Le mot « attendre » va sortir du dictionnaire

Les marchés sont merveilleux. Ils montent, même si hier soir c’était tout rouge. En cause une seule chose: les taux. On s’effraie tel le gnou devant le crocodile car le 10 ans américain a dépassé 3%. J’en suis bouleversé. Les taux montent et ça va continuer il ne peut en être autrement. Le trend s’est inversé il y a bien longtemps et je peine à comprendre « l’inquiétude », ou la surprise de voir les marchés s’étonner de cela. Le fait que les rendements se tendent n’est pas encore inquiétant. Cela le sera lorsque des Etats prendront gentiment conscience qu’un jour le point d’inflexion surviendra. Et ce jour. THE BIG DAY, cela sera lorsqu’ils prendront conscience que la dette, à un certain niveau de taux, ça coûte horriblement cher. Et que ça aura un impact énorme dans l’équilibre budgétaire qui n’existe d’ailleurs pas, sauf en Suisse. Oui parce que vous savez en Suisse on ne fait rien comme tout le monde. Nous, on réduit notre dette depuis belle lurette car c’est dans la Loi.

Dans les nouvelles qui nous pourrissent la vie il y a les risques géopolitiques avec Mr Trump qui est, reste, et restera ingérable. Jusqu’à sa destitution. Trump agit comme un gosse de 3 ans qui vous fait une immense crise au milieu de la Migros parce que vous avez le malheur de lui refuser l’achat d’un tire-gueule. Il est ainsi et on ne le changera pas, comme tant d’autres rebelles qui restent toute leur vie à leur état d’immaturité totale. Autrement nous percevons l’avenir en rose, avec des résultats d’entreprises qui sont, restent, et resteront excellents tout au long de l’année. Et pour ceux qui sont sur le pétrole, restez-y! Des couilles en or que se feront les majors cette année. Ensuite vous avez des titres comme Swatch qui continuent leur folle marche en avant, avec un cours qui atteindra bientôt les 500. Cela fait plus de 20% YTY. Vous avez encore le pharmacien en ligne Zur Rose qui vous livre tout pour vous guérir dans votre boîte aux lettres. Le titre a déjà pris 30% depuis que j’avais évoqué le sujet. Au niveau des grandes banques c’est Credit Suisse qui a pris l’avantage sur sa grande sœur. Cours à 17 contre 16.30 ça fait frémir de joie d’ailleurs tant la volatilité reste énorme sur ces deux titres. Daube totale. Ce match-là est aussi passionnant que sera le parcours de l’équipe de Suisse dans le pays où est née la démocratie. Boycott total pour ma part de cette mascarade totale. Et au vu du jeu chatoyant des Suisses, mieux vaut me mettre au macramé appliqué. Au moins j’apprendrai quelque chose. En attendant, je me concentre sur les championnats du monde de hockey. Proposition à l’instance dirigeante: vous ne pourriez pas agender pour l’an prochain que chaque équipe puisse disputer deux matchs le même jour? Un juste après les corn-flakes du matin et un juste après les 4 heures ce serait top! On serait quitte d’attendre le lendemain pour s’emmerder à nouveau.

Au niveau tant des monnaies que de l’or c’est assez simple à décrire. On reprendra le sujet une fois qu’il se passera quelque chose. Tout bouge à la vitesse d’un escargot qui aurait fait une indigestion de matchs de hockey. Depuis que l’on prédit le crash, c’est-à-dire depuis très longtemps comme Roubini ou Faber nous l’ont tellement annoncé, les marchés ne font que monter. Et ça continue encore et encore même si les premiers mois de l’année étaient bumpy. Ceux qui n’ont rien touché à leur portefeuille sont les gagnants. Ceux qui ont vendu au plus bas et racheté au plus haut sont les généreux donateurs. En fait et plus j’avance dans ma vie, et plus je me rends compte qu’il suffit d’acheter de bons titres, à peu près n’importe quand, et qu’il suffit de laisser faire le temps. Se foutre complètement des crises, des Trump, des guerres, de la dette et j’en passe. Ne plus jamais rien vendre et transmettre le tout à ses enfants et leur expliquer qu’ils n’ont qu’à faire de même. Le seul truc que l’on ne veut pas entendre, c’est le mot « attendre ». Ça c’est con. Car de nos jours, on veut tout tout de suite et si c’était pour hier ce serait mieux. On veut du levier, on veut du crédit, car on vit maintenant. Pas de temps à perdre à attendre comme un imbécile alors que tous nos voisins semblent si heureux d’avoir su tout obtenir d’un seul coup et tout de suite.

Mais bon passons. Si posséder = bonheur ça se saurait non? Je me demande d’ailleurs si je ne vais pas établir un tableur excel afin de corréler taux de divorce – niveau de crédit – possessions. Pas sûr que les droites présentent de grandes distorsions… La seule droite dissonante qui bousillerait grave mon graphique serait celle du temps de présence consacré aux enfants. Donc pas une bonne idée. Les gosses, on leur laisse nos problèmes et on préfère se dire pour la bonne conscience qu’ils se démerderont bien un jour plus tard pour s’en occuper.

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