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En mode « panique psychothérapeutique »…

Les marchés actuels, c’est un peu comme le singe que vous enfermez affamé dans une cage en verre et que vous lui mettez un régime de banane de l’autre côté du verre… Il deviendra fou en 38 secondes. Ensuite, vous lui bougez le régime de banane et le mettez juste en-dessus de sa cage en verre. Las pour lui, il n’a aucune prise pour l’attraper non plus. Donc il devient encore plus fou. Les marchés, à l’heure actuelle, ont absolument tout du singe débile. Sauf que les marchés, ils ne font pas de grimaces et ne piaillent pas.

Tout n’est que foutaise actuellement et plus rien n’est corrélé. Les marchés se disloquent et n’agissent plus de concert. Il y a des singes qui paniquent et d’autres pas. Il y a des singes qui font monter les marchés en Europe pendant que d’autres les font baisser en Asie ou aux States. Surement encore un problème de bananes qui ne se pèlent pas de la même manière ou qui nourrissent différemment le consommateur. En fait je ne sais pas. Sortir une logique de ce que nous vivons actuellement reviendrait à vouloir analyser le comportement d’un primate à qui on obligerait de suivre une psychothérapie. Autant dire pas grand-chose au final.

Les faits sont là. Tout est déréglé et les messages contradictoires sont légion. La même nouvelle est interprétée d’une manière et deux heures plus tard interprétée de son contraire. On devient fou! Comme un singe hilare qui, 30 secondes plus tard se met à hurler sans raison particulière. Lire la suite →

L’attente insoutenable de la FED

Le week-end n’y a rien changé malgré le beau temps. Les cours continuent de glisser tous azimuts après s’être brièvement repris ce matin, alors qu’il n’y a pas de glace sur les routes. Une Novartis a déjà perdu 20%. Une Swatch bientôt 50% depuis son plus haut. Pour le vendeur de toquantes, on retrouve le cours de décembre 2011… C’est M. Hayek qui doit être content. Ensuite le pétrole teste le plancher (aussi mou qu’une plaque de chocolat qu’on oublie sur une plaque électrique), avec une offre surabondante que personne ne comprend. Plus il y a de stocks, plus les prix s’effondrent, et plus les producteurs produisent. Même les chameaux n’y comprendraient rien s’ils étaient en mesure de parler notre langue.

Cette semaine s’annonce d’ores et déjà comme historique. Ou pas. Car mercredi, c’est Janet qui devrait annoncer à la planète entière qu’elle va enfin faire ce qu’elle dit depuis des lustres mais qu’elle ne fait jamais. C’est-à-dire monter les taux. Alors c’est un peu comme quand vous attendez trop longtemps sur quelque chose. Le fait est que plus personne ne se réjouit. Tout le monde s’en tape à vrai dire. Car dois-je le rappeler, les taux sont au niveau de la cave. Donc les remonter un tout petit peu, au niveau de la première marche d’escalier du 3ème sous-sol, ben ça ne va pas changer grand-chose à la donne. Les crédits resteront quasiment gratuits pour tous et les émergents seront à peine contents, eux qui se font démonter jour après jour sur tous les fronts. Lire la suite →

Et si on chantait Stephan Eicher

Engelberg est resté pittoresque. Petit village touristique situé au cœur des Alpes de Suisse centrale, il n’a quasiment pas évolué au fil du temps, comme si tout s’était arrêté. Engelberg me rappelle tout d’abord des souvenirs d’enfance mais aussi un album de musique sorti en 1991 du nom du même village. Stephan Eicher s’y était retiré dans l’ancien casino, certainement inspiré par la magie et la force brute dégagée par le Titlis. Un des titres phares de cet album très abouti était « Déjeuner en paix », avec comme paroles quelque chose qui m’avait marqué à l’époque. En effet, la chanson débute ainsi: « J’abandonne sur une chaise le journal du matin. Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent… »

Ce titre a été composé il y a presque 25 ans. Lui non plus n’a pas pris une ride. Rien n’a changé. Tout est comme avant. Nous nous plongeons jour après jour dans les atrocités de notre monde alors que tant de beauté existe. Au niveau économique, nous venons de vivre plusieurs années de totale rémission. Suite à l’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis, le système a refusé d’éclater. Les Gouvernements ont sauvé les banques et pris les pertes. Le système demeure surendetté et le phénomène continue de s’amplifier. Grâce à l’argent mis gratuitement par les banques centrales, le monde a poursuivi sa marche en avant. Les taux zéro des dettes n’ont en rien freiné la reprise des affaires et les dettes échues ont simplement été converties en nouveaux emprunts à taux zéro. C’est ainsi que nous avons passé ces 8 dernières années. A ne rien rembourser et à emprunter gratuitement, faisant comme si de rien n’était. Lire la suite →

Changer notre manière de penser

Nous persistons et nous signons. Nous signons encore. Nos Elites sont perdues et nos économies à la dérive. Elles appartiennent au passé et tirent leurs dernières cartouches. C’est impossible à présent d’éviter la Grande Cassure qui se produira immanquablement. Et nous serons tous touchés. Tous appelés à participer à la grande refonte du système. Personne n’y échappera et c’est une chance. Tous ensemble, nous participerons à la grande mutation qui nous tend les bras.

La crise financière que nous vivons depuis 2008 n’est pas encore achevée. En fait, elle n’a jamais été en mesure de se rétablir. Le prochain crash est annoncé, bien que l’on ne sache jamais quand il se produira. Nous avons créé des piles de dettes pour tenter de relancer la croissance. Une croissance qui ne vient pas, qui n’existe plus. La cause? Les revenus en baisse des consommateurs. L’Etat a bien tenté de colmater les brèches en subventionnant tout et rien, en tentant l’alléger fiscalement tout ce qui était possible de l’être. Malheureusement l’échec est cuisant. Car pour soutenir le système de croissance espéré, un seul produit miracle à disposition: la création in fine de la dette GRATUITE.

Nous nous trouvons à présent dans un jeu de poker menteur. L’exemple de Glencore en est édifiant. On a fait souffler le chaud et le froid sur les marchés, dans la presse, partout. Un rien peut faire basculer les marchés, comme à l’époque de Lehman Brothers. Nous en sommes tout près, j’en ai l’intime conviction, avec des bourses qui surréagissent violemment par des mouvements de quasi panique. Voyez également les spread entre les obligations dites sûres, c’est-à-dire émises par des Etats en faillite, et les obligations de « deuxième main ». Les spread s’accentuent, ce qui veut dire en clair que l’investisseur exige désormais un taux plus attractif entre des obligations qui sont complètement pourries et celles qui le sont moins. Le risque est de retour. La volatilité aussi. Tout ceci nous annonce des temps improbables. Lire la suite →

La Chine se déglingue et tout devient poussif

On s’y approche, quoiqu’on en dise. L’étau se resserre de plus en plus un peu partout. La grogne populaire est palpable au Brésil. Les Etats-Unis n’avancent toujours pas comme ils le devraient, même avec une inflation qui n’existe pas et le prix à la pompe qui ne cesse de vouloir descendre. So Madame Yellen, on monte vraiment les taux de 0.00000001% very soon???

En Europe, vu qu’on est si riche paraît-il, il semble qu’on s’amuse de plus en plus à vouloir ériger des clôtures afin de faire face aux requérants qui nous viennent de partout. Et quand on aura tout cloisonné, on creuse un fossé au milieu de la Méditerranée et on sépare la mer en deux? Tiens moi je ne sais pas, mais j’ai encore en tête les miradors de Buchenwald. On en installe aussi pendant qu’on y est? Et je ne parle en rien du côté politique et du marasme des élites européennes. Que celui qui comprend comment tout ce système bancal fonctionne vienne me l’expliquer. Où sont les compétences? Qui dirige en fait? Allllllôôôôôô …. Tuuuuut….tuuuut… C’est François qui dirige?

Reste ensuite la Chine. Alors bien entendu on minimise absolument tout. C’est toujours mieux de se dire que ce n’est pas grave même quand ça explose très méchant et que ça rase tout sur 5 kilomètres. Mais en attendant, la bourse chinoise se retrouve à nouveau dans un parc aquatique, confortablement installée sur un gigantesque toboggan dont personne ne maîtrise ni la longueur, ni la vitesse. Que le gouvernement agisse ou non, on voit le résultat avec comme prix à payer une volatilité extrême et un sentiment que plus personne ne maîtrise absolument rien. Lire la suite →

 
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