jour n’est souvent plus du tout la même le lendemain. On annonce un jour le possible règlement définitif du problème de la Grèce et le lendemain, les agences de notation annoncent de sévères avertissements de solvabilité. Garder la tête froide et se faire une opinion de la situation réelle est devenu un exercice de haute voltige.

La presse en général ne fait plus que commenter heure par heure ce qui se passe, sans discernement, à une vitesse qui dépasse mon humble capacité d’absorption. Aussi me permettrez-vous d’apporter un ou l’autre fil rouge à tout cela. Perché sur mon mirador, j’admire tranquillement l’affolement généralisé, comme une cour d’école joyeusement animée.

Règle no 1 : On parle de remboursement de dette. Ou plutôt on n’en parle qu’à demi-mot. Avant d’évoquer ce sujet, il conviendrait d’abord d’équilibrer les budgets des pays en difficulté. Malgré tous les « efforts » entrepris, les gouvernements en sont encore à tenter de promettre une volonté politique d’y arriver d’ici à quelques années. C’est bien connu, chaque déficit est qualifié d’exceptionnel année après année, et ce depuis des décennies.
Règle no 2 :
Les promesses ne comptent plus. Seuls les faits concrets sont les nouveaux rois ! Les politiques ne sont plus crédibles du tout. Malheureusement, ils n’ont pas encore intégré cela, n’est-ce pas MM Sarkozy et Hollande ?

Règle no 3 : Les deux premières règles n’étant pas observées, de même que les plans d’austérité des pays européens ne déployant pas encore des effets suffisamment significatifs sur les peuples (la Grèce n’est que l’apéritif…), nous nous dirigeons simplement vers une catastrophe sociale sans précédent, où la parole sera peu à peu remplacée par des actes de guerre.

Affamer et appauvrir un peuple qui est habitué à un certain confort de vie, voire à une certaine facilité, ne peut conduire qu’à une seule issue : transformer un gentil petit mouton habitué à vivre sous perfusion en un grand méchant loup affamé, avide de la richesse de l’autre, et prêt à tout pour regagner son statut et son honneur perdus.

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