Le train roule à nouveau!

| Billet invité |  Les corbeaux peuvent déchanter et se préparer à passer l’hiver sereinement. Le crash tant redouté ne se produit pas. Comme quoi, il est parfois judicieux de ne pas toujours écouter celles et ceux qui nous prédisent la fin imminente du capitalisme, ou alors les brillants analystes qui nous récitent l’histoire d’octobre 1989. La petite correction observée sur les marchés, qui réagissent uniquement aux résultats d’entreprises jugés décevants par les uns et très encourageants pour les autres, ne représente rien d’autre qu’une merveilleuse occasion d’entrer sur les marchés. Les actions sont bon marché. Le cycle haussier n’est de loin pas terminée. Et même si les marchés devaient tôt ou tard corriger fortement, ce ne serait rien d’autre qu’une chance supplémentaire pour compléter gaiement sa liste d’achats.

N’écoutez pas les oiseaux de mauvais augure. N’écoutez pas ceux qui recommandent la prudence. N’écoutez pas non plus les financiers qui vous présentent des produits compliqués ou qui ne jugent que par les hedge funds. Rien ne rapportera autant que les actions ces prochaines années. La crise sévissant en Europe n’a pas encore touché le fond. La branche automobile s’apprête à souffrir énormément, malheureusement surtout en France. Quant aux États-Unis, le marché immobilier est reparti. La machine se relance, certes à un rythme quelque peu péclotant, mais la locomotive roule à nouveau! Ni le nom du prochain président, ni le très hypothétique fiscal cliff de fin d’année n’y changeront quoi que ce soit.

Quand les gens comprendront-ils que la crise est résolue? A l’unisson, on accorde des crédits aux pestiférés sous forme de perfusion et parallèlement, on s’assure que les machines qui maintiennent le patient vivant sur son lit de mort ne souffriront d’aucune interruption de courant. Quitte à dédoubler l’approvisionnement. La Grèce est morte. Tout le monde le sait. Et pourtant elle vivra. Peu importe le temps que cela prendra. Les politiques se sont entendus pour ne rien réformer et repousser les problèmes aux suivants. Les banques centrales se sont entendues pour rendre le marché très liquide et favoriser à tout prix le crédit gratuit. La croissance molle attendue ces prochaines années profitera aux multinationales fort rentables qui gavent leurs actionnaires de généreux dividendes et ce peu importe le cycle économique.

Le problème de la répartition des richesses est lui aussi reporté à plus tard. Les paradis fiscaux favoriseront encore longtemps les grandes fortunes de ce monde. Les prochaines années, le fossé entre pauvres et riches s’accentuera encore davantage, avec la gracieuse bénédiction des politiques. Je terminerai ce billet en prenant un exemple anodin qui illustre mes propos : l’Espagne. Alors que la majorité du peuple est appelée à souffrir et à devenir encore plus pauvre, le marché immobilier des objets de luxe est reparti. On s’arrache de nouveau à prix d’or les objets dont le prix dépasse 3 millions d’euros…

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