L’attente insoutenable de la FED

Le week-end n’y a rien changé malgré le beau temps. Les cours continuent de glisser tous azimuts après s’être brièvement repris ce matin, alors qu’il n’y a pas de glace sur les routes. Une Novartis a déjà perdu 20%. Une Swatch bientôt 50% depuis son plus haut. Pour le vendeur de toquantes, on retrouve le cours de décembre 2011… C’est M. Hayek qui doit être content. Ensuite le pétrole teste le plancher (aussi mou qu’une plaque de chocolat qu’on oublie sur une plaque électrique), avec une offre surabondante que personne ne comprend. Plus il y a de stocks, plus les prix s’effondrent, et plus les producteurs produisent. Même les chameaux n’y comprendraient rien s’ils étaient en mesure de parler notre langue.

Cette semaine s’annonce d’ores et déjà comme historique. Ou pas. Car mercredi, c’est Janet qui devrait annoncer à la planète entière qu’elle va enfin faire ce qu’elle dit depuis des lustres mais qu’elle ne fait jamais. C’est-à-dire monter les taux. Alors c’est un peu comme quand vous attendez trop longtemps sur quelque chose. Le fait est que plus personne ne se réjouit. Tout le monde s’en tape à vrai dire. Car dois-je le rappeler, les taux sont au niveau de la cave. Donc les remonter un tout petit peu, au niveau de la première marche d’escalier du 3ème sous-sol, ben ça ne va pas changer grand-chose à la donne. Les crédits resteront quasiment gratuits pour tous et les émergents seront à peine contents, eux qui se font démonter jour après jour sur tous les fronts.

Je lis encore la presse (pour une fois) tous ces temps. Ça me fait du bien de me tenir au courant des nouvelles du monde. Et quand je lis les prévisions pour 2016 des différents stratèges de notre monde, ben ça fait froid aux yeux. C’est dingue, mais le sujet de l’endettement ne figure nulle part. On n’en parle simplement pas. Sans doute car le risque est qualifié de « mineur ». Certes. Car c’est vrai que de parler d’un jour de remboursement, ben ce serait pas top et surtout pas très vendeur. Il n’y a que l’ami Broulis qui puisse parler de désendettement avec fierté. Le canton de Vaud a entamé une véritable mue il y a 10 ans et a retrouvé un niveau d’endettement qui lui vaut simplement… le triple AAA. Pas mal n’est-ce pas pour un petit canton suisse qui ne pèse juste rien face à la phinance mondiale?

 

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