Plus jamais peur

Je l’évoquais dans un précédent billet: l’économie mondiale tourne à plein régime. En tête, les constructeurs automobiles qui investissent à tour de bras. Renault-Nissan-Mitsubishi-Toyota-Mazda annoncent des investissements s’élevant à 2.6 milliards dans une usine et un fond dédié à la recherche. Ça fait beaucoup de ptits sous tout cela… Et comme ce genre d’annonce n’est pas rare, pas étonnant que les titres des constructeurs quittent la route pour mieux s’envoler. Un comble. Les indices quant à eux s’envolent littéralement, cassent toutes les barrières à la hausse séance après séance, comme s’il ne pouvait plus rien arriver. Le pétrole a semble-t-il décidé de s’établir au-dessus des 60 dollars et l’or se tient bien également. Un titre attire particulièrement mon attention: c’est Swatch. Le train est parti et avec les chiffres que va nous balancer la famille Hayek d’ici à quelque temps, pas dit que la hausse ne s’accélère pas dans les mois qui suivent. Ils seront canons j’en fais mon pari.

En clair nous avons actuellement: croissance, taux d’intérêts bas, banques centrales très gentilles avec tout le monde, aucun choc sur les monnaies, pétrole bon marché, chiffres records des entreprises, ventes retail qui pètent le feu aux States, et pour finir Credit Suisse qui n’a pas annoncé de nouvelles amendes depuis au moins trois semaines. En fait, je ne vois qu’un seul élément qui puisse faire dérailler tout cela: Roubini. Le mec on ne l’entend plus depuis longtemps. Il y a 10 ans c’était le roi car il avait vu juste avec le crash. Mais comme ça fait 8 ans qu’il dit qu’on va se la reprendre, peut-être que si on l’invite sur un plateau télé et qu’il se montre hyper convaincant ça pourrait le faire. Mais pas sûr. Roubini ou Faber, pas certain qu’une chaîne télé ait envie de leur accorder la moindre seconde d’attention.

La saison des résultats s’apprête en outre à débuter, avec des dividendes grassouillets qui seront proposés au plus nantis d’entre nous. Ce qui me contrarie dans tout cela (je ne peux m’empêcher de ronchonner), c’est que le facteur risque ne semble plus du tout exister. Actuellement, un risque est perçu comme une chance. Une bonne nouvelle est vue quant à elle à en appeler d’autres. On voit simplement tout en rose! Il y a 8 ans, tout le monde parlait des dettes étatiques, de leur niveau affolant. On n’en parle plus. On parle juste de l’horloge de la dette de Berlin. L’Allemagne est en train de voir sa dette diminuer et l’horloge tourne à présent dans l’autre sens. Schäuble vous connaissez? On l’a décrié, on l’a conspué, surtout chez les pestiférés. L’Allemagne a su naviguer en pleine tempête, qui à se mettre à peu près tous ses voisins à dos. Puisse l’Amérique s’inspirer de cela mais ça c’est une tout autre histoire. Et si Trump n’était pas, certes dans un genre un peu « différend », celui dont l’Amérique avait besoin? Mais pour le savoir, il faudrait juste qu’il puisse briguer un 2ème mandat… Pas sûr que le juge qui enquête sur ses honnêtes affaires lui en laisse le temps…

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