En mode « pause » because of Mr. Trump

Dans plusieurs billets précédents, je décrivais que le Président de la Great America ne chercherait pas seulement à tester les limites, mais surtout à les dépasser. Car la seule question que se pose un rebelle c’est: jusqu’où suis-je acceptable? Il n’aura fallu que deux semaines au chevelu blond de la capitale du Monde pour accomplir sa mission en refusant l’entrée de citoyens provenant de quelques pays. Trump a décidé de gouverner comme il l’a toujours fait dans ses affaires. C’est-à-dire seul. Et comme le « décret » existe aux Etats-Unis, il n’a pas la moindre envie de partager son pouvoir avec les membres du Congrès. En fait, tant la Chambre des représentants que le Congrès n’ont plus aucun pouvoir sur lui, sauf s’ils devaient décider de le destituer. Car dans les faits, ces braves gens vivront les… 8 prochaines années en apprenant comme les autres ce que Trump aura décrété le jour d’avant. En clair, ces messieurs habitués à s’amuser à paralyser un pays et se rejetant la faute l’un l’autre, passeront les 8 prochaines années à ressembler à un troupeau d’agneaux bêlants, suivant stupidement le Guide.

Les marchés ne sont pas malades, mais ébranlés par ce cavalier fou, complètement imprévisible. Il serait temps de s’en accommoder. Trump regarde peut-être les matchs de foot en Angleterre et quand il voit le génial Xhaka tacler les deux pieds en avant au milieu du terrain pour se faire expulser (sans doute avait-il envie de boire un thé tranquillement plutôt que de courir après la balle), j’imagine qu’il s’inspire de ce footballeur génial mais complètement stupide et imprévisible qu’est Xhaka, capable de saboter toute son équipe juste parce qu’une mouche fougueuse lui est rentrée dans l’oreille. En l’état, les marchés sont en berne et digèrent les réactions du monde entier. De tels agissements auront immanquablement des conséquences et ce même aux Etats-Unis. Les diplomates apprécieront leurs efforts de dialogue de longue haleine bousillés en 3 minutes par un Tweet assassin de leur Père spirituel. Les marchés n’aiment pas cela et pourtant ils auraient tort d’avoir peur. L’économie reste l’économie et que Trump foute le bordel tous azimuts n’y change rien. Les entreprises continuent de cracher de solides résultats, les rendements continuent leur lent mouvement de reprise et comme les vendeurs ne sont pas en train de paniquer, j’ai bon espoir que les acheteurs comprennent que les marchés doivent monter.

J’adore la France pour tout un tas de raisons. La seule chose qui m’afflige plus que tout dans ce magnifique pays, c’est la politique. Enfin si on peut appeler ce théâtre des rêves décadents de la politique. J’en ai bien peur, nous en aurons pour notre grade d’ici à mai. En l’état, il n’existe qu’une seule candidate qui soit crédible, et cette candidate n’aura droit au trône que parce qu’il n’existe simplement personne d’autre qui dépasse le niveau d’une pâquerette. Penelope (non pas la Cruz) a droit à son feuilleton, et François (non pas le mollusque qui a fait frémir tout l’Hexagone par ses actions hyper dynamiques) va mettre toute son énergie afin « d’aller au bout » pour rétablir son honneur. C’est pathétique. En fait, c’est comme si je me retrouve au début d’une journée de travail très importante mais que j’accorde toute mon énergie à choisir la couleur de mon boxer. Les Français voient tout de suite comme ils seraient bien dirigés par quelqu’un qui a le sens des priorités. C’est bien connu pas vrai? Plus on résiste à quelque chose, plus cette chose a de l’emprise sur nous, et plus on a de chances de ne jamais s’en libérer. Pas besoin d’avoir fait 14 ans à l’uni pour comprendre cela. Il suffit d’acheter un simple petit bouquin traitant du développement personnel.

J’ai deux bonnes nouvelles pour vous cet après-midi. Tout d’abord la Grèce. Il semble que l’endettement du pays ne soit pas viable à long terme. Si si c’est du tout sérieux. J’en crois pas mes yeux de lire cela. Il semble qu’obliger chaque indépendant de se munir d’un terminal pour cartes de crédit ne soit pas très efficace. Il parait que c’est une tradition dans le pays de payer cash (je me demande bien pourquoi…). En fait c’est un peu comme en Valais. Il ne viendrait à personne l’idée de vouloir remplacer l’apéro par 12 minutes de course sur une piste finlandaise. Ensuite il y a UniCredit qui semble en « soucis ». Elle possèderait dans ses coffres pour 23.7 milliards d’euros de crédit tout pourris et cherche à lever 13 milliards d’euros. Ça donne tout de suite confiance. Janvier a déjà été passionnant. Je me réjouis énormément de la suite.

 


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