Planche à billets+dette+très peur = pas d’équilibre sur le skateboard

Le virus devient has been car il ne fait plus vraiment peur. Tant que les morts sont ailleurs on s’en fiche à présent. On s’apprête à reprendre une vie plus ou moins normale, sauf au bistrot. Ce sera sympa de manger dans une salle à manger qui nous paraîtra aussi grande qu’une salle de bal tellement il n’y aura que quelques tables. Une vie normale ? Sauf au foot et le sport en général. Moi qui était toujours en retard dans mes tacles tellement j’étais leste, là ça serait mission impossible si comme règle de base je devais systématiquement laisser 2 mètres d’avance à mon attaquant. L’autre sujet qui fait rigoler ? Le pétrole. Il fait le yoyo, comme un fou dans un asile psychiatrique qui passe du rire à l’hystérie en 4 secondes s’il n’a pas reçu son tranquillisant. Le pétrole monte. J’imagine qu’il y a foule derrière les stations essence et que les avions encombrent à nouveau le ciel sinon je n’y comprendrais plus rien. D’ailleurs il n’y a rien à comprendre. Roubini s’est à nouveau exprimé et nous devrions vivre dans un monde complètement down ces 78 prochaines années. Roubini a été juste pour la prédiction des subprime. C’est la seule fois dans sa vie où il a été capable de prédire quelque chose de juste. Depuis 2008 il est toujours faux et pourvu que ça dure. Sinon ce sera pâtes et conserves pour tout le monde durant très longtemps.

Quant aux marchés financiers ils se cherchent un nouveau support, avec une volatilité toujours assez élevée et des soubresauts importants d’un jour à l’autre. Comme si les marchés étaient tantôt euphoriques, tantôt déprimés. Tiens, peut-être une bonne idée que d’offrir un soutien psychologique aux traders ces temps. Ils peinent à soutenir une vision à quelques heures. Maintenant que tout semble se calmer un peu, qu’on tente de reprendre nos esprits en évitant de scruter la performance de nos portefeuilles (ne regardez pas sinon c’est encore l’asile qui vous guette), c’est la dette qui resurgit. La dette ? C’est le fameux fléau qui a déjà fait tant couler d’encre et de sang dans toute l’Europe entre les deux guerres. Un fléau dont on aime pas tellement se rappeler mais qu’il ne faut pas oublier. Mr Johnson a franchi très discrètement un pas qui est à peu près passé inaperçu. Un fait de taille. L’Angleterre n’émet plus aucun emprunt. C’est la BOE qui fournit directement les liquidités à l’Etat pour honorer ses engagements. Pour faire simple, il y a eu fusion entre l’Etat et la banque centrale. La BOE imprime simplement le pèse dont l’Etat a besoin. Au niveau comptable j’ignore comment cela se passe – défaut professionnel pardon – mais c’est un peu comme au Monopoly quand un joueur triche. S’il n’a plus d’argent, alors que les autres joueurs sont en train de s’empiffrer de biscuits à la cuisine après 5 heures de jeu, il puise simplement quelques billets de 10’000 à la banque. Aussi simple que cela. Et il continue de faire ses emplettes. Le hic ? Le tricheur sera forcément très enclin à racheter à l’autre un terrain qu’il ne possède pas… et forcément beaucoup plus cher. Ça s’appelle l’inflation. Trop de pèse couplé à des biens qui deviennent rares.

Ne me demandez pas ce que cela veut dire je n’en sais rien. Soit on vivra une déflation totale – qui consomme encore de nos jours avec le chômage qui guette tout partout ? – et ce sera l’immense bordel car on attendra tous demain que ce soit moins cher, soit il y aura une belle stagflation avec un pouvoir d’achat qui s’amenuise au fil des mois, ou alors encore le grand retour de l’inflation qui peut se transformer en hyperinflation sans qu’on y comprenne rien. Partir au pain avec une brouette pleine de billets ça rappelle de bons souvenirs aux Allemands. Aussi ne me demandez pas ce que demain sera. On n’en sait rien. Les Européens ne prennent pas le chemin de la BOE. Déjà qu’ils ne s’entendent pas entre eux si ce n’est pas se donner rendez-vous à Bruxelles pour papoter, je les vois mal avec les Allemands dedans pouvoir s’entendre sur ce point. Les Suisses non plus d’ailleurs. Les finances du pays restent acceptables mais surtout les réformes structures ont déjà été effectuées il y a longtemps. En Europe ? Rien n’est fait. Nulle part. Et surtout pas chez les pestiférés. Ce sera compliqué.

Restent ensuite les States avec Mr Trump qui se croit immortel et qui veut remplir les stades pour ses meetings électoraux. Là ça sera moins compliqué. La limite à franchir n’est pas aussi grande qu’on le pense car le mec gouverne par décrets, même si les mecs du Congrès aboient. Le pays sombre économiquement et rattraper le coup avec 20 millions de chômeurs ne se fera pas juste aussi facile que de commander un burger frites au McDo. Ce cinglé de Trump en voudra plus. Et plus ne suffira pas. Il en faudra encore plus. Manquerait plus qu’il se laisse pousser la moustache et ce serait parfait. Chic les temps qui s’annoncent seront intéressants. On va passer un très bel été.

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