Tous les articles taggués bulle financière

Le contraire du rebrousse-poil

Que mes lecteurs m’excusent, mais je suis las ces temps. Plein d’énergie et de bonne humeur, mais las de suivre cette bourse qui n’exprime que l’ennui. Donc pas trop envie d’écrire et de rabâcher toujours les mêmes choses. Las de constater que la seule chose qui compte, c’est la FED. On se fout de tout en fait. Que les chiffres soient bons ou mauvais, on s’en balance complètement. Et comme je vous l’écris depuis des mois, on marche sur la tête. L’économie ne va pas trop bien, donc la bourse monte grâce au soutien des banques centrales. C’est ce qui s’est passé toute cette année. Et depuis trois jours la bourse baisse un peu… A en croire le théâtre des grands guignols, nos économies se portent de mieux en mieux. Surtout aux Etats-Unis d’ailleurs. Donc ça baisse un peu. Logique non? On a peur que la FED réduise ses achats de titres de dettes. Le monde à rebours en somme.

Durant toute cette année, les commentaires ont été prudents. L’été dernier, cet automne, tout le monde attendait LA correction qui aurait dû avoir lieu. Il n’en a rien été. Les marchés se sont envolés. Et maintenant pour 2014 quoi de neuf docteur? J’ai assisté à quelques meetings organisés par nos banques ces dernières semaines. En cœur, elles nous prédisent une toute belle année 2014. Elles basent leurs prédictions sur l’état de nos économies. Les USA progressent et la zone Euro se remet peu à peu, certes toujours avec un « léger » problème d’endettement et de chômage, mais au moins le spectre d’un effondrement soudain n’existe plus. En même temps, et notez bien que ce n’est que mon avis perso, mais là je n’y comprends plus rien! Car si vous avez lu mes lignes, je viens d’écrire qu’en fait, l’état de nos économies, on s’en fout complètement puisque seule l’action des banques centrales compte. Et principalement la FED… Donc en résumé, les banques se basent sur des FAITS, sur des analyses financières, pour établir leurs prévisions alors que le seul instrument valable digne d’émettre des prédictions est… une boule de cristal! Que fera le duo fou qui dirige la FED jusqu’à Noël????? De là à dire que les banques n’ont pas bien compris comment ça marche… Nooooon j’oserais pas. Lire la suite →

La bourse et la grenouille : quelle différence?

Piqûre de rappel!!!  Je crois qu’il est nécessaire de rappeler certains fondamentaux. Plus les jours passent, plus on se perd… Plus on crie au scandale, plus on finit par trouver cela normal. Plus on dit que tout va finir s’effondrer, plus la peur d’investir s’estompe car il ne se passe rien. Mais alors il se passe quoi bon sang?

Tout est normal disais-je. Me revient en tête l’histoire de la grenouille qui barbote dans une marmite d’eau froide. Tout le monde connaît cette histoire n’est-ce pas? Je vous l’ai déjà contée? M’en fous! Car l’être humain tend malheureusement à oublier très responsablement ce qui l’arrange… Bon, pour en revenir à cette grenouille, ce qu’elle ne sait pas, c’est que la marmite se trouve sur une plaque à cuisson qu’on vient d’enclencher. L’eau devient tiède. La grenouille trouve cela agréable. L’eau devient chaude. Elle trouve toujours cela agréable. Et tout à coup, sans qu’elle ne s’en rende compte, l’eau est portée à ébullition et la grenouille meurt sans même s’en rendre compte. Cette petite histoire démontre une chose. Si par mégarde on avait plongé directement cette grenouille dans la marmite à ébullition, jamais elle n’aurait supporté un tel inconfort. D’un bond, elle aurait quitté cette casserole infernale! Mais à dose homéopathique, le changement, aussi inconfortable soit-il, est parfaitement assimilé par l’être humain.

Ben voilà où nous en sommes actuellement. L’histoire de la grenouille peut être transposée telle quelle à la bourse. Nous vivons exactement la même chose. Figurez-vous que:

  • Nous acceptons d’investir en bourse alors que les prix atteignent des sommets.
  • Nous acceptons aussi d’acheter des titres dont les valeurs dépassent l’entendement (Tesla, Google, Facebook, etc).
  • Nous trouvons normal que l’économie fonctionne avec des banques qui font comme elles veulent, avec des hedge fund dont personne ne comprend plus rien et en choisissant d’acheter des CDS sur des titres de dettes que l’émetteur n’est pas en mesure de d’honorer.
  • Toujours parfaitement normal d’accepter joyeusement que le monde entier soit dirigé par le Congrès américain qui a pleins pouvoirs de décider de la date d’effondrement du système financier (je fais référence au plafond de la dette américaine). Lire la suite →

Etats-Unis: auto faillite proclamée?

| Billet invité | On peut toujours se dire que ça n’arrivera jamais, que ce n’est pas possible. Dans certains cas, on n’a pas été trop surpris. Voir le Zimbabwe ou l’Argentine en faillite n’a étonné personne. Detroit non plus à vrai dire. Et si la Californie ne devait plus parvenir à se refinancer, son sort rejoindrait le rang des faibles. Le rang des cancres, ceux qui ne savent pas compter. Ceux qui n’ont aucun égard du peuple, aucun respect de la valeur du travail, aucune considération de l’avènement d’une vie pour celles et ceux qui auront trimé afin de s’offrir une retraite décente. En fait, lorsqu’une faillite éclate, il y a lieu de considérer que cette action discrédite à tout jamais tous les guignols politiques qui, tour à tour, auront marqué leurs discours de promesses rarement tenues.

Je pousse le bouchon un peu plus loin en vous posant une petite devinette? Celui qui trouve se verra offrir en emploi de premier choix aux Etats-Unis: presseur de savon liquide dans les toilettes d’un night-club new-yorkais, sans salaire fixe, devant vivre de ses seuls pourboires pour élever ses enfants. Le bonus? Le costume est fourni gratuitement. Un nœud papillon vous serrant le cou pour vous aider à ne pas vomir… Je reviens à ma devinette: savez-vous depuis combien d’années le plafond de la dette américaine est relevé le plus bravement du monde par les politiques du Congrès? Mea culpa. Je n’ai pas le chiffre exact. Mais je sais qu’on vient de passer 90 ans… 90 ans que ces bouffons, très responsables et toujours à l’écoute du peuple, augmentent périodiquement le plafond de la dette sans sourciller. C’est ce qu’ils savent faire de mieux: augmenter ce qu’ils ne rembourseront jamais. Augmenter l’héritage de leurs enfants et petits enfants tout en faisant payer au monde entier le prix de leurs errances.

Par définition, un politique américain est tout aussi con qu’un autre. Durant les sessions du Congrès, les élus du peuple ont trouvé un jeu bien plus passionnant que le Tétris ou surfer sur des sites porno. Le jeu favori? Voter des « programmes », donc des dépenses qu’ils ne pourront jamais assumer et parallèlement tout mettre en œuvre pour abaisser les impôts. Surtout ceux des riches. Dingue non? Donc en très clair c’est dépenser le plus possible l’argent qu’on n’a pas et réduire les recettes en même temps. Ça vous fait rire? Moi aussi. Y a pas plus con. Et dire que ça fait 90 ans qu’ils s’amusent à cela… La conséquence de ce foutoir? On crée de la dette pour combler le trou. Et tant qu’il existe des idiots sur cette Terre pour en acheter, eh ben ça marche! Sauf que là j’en suis plus trop sûr. Parce que c’est la FED qui finance le Trésor, ou Ponzi c’est selon votre goût… et c’est ce qui me fait écrire depuis très longtemps que le QE ne pourra plus jamais s’arrêter. Je continue? Lire la suite →

L’économie va bien: tout le reste pas!

| Billet invité | Depuis des lustres je rappelle à qui veut l’entendre qu’il faut arrêter de parler ECONOMIE. De un ça ne sert à plus rien, et de deux tous les modèles connus en économie peuvent être archivés dans un musée. Mais non on continue. Les médias et… les économistes poursuivent leurs explications de ce qui se passe actuellement. On parle croissance, chômage, politique budgétaire, planche à billets, etc. Tout le monde s’exprime sur le sujet et pourtant je suis désolé, cela ne sert à rien.

Personne ne sait où l’on va. Personne n’a la plus petite idée de quoi demain sera fait. Personne ne sait, et pas même Don Bernanke, de ce qu’il adviendra d’avoir noyé le monde d’un océan de dollars pourris. Les marchés émergents, qui s’effondrent et leurs monnaies avec, en font la cruelle expérience et comme d’habitude, les Américains s’en lavent les mains. Non mais sérieusement à présent, les réels enjeux qui pointent le bout de leur nez, ce sont avant tout les problèmes de dettes, les problèmes sociaux, et dans une joyeuse mesure les problèmes géopolitiques. Il suffirait que les Chinois poursuivent encore quelque temps leurs « explorations » maritimes de quelques îles japonaises pour allumer un véritable brasier, même en pleine mer. Et regardez ce qui se passe avec la Syrie. Ce n’est pas la Syrie qu’il faut considérer (même si le drame qui s’y déroule reste terrifiant), mais bien l’éventuelle intervention de la Russie si d’aventure les Etats-Unis décidaient d’entrer dans la danse. Poutine ne rêve que d’une chose: pouvoir montrer au monde qu’il existe.

Alors dans mon coin je me marre parce que, comme vous le savez, moi je n’ai pas fait d’études poussées en économie théorique. Je sais à peine calculer en fait. Et les crétins comme moi, et aussi les moins crétins, on ne les écoute pas. Je dis depuis ce printemps qu’il convient absolument d’accumuler de l’or physique. Partout, mais alors partout, on nous a au contraire encouragé à nous défaire de notre or. L’or dépasse les USD 1’400.00 ce matin… Il y a quelques années, on nous recommandait d’acheter des emprunts d’Etat malgré le prix exorbitant demandé et le peu de rendement offert. Ensuite, on nous a recommandé d’acheter des emprunts « high yield » tout en délaissant les emprunts d’Etat. Et la dernière recommandation? Délaisser les emprunts « high yield » pour acheter des actions. Donc en très clair, le peuple se ruine. Il se fait tout bonnement plumer à chaque fois au profit des banques et des initiés. Lire la suite →

Pousse-moi un peu que je recule…

| Billet invité | La vision à long terme? C’est peut-être jusqu’à début septembre. Celle a moyen terme? Jusqu’à lundi à tout casser. Et le court terme? C’est jusqu’à ce soir… On vit dans un monde de fou et on devient de plus en plus zinzin. Lorsque j’observe l’agitation sur les marchés, je me dis qu’on aurait meilleur temps de tout arrêter, de ne plus investir dans rien, de revenir au troc pur et simple et d’oublier l’argent papier. Tout cela ne sert à rien. De plus, lorsque j’écoute la ribambelle de présidents de la FED (ils sont tout un tas à donner joyeusement leur avis ces jours) s’inquiéter des questions de l’entrée en vigueur éventuel du «tapering», j’ai envie de sauter dans le lac.

Pour faire simple, la FED décide d’envoyer ses sbires les uns après les autres devant la presse en leur donnant comme seule mission de dire chaque jour le contraire de ce qui a été dit le jour d’avant. En fait Bernanke n’a peur que d’une seule chose: que les marchés s’emballent dans des proportions telles que tout le système devienne complètement fou et incontrôlable. Il ne peut se le permettre. Cela rendrait à néant tous les efforts entrepris depuis 2009.

Pour en revenir aux termes dans le temps, le moyen terme pour moi représente toujours un horizon de cinq ans. Pas de deux jours. Et dans cinq ans, nous vivrons dans un monde autrement plus compliqué que celui d’aujourd’hui. D’ici là, la bourse aura explosé à la hausse, rappelant à tous ceux qui l’ont oublié comme une bulle peut enfler dans sa phase finale. Ensuite, on se rappellera de l’effondrement de la bulle technologique en 2000 (qui se rappelle encore de cela?). Cette fois, ce sera l’effondrement des sociétés qui gèrent des sites hautement géniaux, voire complètement INDISPENSABLES, et qui ne servent en fait à rien (c’est vrai qu’il est très important de poster sur Facebook la photo de son chat qui dort avec sa couverture rose sur une plage espagnole…). Et d’ici là, l’once d’or aura explosé à la hausse. Contre vents et marrées, contre l’avis de tous, je suis simplement bullish sur l’or. Ce sera la seule chose qu’il nous restera hormis quelques monnaies stables comme le franc suisse. Lire la suite →

 
Donec dapibus felis libero. Phasellus massa dictum nunc