SMI: objectif 10’000 points!

Celles et ceux qui nous lisent fidèlement ne seront pas surpris. Quoiqu’on en dise, les actions restent encore et toujours le seul vecteur de rendement digne de ce nom. Quoiqu’on en dise encore, non le cycle haussier n’est pas mûr pour la descente. En cause la reprise économique, certes bien visible aux States, mais totalement invisible en Europe. Et malheureusement, ce n’est pas demain que la tendance va s’inverser chez nous. Les politiques se sont habitués à laisser leurs pays respectifs vivoter et se sont abstenus de toutes réformes significatives. Voyez la France, engluée dans une paralysie dont personne ne semble pouvoir corriger quoique ce soit. Et je crains fort qu’il faille à nouveau un cataclysme, que l’on se retrouve devant le mur, pour qu’enfin on se décide à entreprendre quelque chose. En Italie, Renzi a débuté son mandat sur des promesses, avec une cadence de réformes à prévoir dopée aux ptits noirs bien tassés. Quelques mois plus tard? Renzi y voit déjà plus clair et son discours évolue déjà. A présent, on y va piano et on verra. Tout est dit.

Quant aux prix, merci pour eux ils continueront de décroître. Il ne peut en être autrement. La consommation reste faiblarde et celle qui a trait n’est due qu’en grande partie au crédit gratuit. On n’y est simplement pas! Reste que je ne vois pas ce qui pourrait ces prochains mois faire dérailler le train. Les marchés sont hauts et ils le resteront. Quant aux taux, ils resteront très bas, extrêmement bas avec en perspective une baisse substantielle encore possible au niveau des taux européens. En clair, on va nous proposer d’acheter encore plus d’emprunts de pays insolvables et de ne rien gagner. C’est tout ce qu’il reste à notre monde pour éviter de sombrer. Les Euros de la BCE serviront à cela. Acheter de la dette émise.

Jusqu’à quand peut-on vivre ainsi? Personne ne le sait et personne ne se hasarde au moindre pronostic. Finalement, l’endettement à prix zéro et tant qu’on imprime pour acheter de la dette, comment pourrait-on connaître une fin? La cale du bateau est pleine d’eau et il ne peut plus faire mouvement. Mais il flotte car on lui amarre des caissons de flottaison. Toujours plus de caissons. Et comme les caissons sont produits gratuitement au moyen des billets…

En attendant soyons gais. La fête continue. Les peuples ont appris à vivoter et ils s’en accommodent très bien. On ne part plus en vacances en écoutant ses rêves. On achète des vacances en fonction du prix, peu importe le lieu. On n’achète plus les produits dont on rêve. On achète un prix. Changement de mentalités, changement de mode de fonctionner, abaissement de la qualité de vie. Le pas normal est devenu normal et nous nous adaptons. Béni soit l’être humain. Béni soit-il dans son absence d’ambition et dans son conformisme.

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