Le meilleur boursicoteur du monde ? C’est Trump

Je suis les marchés assez assidûment depuis le crash de 1987 mais je n’avais jamais encore vu cela. Les crises précédentes je ne les ai pas toutes vu venir loin s’en faut. Je me suis pris les pieds dans le tapis comme le 99% d’entre nous. J’ai vécu l’exubérance des point.com, l’irrationalité totale. Le marché était complètement débile. En 2008 c’était pas pareil. On nous avertissait depuis 2 ans que ça allait péter avec les subprime, mais on n’a pas écouté.

Aujourd’hui, le marché est suspendu au plafond d’une église, tout en haut. Une seule maxime règle la marche à suivre: les déclarations de Trump. Un jour il est tout copain avec la Chine, un jour il leur attache des plots aux pieds et les envoie plonger dans la fosse des Mariannes. Tout tourne autour de ce trade-deal à la con qu’ils sont en train de négocier. Si j’étais le négociateur chinois, j’apprécierais tout particulièrement d’être au fond de l’océan, les pieds attachés, sans oxygène, avec un con dans une barque tout en haut qui me dit: « Tu signes ce que je veux et je te remonte ». C’est exactement ce qu’il se passe en ce moment. Et les marchés réagissent à chaque fois très nerveusement à chaque tweet du cinglé qui dirige le monde.

Si j’étais Trump j’arrêterais tout de suite de faire président et je ferais de la bourse. Si j’étais lui, j’achèterais des call à chaque fois que je m’apprête à écrire que les Chinois sont super coopératifs. Et j’achèterais des put à chaque fois que je m’apprête à écrire que le trade-deal est mort et que je vais tous les flinguer. On en est exactement là. Un monde de cons dans un marché de cons. J’apprécie tout particulièrement que des titres comme Novartis ou Nestlé se fassent ainsi pareillement secouer. Le rapport avec le trade-deal ? Aucun justement. En fait, c’est comme si je vous disais que le résultat d’un match de foot influencera la production d’électricité. N’importe quoi.

En ce moment on joue à pile ou face. La pièce peut tomber à gauche ou à droite et c’est toujours très intéressant de « miser » dans ces conditions-là, surtout pour ceux qui ont des nerfs qui flanchent facilement. Investir en bourse ne tient d’aucun hasard. Quand on achète le marché lorsqu’il est bas, on est certain d’obtenir un très bon rendement sur le moyen terme. Deux conditions sont nécessaires: le courage de se lancer à un moment donné et ne pas en vouloir trop trop vite. Mais là, à de pareils niveaux, avec en plus un fou furieux qui nous fait sa crise de nerfs tous les 48 heures selon la couleur de son cheeseburger matinal, ça ne fonctionne pas. Ça peut dégringoler, ou exploser à la hausse. Même si on est déjà très haut.

A la place de Trump, et si j’avais tant d’influence sur les marchés en écrivant de simples petits messages de 160 caractères, je ne ferais que cela. Et je me marrerais bien de l’idiotie des financiers de pacotille. Depuis Hitler, je me demande si un dictateur a déjà eu autant d’influence sur un peuple. La différence avec Hitler, c’est que Trump tient l’ensemble des bourses mondiales par les coucougnettes. Il est très fort le mec !

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