Ecoutons le grand oracle!

| Billet invité |   Quelques mots du Maître magicien ont suffi à désamorcer la crise estivale qui menaçait. Cette crise était prévue de longue date par volte-face.org. Contrairement à l’an passé, elle ne s’est pas matérialisée concrètement par une dégringolade des bourses. L’incendie qui menaçait d’enflammer les marchés boursiers (les taux italiens et espagnols s’envolaient) a été soufflé à la base par le grand magicien Draghi.

Lui seul détient le pouvoir à présent. Les politiques, qui nous ont fait croire durant des années qu’ils maîtrisaient quelque chose, se taisent dorénavant. Ils n’ont plus rien à dire, ni rien à faire. Ils ne peuvent que constater un fait imparable: moins ils en disent, moins c’est pire. A présent, seule la BCE détient les clés de qui elle laissera tomber ou non, de qui elle décidera de sauver ou non. M. Draghi peut se targuer d’être devenu le véritable président européen.

Les politiques devront s’en accommoder. Les personnes qui choisiront de diriger la plupart des pays européens n’auront pas d’autre alternative que de contempler leurs économies respectives s’enfoncer dans la récession tout en devant contempler, la mine béate, le chômage exploser. Elles devront faire face aux grandissants troubles sociaux qui ne manqueront pas d’émerger, avec toujours plus de force. Elles choisiront d’écouter M. Draghi comme si elles rencontraient un oracle. Lire la suite →

Ah la belle époque…

| Billet invité | Le boom économique suisse reste sans précédent. Le pays vit quasiment une situation de plein emploi, alors que partout autour de nous le marasme économique sévit. Les femmes, appelées à la rescousse afin de palier le manque de main d’œuvre, prennent de plus en plus leur place dans le monde du travail et occupent désormais divers échelons hiérarchiques. La Suisse a besoin de toutes les forces vives pour digérer le surplus de travail. Les heures supplémentaires ne se comptent plus. Conséquence directe, l’organisation familiale est progressivement adaptée. La garde des enfants devient un enjeu crucial. Car qui dit parents au travail dit aussi absence de ces derniers au domicile familial.

Ainsi avons-nous créé et mis en place l’école à journée continue. Les parents qui le souhaitent peuvent ainsi déposer leur progéniture entre 6h30 et 18h30. Ainsi peuvent-ils pleinement se concentrer sur l’essor économique de notre nation. En plus de l’enseignement, du personnel spécialisé s’occupe non seulement de garantir un approvisionnement en nourriture mais aussi d’accompagner l’enfant dans la rédaction de ses devoirs.

Tout cela vous est-il familier? Une impression de déjà vu? Le parallèle est saisissant entre la période que nous vivons actuellement et celle que nos ancêtres ont vécue au début des années 1900. Car les lignes antérieures ne décrivent pas la situation actuelle, mais la période précédant la 1ère guerre mondiale! Lire la suite →

ACTA est mort et enterré !

Mercredi passé 4 juillet 2012, le Parlement européen a définitivement mis son veto à la ratification par l’UE du traité international anti-contrefaçon ACTA. Par 478 voix contre 39 (dont celle de Rachida Dati qui se serait trompé de bouton) et 165 abstentions, le Parlement européen a infligé un cinglant désaveu à la Commission européenne qui exhortait les députés à sauver cet accord au nom de la défense des intérêts économiques des entreprises.

Goodbye ACTA - Hello Democracy
(Photo : Parlement européen )

Ce résultat historique a été rendu possible par une mobilisation citoyenne sans précédent appelant les élus à refuser ce texte totalement liberticide. Des centaines de milliers de manifestants et une pétition paraphée par plus de 2.8 millions de personnes prouvent que malgré tout ce que l’on veut bien nous faire croire, à tout moment la rue peut aussi dire non…

Bravo à tout ceux qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, au refus de ce traité délirant.

La bourse et la vie…

| Billet invité | On y est. Ce que volte-face annonce depuis ce printemps est en train de se produire. La Bank of England a lancé les dés de la prochaine déferlante de liquidités sous la forme d’un QE3. L’annonce officielle anglaise fait part de la nécessité de « soutenir l’économie car elle n’a crû que modestement ces dix-huit derniers mois ». Langage politique et léché s’il en est, il aurait été préférable d’appeler un chat un chat. L’économie britannique se trouve techniquement en récession depuis deux trimestres déjà. La politique d’austérité ne fonctionne pas. Elle mène à l’abîme mais MM Cameron et Osborne sont encore trop fiers pour l’admettre.

A quoi faut-il nous attendre? Les marchés restent extrêmement fragiles. La reprise amorcée ces derniers jours ne traduit qu’un soulagement passager. Le système ne s’effondre pas et c’est cela que les marchés « fêtent ». C’est tout. La destinée de l’Occident se dessine avant tout par l’image d’une belle tartine de Nutella. Il n’y a plus rien dans le pot. Alors on étale, on étale, encore et encore. Les dettes seront de plus en plus échelonnées dans le temps. On renégociera les plans de remboursement. On tentera d’emprunter par tous les moyens à bon compte. On tentera encore de réduire autant que possible le déficit des États. Mais voilà. Car de désendettement, on ne parle plus. Par la planche à billets, on tentera de monétiser un maximum cette dette devenue simplement impayable. Lire la suite →

Petite brise sibérienne ?

| Billet invité | L’Europe s’apprête à partir en vacances, tongs aux pieds, sombrero sur la tête. C’est bien. Les vacances sont nécessaires si l’on souhaite entendre les cigales. A en croire la bourse, nous passerons un bel été, idéal, reposant. Elle monte. Elle anticipe toujours une action des banques centrales. Elle est rassurée par le vote des Grecs le week-end dernier. La catastrophe a été évitée semble-t-il. Mais qu’en est-il vraiment ?

1. La situation de l’Europe ne s’améliore guère. Au contraire, elle empire. Les États continuent de s’endetter, d’heure en heure. Aucun État digne de ce nom ne présente un budget équilibré.
2. Les Grecs n’ont pas sombré, mais rien n’est réglé non plus. Leur dette subsiste, toujours aussi écrasante, et il n’existe aucun plan sur la table qui résoudrait comme par magie leur inefficacité, ceci en termes de perception de l’impôt. Et puis il y a toujours le chômage…
3. L’Espagne tente encore de bomber le torse et d’adopter une attitude fière malgré le plan encore bien flou sensé secourir ses banques. A quand le bailout total ? Ce n’est qu’une question de temps. L’Espagne continue de payer plus de 7% sur ses emprunts à 10 ans. Ah oui, il y a aussi le chômage…
4. L’Italie tremble sur ses bases. C’est le pays suivant qui subira les foudres des marchés. Tout n’est qu’une question de temps. Ensuite il y a aura la France… Lire la suite →

 
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