Le pétrole: jugé coupable!

L’épisode « Moutier » est désormais digéré, comme le Brexit d’ailleurs. Ça prendra des plombes et beaucoup de nuits blanches pour dénouer ces sacs de nœuds. C’est toujours facile d’écouter son cœur et de faire pencher une décision. Ensuite il faut assumer. Le Brexit a déjà une année de vie et la procédure de « divorce à l’amiable » ne s’engage que maintenant. Donc un an tout juste pour prendre rendez-vous avec l’autre, et on ne parle toujours pas d’argent. A Moutier ce ne sera pas pareil car ce sera forcément bien plus simple, paraît-il. Et on n’a pas fini de rigoler lorsque je lis les communiqués de presse de la BCJ et de sa consœur bernoise. La banque jurassienne dit: « on viendra en 2021 car on nous demande de venir ». Les Bernois disent: « si les clients de notre banque le souhaitent, nous resterons sur place ». Alors là je pouffe de rire. Et depuis quand dans les banques ce sont les clients qui décident?

Dans les faits ces deux divorces sont du pain béni pour nous. Avec la sortie du nouvel Astérix cet automne, ça nous donnera l’occasion de bien passer l’hiver. Quel est le con qui a dit un jour que quand on veut on peut? Alors dans l’absolu c’est possible à deux conditions: que le prix soit payable et que la demande soit raisonnable. Un exemple? Me demander de jongler avec une balle de foot plus de 10 fois m’est impossible. Ou alors c’est tout par hasard que j’y arrive parce que j’aurai été particulièrement inspiré. Bref passons. Laissons les politiciens s’occuper de ces dossiers chauds comme ils savent si bien le faire, c’est-à-dire en se disant tout un tas de gentilles choses lorsqu’ils sont assis l’un en face de l’autre et pour ensuite dire exactement le contraire dans les journaux. Et toujours en termes d’actualité régionale, les Neuchâtelois s’apprêtent à devoir un voter un crédit pour la construction du bâtiment destiné à la justice. Est-ce possible? Si vous relisez les deux conditions écrites un peu plus haut, il faudrait donc que le prix soit payable pour que cela se réalise. Donc là comment dire… je doute…

Les bourses se prennent les pieds dans le tapis en raison du pétrole. Il n’arrête pas de descendre et ça, il paraît que ça n’est pas bon signe. Je fais néanmoins remarquer que lorsque le pétrole est trop cher ça n’est pas bon signe non plus, car la croissance risque d’en être impactée. En clair le pétrole et peu importe son prix, c’est galère. Donc les marchés baissent, car si le prix du pétrole est bas, cela veut dire aussi qu’on en consomme peu. Donc que l’économie ne va pas si bien. Je me rappelle tout un tas d’articles d’experts écrits en fin d’année passée qui disaient que le prix du baril devrait se situer « nettement au-dessus de 50 dollars en 2017 ». Trop cool. Encore une prédiction qui ne se vérifie pas, comme le 80% d’entre elles d’ailleurs.

Pour terminer ce billet d’une manière agréable, je relève encore fois un fait qui ne change jamais, qui se vérifie chaque fois, donc toujours, même s’il paraît qu’il ne faut jamais dire toujours, ni jamais d’ailleurs. A chaque fois qu’un événement majeur se passe, pour autant qu’on puisse qualifier le prix à la baisse du baril comme un événement majeur, c’est l’ensemble du marché qui boit la tasse, sans aucun discernement. Je critique abondamment les politiciens. Ceux qui contrôlent les marchés sont exactement les mêmes. Ils réagissent avec les émotions, sans aucune forme de réflexion.

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